Appétit pour le risque soutenu par l’espoir de discussions États-Unis–Iran
Les marchés attendaient une confirmation d’un deuxième cycle de discussions après que Donald Trump a déclaré que des négociations pourraient avoir lieu « au cours des deux prochains jours » au Pakistan. Il a aussi affirmé que « la guerre avec l’Iran peut se terminer très bientôt ». Les attentes d’un accord ont suivi les discussions de la semaine dernière, qui n’ont pas abouti à un résultat clair et qui ont conduit les États-Unis à imposer un blocus naval (interdiction par des forces navales de laisser passer des navires) sur le détroit d’Ormuz (passage maritime clé pour le transport de pétrole). Le Washington Post a rapporté que le Pentagone se prépare à envoyer des milliers de soldats supplémentaires au Moyen-Orient dans les prochains jours. Les risques d’inflation liés au pétrole (hausse générale des prix tirée par l’énergie) ont continué d’influencer les attentes sur les taux d’intérêt de la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) et de la BCE (Banque centrale européenne), même si les prix du pétrole ont reculé depuis leurs récents sommets. Le pétrole brut est resté au-dessus des niveaux d’avant le conflit, tandis que les marchés s’attendaient à ce que la Fed laisse ses taux inchangés et envisageaient encore de possibles hausses des taux de la BCE. Les chiffres d’inflation de la zone euro étaient attendus jeudi après des données provisoires montrant une hausse qui a poussé l’inflation au-dessus de l’objectif de 2% de la BCE. Le responsable de la BCE Joachim Nagel a déclaré que la décision d’avril dépendra de l’évolution dans le détroit d’Ormuz, tandis que Beth Hammack, présidente de la Fed de Cleveland, a indiqué que les taux sont « à un bon niveau » et pourraient rester inchangés « pendant un certain temps ». En regardant la situation au début de 2025, on voyait l’EUR/USD monter jusqu’à 1,1800, surtout porté par l’espoir d’une désescalade États-Unis–Iran (baisse des tensions), ce qui affaiblissait le dollar. Aujourd’hui, l’image est très différente : la paire se traite beaucoup plus bas, autour de 1,0750, tandis que l’indice du dollar (DXY) reste solide près de 105,50. L’attention s’est clairement déplacée des titres géopolitiques de court terme vers la différence durable de politique monétaire (écart de stratégie sur les taux d’intérêt) entre la Fed et la BCE.L’attention se déplace vers l’écart de politique monétaire
Les attentes de marché observées en 2025 — une Fed qui maintient ses taux et une BCE qui pourrait les augmenter — ont été totalement renversées. À la place, les deux banques centrales ont mené des hausses de taux rapides et marquées pour freiner l’inflation. La question principale est désormais : qui baissera ses taux en premier ? Ce changement signifie que les traders devraient moins réagir aux nouvelles du Moyen-Orient à court terme et se concentrer davantage sur les données économiques comparées entre les États-Unis et la zone euro. L’inflation, qui inquiétait déjà à l’époque, reste le sujet central, même si ses causes vont désormais au-delà du seul pétrole. Avec la dernière inflation HICP de la zone euro à 2,4% (HICP : indice harmonisé des prix à la consommation, mesure standard de l’inflation en Europe) et l’inflation CPI aux États-Unis à 3,1% (CPI : indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation pour les ménages), les deux banques centrales restent prudentes avant d’annoncer une victoire. Cette inflation tenace maintient l’idée de taux « élevés plus longtemps » (taux qui restent hauts pendant une période prolongée), ce qui crée de l’incertitude sur le moment d’un changement de politique. Pour les traders de produits dérivés (contrats financiers dont le prix dépend d’un autre actif), cela signifie que la volatilité (ampleur et vitesse des variations de prix) a changé de nature. Les options à très courte échéance (contrats donnant le droit d’acheter ou vendre à un prix fixé, sur une courte durée) qui servaient à tirer parti des nouvelles géopolitiques imprévisibles en 2025 sont moins pertinentes aujourd’hui. L’attention doit plutôt porter sur des stratégies d’options qui captent la volatilité autour d’événements planifiés, comme les réunions des banques centrales et les principales publications d’inflation aux États-Unis et dans la zone euro.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets