Les taux restent le principal facteur du pouvoir d’achat immobilier
Ces données changent peu la trajectoire de la Réserve fédérale (banque centrale des États-Unis), car les taux d’intérêt (le coût d’un emprunt) restent le principal frein au pouvoir d’achat immobilier (capacité des ménages à acheter un logement). Les contrats à terme sur les fonds fédéraux (prix de marché qui reflète les attentes sur le taux directeur de la Fed) intègrent toujours une probabilité d’environ 60 % d’une baisse de taux de 25 points de base (0,25 point de pourcentage) en mai, et ce rapport n’est pas assez solide pour modifier cette évaluation. Nous devons donc nous attendre à ce que des coûts d’emprunt élevés continuent de peser sur le secteur du logement. D’autres statistiques confirment cette perspective faible : l’offre nationale de logements (nombre de biens disponibles à la vente) est actuellement en hausse de 18 % sur un an. Cette hausse de l’offre, combinée aux dernières données S&P Case-Shiller (indice des prix des logements aux États-Unis) montrant une baisse de 0,7 % sur un an des prix des maisons, renforce la vision négative. Dans ce contexte, il est difficile pour les constructeurs de logements (entreprises qui construisent des maisons) et les secteurs associés de retrouver une dynamique. Nous avons déjà vu ce scénario, notamment à l’automne 2025, lorsqu’une petite amélioration similaire des demandes n’était qu’une pause avant une nouvelle baisse des actions de constructeurs. Ce précédent suggère de traiter les données actuelles avec prudence. Il s’agit plus probablement d’une stabilisation temporaire dans une tendance baissière plus large que du début d’un véritable redressement. Étant donné que la volatilité implicite (mesure, issue des prix des options, des variations attendues) sur des ETF de constructeurs comme XHB (fonds coté en Bourse qui regroupe des actions du secteur de la construction de logements) est élevée, acheter des puts (options de vente qui gagnent de la valeur si le prix baisse) est une stratégie coûteuse. Une approche plus adaptée serait de vendre des spreads de crédit de calls hors de la monnaie (vendre une option d’achat et en acheter une autre à un prix d’exercice plus élevé ; “hors de la monnaie” signifie qu’elle n’a pas de valeur immédiate), une position qui gagne si l’ETF reste stable ou baisse. Cela permet d’encaisser une prime (montant reçu pour la vente d’une option) tout en pariant contre une forte hausse que ces données ne justifient pas.Les banques régionales subissent des vents contraires liés aux prêts immobiliers
Pour les traders (personnes qui achètent et vendent sur les marchés) qui regardent le secteur financier, la conclusion pour les banques régionales présentes dans l’ETF KRE (fonds coté regroupant des banques régionales américaines) est également négative. La faiblesse continue de l’octroi de prêts immobiliers (création de nouveaux prêts) pèsera sur leurs bénéfices. Nous pensons que mettre en place des spreads de débit de puts sur KRE (stratégie avec options : acheter un put et en vendre un autre à un prix d’exercice plus bas ; “débit” signifie payer une prime ; risque limité) offre une manière à risque défini de se positionner pour une baisse supplémentaire dans ce secteur.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets