Les prix à l’exportation indiquent une inflation difficile à faire baisser
Un chiffre des prix à l’exportation plus élevé que prévu montre que la hausse des prix (inflation) ne ralentit pas aussi vite qu’on l’espérait. Cela suggère que la demande mondiale pour les biens américains reste forte, ce qui permet aux producteurs de répercuter leurs coûts plus élevés (c’est-à-dire augmenter leurs prix pour compenser). Il faut voir cela comme un signe d’une inflation « persistante », c’est-à-dire une inflation qui reste élevée plus longtemps. Ce rapport s’ajoute aux données de mars sur le CPI (indice des prix à la consommation, un indicateur qui mesure l’évolution des prix payés par les ménages). Elles ont montré une inflation totale à 3,6 % sur un an (comparaison avec le même mois l’an dernier). Cette inflation qui ne baisse pas complique la suite pour la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis qui fixe les taux d’intérêt). Une baisse des taux au deuxième trimestre 2026 devient moins probable. Pour les traders de taux (personnes qui spéculent sur l’évolution des taux d’intérêt), cela implique de s’attendre à une Fed plus stricte (on dit « hawkish » : prête à garder des taux élevés pour freiner l’inflation). Pour se positionner, on peut envisager des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) qui misent sur des taux qui restent élevés pendant l’été. Vendre des contrats à terme SOFR (produit lié à un taux de référence à court terme) ou acheter des options de vente (« puts », qui gagnent de la valeur si le prix baisse) sur les contrats à terme de note du Trésor américain (ZN, contrat lié aux obligations américaines à moyen terme) sont des approches possibles. Cette perspective soutient le dollar américain, qui se maintient déjà au-dessus de 106 sur l’indice DXY (indice qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises). Une Fed plus stricte attire des capitaux étrangers (investissements venant d’autres pays), ce qui fait monter la valeur de la monnaie. Il peut y avoir des opportunités via des options d’achat (« calls », qui gagnent de la valeur si le prix monte) sur le dollar contre des devises dont les banques centrales sont plus accommodantes (« dovish » : plus enclines à baisser les taux), comme le yen. Sur les marchés actions, des taux qui restent élevés plus longtemps pèsent sur les entreprises de croissance et la technologie. L’épisode de 2022 a montré que quand la Fed doit lutter contre une inflation persistante, les variations de prix deviennent plus fortes (volatilité). Donc, on peut envisager des options de vente de protection (« protective puts », une assurance qui limite les pertes si le marché baisse) sur l’indice Nasdaq 100 (indice de grandes valeurs, surtout technologiques).Points à considérer pour se couvrir contre la volatilité
L’incertitude accrue peut augmenter la volatilité (ampleur des hausses et baisses de prix) dans les prochaines semaines. Avec le VIX (indice qui mesure la volatilité attendue du S&P 500, souvent appelé « indice de la peur ») autour de 15, un niveau plutôt bas, acheter des options d’achat sur le VIX peut être une couverture peu coûteuse contre une baisse des marchés. Cela offre une protection directe face à l’incertitude économique liée à ces chiffres d’inflation.
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