Les dépenses des consommateurs montrent des signes d’essoufflement
Le rapport de janvier sur les ventes au détail, avec 0 % de croissance hors automobiles, confirme notre avis : le consommateur américain s’essouffle. Cela va dans le sens du ralentissement observé au dernier trimestre 2025. Cette absence d’accélération des dépenses donne à la Réserve fédérale (la banque centrale des États-Unis, souvent appelée « la Fed ») peu de raisons de changer rapidement sa politique actuelle (notamment ses taux d’intérêt et ses conditions de crédit). Avec ces données, l’attention se tourne maintenant vers les prochains rapports sur l’inflation (la hausse générale des prix). Lors de la dernière mesure, l’indice des prix à la consommation (CPI : indicateur qui suit l’évolution des prix d’un panier de biens et services) était encore à 2,8 % en rythme annuel, donc au-dessus de l’objectif de la Fed. Des dépenses qui n’augmentent pas, combinées à une inflation qui reste élevée, placent la banque centrale dans une situation difficile et la pousse probablement à ne pas agir pour le moment. La volatilité implicite (niveau de variations attendu par le marché, déduit des prix des options) sur le marché des options (contrats financiers donnant le droit, mais pas l’obligation, d’acheter ou de vendre un actif à un prix fixé) pourrait baisser à court terme, car ce rapport attendu réduit une part d’incertitude. L’indice de volatilité du CBOE (VIX : indice qui mesure la volatilité attendue sur le S&P 500, souvent vu comme un « baromètre de la peur ») reste autour de 15, nettement en dessous des pics de l’an dernier, ce qui rend moins coûteux l’ouverture de nouvelles positions (prises d’exposition sur un marché). On peut y voir une occasion d’acheter une protection (par exemple via des options pour limiter les pertes) ou de prendre des paris directionnels (miser sur une hausse ou une baisse) sur des secteurs sensibles à la santé du consommateur. Nous pensons que ces données rendent plus intéressantes les positions baissières (stratégies qui profitent d’une baisse) sur les actions de consommation discrétionnaire (entreprises liées aux achats non essentiels, comme les loisirs ou certains commerces). Par exemple, l’ETF de distribution (XRT : fonds coté en bourse qui regroupe un panier d’actions du secteur de la distribution) pourrait subir des vents contraires, car il reflète directement ce ralentissement des dépenses. Dans un passé récent, un schéma similaire est apparu fin 2025, lorsque la baisse du taux d’épargne (part du revenu mise de côté) a commencé à peser sur le secteur.
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