Le risque géopolitique pousse les investisseurs vers la prudence
Un article du Wall Street Journal de jeudi indique que le Pentagone (ministère américain de la Défense) envisagerait d’envoyer 10 000 soldats supplémentaires en Iran. Le général de brigade iranien Ebrahim Zolfaqari a déclaré à la télévision d’État iranienne que « les soldats américains seront une bonne nourriture pour les requins du golfe Persique ». Le risque d’un conflit plus large au Moyen-Orient a ravivé les inquiétudes autour de prix du pétrole durablement élevés. Un pétrole plus cher peut peser sur des monnaies liées à des économies comme le Royaume-Uni, qui dépend beaucoup des importations de pétrole pour l’énergie. Cette semaine, l’attention se porte sur des statistiques américaines comme les indicateurs du marché du travail, en particulier les Nonfarm Payrolls (rapport mensuel sur les emplois créés aux États-Unis hors agriculture), et l’ISM PMI, un sondage auprès des entreprises qui mesure l’activité économique (au-dessus de 50 = expansion, en dessous de 50 = ralentissement). Ces publications peuvent modifier les anticipations sur la trajectoire des taux de la Réserve fédérale (banque centrale des États-Unis). Une situation comparable s’est produite en 2025, quand la peur d’un conflit États-Unis–Iran a poussé la livre vers le bas des 1,32 face au dollar. Ce mouvement de prudence (« risk-off », c’est-à-dire fuite vers des actifs jugés plus sûrs) a renforcé l’indice du dollar au-dessus de 100, une dynamique qui semble se répéter. À l’époque, le marché avait fortement réagi aux titres sur des mouvements de troupes et à des avertissements de responsables militaires.Stratégies d’options pour se protéger d’une baisse
Les événements de 2025 ont été suivis de statistiques économiques américaines solides, ce qui a soutenu le dollar pendant des mois. On se souvient que les Nonfarm Payrolls ont régulièrement dépassé les attentes jusqu’à fin 2025, avec en moyenne 215 000 emplois créés par mois au dernier trimestre. Ce précédent suggère qu’un rapport solide sur l’emploi américain cette semaine pourrait provoquer une nouvelle baisse durable de GBP/USD. Le risque d’une hausse du pétrole reste un point faible pour l’économie britannique, qui importe plus d’énergie qu’elle n’en produit (« importateur net d’énergie »). Comme l’inflation au Royaume-Uni est déjà remontée à 2,9% dans le dernier rapport (février 2026), toute hausse brutale du pétrole liée aux tensions géopolitiques pourrait compliquer la politique de la Banque d’Angleterre (banque centrale du Royaume-Uni). Cela pèse sur la livre, indépendamment de la force du dollar. Dans ce contexte, on peut envisager d’acheter des options de vente (put), c’est-à-dire un contrat donnant le droit de vendre GBP/USD à un prix fixé, afin de se protéger contre une chute sous des niveaux de soutien (zones de prix où la baisse a souvent tendance à ralentir). Cette approche protège à la baisse tout en limitant la perte au montant payé pour l’option (la prime). C’est une façon simple de se couvrir contre le risque géopolitique et contre un rapport sur l’emploi américain plus fort que prévu. La volatilité, c’est-à-dire l’ampleur des variations de prix, pourrait aussi augmenter dans les prochaines semaines, comme en 2025 lorsque l’indice VIX (baromètre de la peur sur le marché américain) est brièvement monté au-dessus de 22. Les traders peuvent utiliser des stratégies d’options comme le straddle (acheter une option d’achat et une option de vente au même prix d’exercice) ou le strangle (acheter une option d’achat et une option de vente avec des prix d’exercice différents) sur GBP/USD. Cela permet de profiter d’un grand mouvement dans un sens ou dans l’autre, utile quand les marchés réagissent à des titres imprévisibles. Créez votre compte VT Markets en direct et commencez à trader dès maintenant.
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