Surveillance des effets de second tour
Une réaction de politique monétaire plus ferme (par exemple relever les taux directeurs, c’est-à-dire les taux fixés par la banque centrale qui influencent les taux des prêts et de l’épargne) pourrait avoir lieu si l’inflation s’écarte durablement de la cible de la BCE. Dans les conditions décrites, une hausse des taux d’intérêt n’est pas attendue à court terme. La BCE indique qu’elle va attendre avant d’agir face au récent choc énergétique. Cela signifie qu’elle ne relèvera pas les taux dans l’immédiat et qu’elle va plutôt suivre la croissance des salaires et la façon dont les entreprises fixent leurs prix. Cela suggère que la volatilité (fortes variations) des taux à court terme devrait baisser dans les prochaines semaines. Il faut suivre de près les mêmes données que la banque centrale. L’inflation globale (mesure totale, incluant l’énergie et l’alimentation) est montée à 2,8% en février 2026, car le pétrole se maintient autour de 95 dollars le baril, tandis que l’inflation sous-jacente (inflation « de fond », hors énergie et alimentation, souvent plus stable) ralentit à 2,5%. Point clé : les données sur la progression des salaires négociés (salaires fixés via des accords) du dernier trimestre 2025 ont ralenti à 4,1%, ce qui laisse à la BCE la possibilité d’être patiente.Conséquences pour les taux et l’euro
Pour les positions, cela suggère que le début de la courbe des taux (les échéances courtes) est stable pour l’instant. Vendre la volatilité courte sur les contrats à terme Euribor (produits financiers basés sur les taux d’intérêt à court terme) peut être une stratégie, car la banque centrale a indiqué qu’elle comptait rester stable. Il s’agit de se positionner pour une période plus calme avant une éventuelle hausse plus tard dans l’année. Cette attitude patiente pourrait aussi peser sur l’euro, surtout face à des monnaies dont les banques centrales sont plus restrictives (plus enclines à relever les taux). En 2025, on a vu comment des politiques monétaires différentes ont influencé les paires de devises, et ce schéma peut redevenir utile. On peut structurer des opérations qui profitent d’un euro stable ou plus faible, comme acheter des options de vente (puts, instruments qui gagnent de la valeur si le prix baisse) ou vendre des options d’achat très éloignées du prix actuel (calls « hors de la monnaie », qui rapportent une prime mais ont moins de chances d’être exercées). La banque traite ce choc énergétique différemment de celui de 2022. Elle se concentre davantage sur l’inflation de fond et accepte de ne pas réagir à la hausse initiale des prix de l’énergie. Cela signifie qu’une réponse « forte » dépendra de preuves claires que l’inflation s’installe dans l’économie (qu’elle devient durable via les salaires et les prix). Créez votre compte VT Markets en direct et commencez à trader maintenant.
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