Facteurs derrière la hausse
La baisse des prix du pétrole a aussi réduit les inquiétudes sur l’inflation (la hausse générale des prix). Le G7 (groupe de sept grandes économies) a dit être prêt à prendre les « mesures nécessaires » pour soutenir l’approvisionnement mondial en énergie, selon le ministre japonais de l’Industrie Ryosei Akazawa, cité par Reuters. Le conflit États-Unis–Iran entrait dans son onzième jour, avec des informations faisant état de frappes aériennes au Moyen-Orient. Les tensions autour du détroit d’Ormuz (passage maritime clé pour le transport du pétrole) sont restées élevées, ce qui a soutenu la demande pour les valeurs refuges (actifs recherchés en période d’incertitude). L’attention se tourne maintenant vers les statistiques américaines, avec l’IPC (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation du point de vue des ménages) attendu mercredi et l’indice des prix PCE (mesure de l’inflation privilégiée par la Fed, basée sur les dépenses de consommation) attendu vendredi. Une correction du 10 mars à 17:25 GMT a précisé le nom du ministre : Ryosei Akazawa, et non Yoji Muto Akazawa.La demande industrielle au premier plan
Les perspectives de politique monétaire (la façon dont la banque centrale gère les taux et la liquidité) sont très différentes du ton accommodant (orientation favorable à des taux plus bas) observé début 2025. Même si la Fed a appliqué deux petites baisses de taux fin de l’an dernier, des rapports récents montrent que l’inflation sous-jacente (inflation hors éléments très variables comme l’énergie et l’alimentation) reste élevée à 2,8 %, ce qui repousse toute nouvelle baisse. L’outil CME FedWatch indique maintenant moins de 20 % de probabilité d’une baisse de taux avant le quatrième trimestre 2026, un contraste net avec les baisses importantes anticipées il y a un an. Dans ce contexte, les traders (opérateurs de marché) devraient moins miser sur un changement de cap de la Fed et davantage se concentrer sur l’usage industriel de l’argent. Des données récentes du début 2026 montrent une hausse de 9 % sur un an de la consommation d’argent pour le solaire (photovoltaïque, technologie qui transforme la lumière en électricité) et une hausse de 12 % de la demande liée aux véhicules électriques. Cela crée un plancher de prix (niveau où la demande tend à soutenir le marché) plus solide qu’en 2025, quand l’attention était surtout sur les tensions géopolitiques. Dans cette optique, nous examinons des stratégies sur produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme des options) qui profitent de cette demande industrielle sur une période plus longue. Acheter des options d’achat (call : droit d’acheter à un prix fixé) avec un prix d’exercice (strike : prix fixé dans le contrat) autour de 90 $ et des échéances (date de fin du contrat) fin 2026 ou début 2027 permet de profiter d’une demande plus régulière. Cela diffère des options à plus court terme, souvent utilisées en 2025 pour trader autour des publications mensuelles d’inflation. La volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, intégrée dans le prix des options) a aussi nettement baissé depuis les pics liés au conflit au Moyen-Orient l’an dernier, rendant les options relativement moins chères. Nous pensons que vendre des options de vente garanties par du cash (cash-secured puts : vendre un « put » en gardant l’argent nécessaire pour acheter l’actif si on y est obligé) sous des niveaux de support technique (zone de prix où l’achat a souvent freiné les baisses) autour de 80 $ peut être une stratégie efficace. Cette approche permet d’encaisser une prime (somme reçue pour vendre l’option) tout en pariant que la forte demande industrielle limitera une baisse importante. Créez votre compte VT Markets en réel et commencez à trader maintenant.
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