Diplomatie et pression sur les prix du pétrole
Le président américain Donald Trump a déclaré que des discussions avec l’Iran pourraient avoir lieu dans les prochains jours, malgré un blocus naval américain visant des ports iraniens. Les marchés estiment que la diplomatie réduit, à court terme, le risque d’un conflit pouvant perturber l’approvisionnement en énergie. En parallèle, les désaccords sur le programme nucléaire iranien restent sans solution. L’attention se porte aussi sur le détroit d’Ormuz, un passage majeur pour les exportations mondiales de pétrole. La zone reste un risque pour le transport maritime et l’approvisionnement. Rabobank a indiqué que des perturbations autour d’Ormuz pourraient provoquer un choc d’approvisionnement si les restrictions se durcissent. Elle a aussi précisé que certaines raffineries pourraient manquer de pétrole brut si le trafic maritime reste limité, ce qui pourrait entraîner des pénuries de carburant et accentuer la pression inflationniste (hausse générale des prix).Leçons de risque de l’an dernier
Nous nous souvenons d’une situation similaire à la mi-avril 2025, quand le brut West Texas Intermediate est tombé vers 89 $ le baril grâce à l’espoir d’une avancée diplomatique entre les États-Unis et l’Iran. Cet optimisme n’a pas duré, et sert d’avertissement pour le marché actuel. Aujourd’hui, avec un WTI autour de 95,50 $, nous voyons des ressemblances qui appellent à la prudence. Le bref optimisme diplomatique de 2025 a piégé ceux qui misaient sur une baisse des prix. Quand le cessez-le-feu de deux semaines a expiré le 21 avril 2025 sans accord durable, les prix du WTI ont bondi de plus de 10% en moins d’une semaine. Nous faisons face à une nouvelle phase de discussions préliminaires, et le marché ne doit pas sous-estimer le risque d’un nouvel échec des pourparlers. Cette fois, le marché physique (pétrole réellement disponible, pas seulement des contrats financiers) est encore plus tendu, ce qui augmente le risque de hausse. Le dernier rapport de l’Energy Information Administration (EIA, agence publique américaine de l’énergie) a montré une baisse inattendue des stocks de pétrole brut de 2,1 millions de barils, alors que le marché attendait une hausse des stocks. Cela suggère une demande forte et peu de marge de sécurité côté offre en cas de perturbation géopolitique (événement politique ou militaire qui affecte les flux). Compte tenu de l’exemple de 2025, les traders (opérateurs de marché) peuvent envisager d’acheter des options d’achat (« call », un contrat donnant le droit d’acheter à un prix fixé) pour se protéger contre une hausse soudaine. Par exemple, acheter des contrats de mai avec un prix d’exercice (prix fixé dans le contrat) autour de 100 $ permet de profiter d’une hausse importante pour un coût connu. Cela ressemble à une assurance contre une nouvelle envolée des prix. Pour réduire le coût initial de cette assurance, les « bull call spreads » (stratégie où l’on achète un call et l’on vend un autre call à un prix d’exercice plus élevé) sont une option intéressante. En achetant un call (par exemple, le call de mai à 100 $) et en vendant un call à un prix plus élevé (par exemple, le call de mai à 105 $), les traders peuvent viser une hausse modérée tout en diminuant fortement le montant payé au départ (la prime, c’est le prix de l’option). Cette méthode limite à la fois le risque et le gain possible. L’incertitude a fait monter l’indice de volatilité du pétrole brut de Cboe (OVX, indicateur de nervosité attendu du marché) vers 38, ce qui montre une anxiété élevée. Cette volatilité implicite élevée (volatilité « attendue » intégrée dans le prix des options) rend la vente de prime d’options (encaisser le prix des options en les vendant) risquée, mais potentiellement rentable pour ceux qui pensent que les tensions vont encore retomber sans forte perturbation de l’offre. Cependant, nous nous rappelons à quelle vitesse ce sentiment s’est retourné l’an dernier.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets