Les publications du deuxième trimestre ont remis la thématique IA au centre des actions américaines, après les inquiétudes initiales autour des capex des hyperscalers et des flux de trésorerie disponibles. Le S&P 500 a inscrit de nouveaux records et JPMorgan a relevé son objectif à 8 000 points pour 2026, après avoir déjà remonté en juin une précédente cible de 7 600 à 7 800 ; ce nouveau niveau implique environ 3 % de potentiel de hausse par rapport à la clôture de la semaine dernière. L’indice a franchi pour la première fois les 5 000 points en février 2024, après l’accélération portée par l’IA générative à la suite du lancement, en novembre 2022, du modèle de langage ChatGPT d’OpenAI. Plus tôt en 2026, après le déclenchement de la guerre entre les États-Unis et l’Iran, l’indice de référence a cédé plus de 8,5 % jusqu’en mars et a glissé vers 6 300 points, les marchés réévaluant les risques d’inflation.
Les détails des résultats ont contribué à apaiser ces craintes. Le titre Alphabet a reculé de 5 % après le relèvement de ses prévisions de capex à 195–205 Md$, soit +15 Md$ au point médian, tandis que les projections indiquent aussi une accélération des dépenses des « Magnificent Seven » dans les infrastructures IA vers 750 Md$ en 2026. À l’échelle de l’indice, 86 % des entreprises ont dépassé les attentes de BPA et 77 % celles de chiffre d’affaires ; la croissance « blended » des bénéfices du T2 2026 ressort à 47,4 % sur un an, un plus haut depuis près de cinq ans. Pour le T3, les estimations de croissance des bénéfices sont passées de 14 % en janvier à 21,7 % récemment, avec des révisions qui s’étendent au-delà de la technologie vers l’énergie et d’autres secteurs cycliques.
Saisonnalité de septembre et positionnement pour jouer la hausse
À l’approche de septembre 2026, le S&P 500 évolue près de ses records autour de 7 800 points, porté par une croissance des bénéfices du deuxième trimestre de 47,4 % sur un an. Alors que Wall Street relève ses objectifs de fin d’année à 8 000 points, nous pensons que les intervenants sur produits dérivés devraient se positionner pour capter cette dynamique haussière. Il convient toutefois de se préparer à des à-coups de court terme, compte tenu des schémas historiques des prochaines semaines.
Historiquement, septembre est le mois le plus difficile de l’année pour le S&P 500, avec un recul moyen d’environ 1,2 % sur les dernières décennies. Toute baisse saisonnière dans les prochaines semaines doit être considérée comme une opportunité d’achat de premier ordre plutôt que comme un motif de panique. Le recours à des spreads haussiers (bull call spreads) sur le SPX avec échéances octobre ou novembre permet de limiter le risque tout en se positionnant pour une progression vers 8 000 points.
Stratégies options et gestion du risque
Alors que les géants de la tech accélèrent leurs investissements dans les infrastructures IA vers 750 Md$ cette année, les fondamentaux des entreprises demeurent extrêmement solides. Les estimations de bénéfices du T3 ayant déjà été révisées à la hausse à 21,7 %, on peut s’attendre à une remontée de la volatilité implicite à l’approche de la prochaine saison des résultats. La vente de puts hors-la-monnaie sur des valeurs technologiques de très grande capitalisation constitue un excellent moyen de générer des primes lors de replis brefs du marché.
Si l’optimisme domine, les effets inflationnistes persistants du conflit iranien rappellent que la volatilité peut revenir rapidement. Pour se couvrir contre des mouvements baissiers soudains, nous suggérons de conserver une partie des portefeuilles en options de vente (puts) de protection hors-la-monnaie, peu coûteuses. Cette approche équilibrée permet de rester largement exposé au potentiel haussier tiré par l’IA, tout en demeurant protégé contre des chocs géopolitiques inattendus.
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