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Kashkari affirme qu’il reste incertain que la guerre en Iran influence l’inflation ou oriente les décisions de politique monétaire.

by VT Markets
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Mar 4, 2026
Neel Kashkari, président de la Réserve fédérale (Fed) de Minneapolis, a dit qu’il est trop tôt pour savoir comment la guerre avec l’Iran va influencer l’inflation (la hausse générale des prix). Il a expliqué que ce choc peut influencer la politique monétaire (les décisions de la banque centrale sur les taux d’intérêt et la quantité d’argent en circulation), et que la Fed doit voir son ampleur et sa durée. Il a dit que l’inflation globale (« headline inflation », c’est l’inflation totale, y compris l’énergie et l’alimentation) doit être surveillée au vu de son évolution récente. Il a ajouté que l’inflation reste trop élevée mais baisse, et que la Fed doit atteindre son objectif de 2%.

Politique monétaire et taux neutre

Kashkari a dit qu’il pensait que la politique monétaire était dans une bonne situation, mais qu’il faut plus de données pour décider quoi faire avec les taux cette année. Il a dit que la solidité de l’économie indique un taux neutre plus élevé (le taux d’intérêt qui ne freine ni ne stimule l’économie), et que les investissements à court terme dans l’IA (intelligence artificielle) le poussent probablement vers le haut. Il a dit que l’incertitude sur les droits de douane (taxes sur les importations) a augmenté. Il a ajouté qu’il ne pense pas que la dernière vague de droits de douane créera une nouvelle inflation, et qu’il voit peu de chances que ces droits augmentent fortement. Il a dit que le marché du travail est plutôt correct, mais qu’il n’y a pas beaucoup de demande réelle de main-d’œuvre (besoin de recruter). Il a ajouté qu’avant l’attaque liée à l’Iran, les missions de la Fed sur l’emploi et l’inflation semblaient plus stables. Il a dit qu’il n’entend pas beaucoup d’entreprises parler d’une inflation à venir. Il s’attend à ce que les pressions sur les prix, y compris celles liées au logement, diminuent cette année, et que les prévisions de la Fed de mars montreront plus d’incertitude.

Volatilité des marchés et positionnement

La Fed indique qu’elle adopte maintenant une approche réactive, « attendre et voir », à cause du conflit en Iran. Il faut y voir une forte hausse de l’incertitude, ce qui met en pause toute baisse de taux envisagée. Le marché le montre déjà : les contrats à terme sur le taux des fonds fédéraux (« fed funds futures », des contrats qui reflètent les attentes de taux de la Fed) intègrent moins de 50% de chance d’une baisse de taux d’ici le milieu de l’année, contre 80% il y a quelques semaines. Dans ce contexte, il faut s’attendre à plus de volatilité (fortes variations de prix) sur plusieurs types d’actifs (actions, obligations, matières premières). L’indice VIX (indice de la peur, basé sur la volatilité attendue du S&P 500) a déjà grimpé d’environ 12–14 à plus de 21 début mars, ce qui montre une hausse rapide de l’inquiétude. Les traders peuvent envisager une protection (stratégies qui limitent les pertes), comme des options d’achat sur le VIX (contrats donnant le droit d’acheter à un prix fixé) ou des options de vente sur le S&P 500 (contrats donnant le droit de vendre à un prix fixé), pour se couvrir contre une nouvelle instabilité. L’impact le plus direct passera par les prix de l’énergie, qui est le principal risque d’inflation surveillé par la Fed. Le Brent (prix de référence du pétrole) a dépassé 95 dollars le baril, contre un peu plus de 80 dollars en février, car les traders intègrent un risque sur l’offre (problèmes possibles d’approvisionnement). Prendre une position longue sur le pétrole (parier sur une hausse), via des contrats à terme (« futures », contrats pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé) ou des options d’achat, est une manière directe de se positionner en cas d’escalade du conflit. En se rappelant la réaction de la Fed face à une inflation persistante pendant 2025, on voit que leur engagement envers l’objectif de 2% est sérieux. L’indice CPI global de janvier 2026 (indice des prix à la consommation) est ressorti à 2,9%, mais le nouveau choc énergétique menace la baisse observée. Cet événement géopolitique a changé la trajectoire de l’inflation qui semblait s’améliorer. Même si le marché du travail est jugé correct, le commentaire sur le manque de demande réelle est important. Il suggère que l’économie n’est peut-être pas assez solide pour supporter durablement un choc des prix de l’énergie sans ralentir fortement. Cela augmente le risque de stagflation (inflation élevée + faible croissance + chômage en hausse), un scénario qui met la Fed en difficulté et limite ses choix.

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