Risques sur les routes maritimes et les équilibres extérieurs
Le conflit augmente les risques de passage par le détroit d’Ormuz et la mer Rouge, ce qui accroît les risques liés à la concentration des importations et des fournisseurs (trop de dépendance à quelques routes et vendeurs). Ces pressions peuvent se transmettre au panier de consommation (prix des biens achetés par les ménages) et dégrader les équilibres extérieurs. L’approche proposée est un mélange prudent entre politique budgétaire (dépenses et taxes de l’État) et politique monétaire (taux d’intérêt et argent disponible, pilotés par la banque centrale). La banque centrale pourrait considérer l’inflation comme temporaire, arrêter de baisser les taux et maintenir une liquidité abondante (assez d’argent disponible dans le système financier). Le gouvernement devrait utiliser des mesures budgétaires ciblées, aidées par un versement de dividende de la RBI (banque centrale) au Trésor, pour limiter la hausse des prix payés par les consommateurs et aider les ménages les plus fragiles. Avec l’incertitude liée au conflit, la volatilité (fortes variations de prix) devient la norme. Le Brent (prix de référence du pétrole en Europe) se négocie au‑dessus de 95 dollars le baril, et l’India VIX (indice de volatilité du marché actions indien) a bondi d’environ 20% en mars. Dans ce contexte, des stratégies d’options qui profitent des fortes variations, comme le long straddle sur le Nifty 50 (acheter en même temps une option d’achat et une option de vente au même prix d’exercice afin de gagner si le marché bouge beaucoup), peuvent être envisagées. Il faut s’attendre à un marché agité dans les prochaines semaines. Il faut tenir compte du fait que l’Inde importe plus de 85% de son pétrole brut, ce qui met directement la roupie sous pression. Cette dépendance peut creuser le déficit du compte courant (solde des échanges de biens et services, revenus et transferts), ce qui pourrait faire monter le taux de change USD/INR (le dollar devient plus cher en roupies). Les traders peuvent utiliser des produits sur devises, comme des contrats à terme (futures, accord d’acheter ou vendre plus tard à un prix fixé) ou des options d’achat (call, droit d’acheter) sur USD/INR pour se protéger (couverture) ou parier sur une roupie plus faible.Taux d’inflation et positionnement par secteurs
L’inflation est un risque majeur, car l’énergie plus chère se répercute partout. Toutefois, la Reserve Bank of India pourrait voir cela comme un choc d’offre temporaire (problème de disponibilité/coût des intrants, pas une surchauffe de la demande) et éviter de relever les taux pour soutenir la croissance. Cela signifie que la pression sur les secteurs sensibles aux taux, comme les banques et l’immobilier, pourrait être moins forte que lors d’autres périodes d’inflation. Cela crée des opportunités par secteur. Les industries très dépendantes du pétrole, comme les compagnies aériennes, les peintures et la chimie, risquent une forte baisse des marges (profit restant après les coûts). Des options de vente (put, droit de vendre) sur leurs actions peuvent servir à se protéger ou à profiter d’une baisse. À l’inverse, les producteurs d’énergie en Inde peuvent bénéficier à court terme de prix de vente plus élevés. Au niveau global, l’indice Nifty 50 fait face à des obstacles importants. Un schéma similaire a été observé lors de la hausse des prix de l’énergie en 2022, avec une correction du marché (baisse marquée) et des sorties de capitaux étrangers (investisseurs internationaux qui retirent leur argent). Utiliser des produits sur indices, comme acheter des options de vente sur le Nifty, est un moyen direct de protéger un portefeuille contre une baisse possible.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets