Conséquences sur la demande étrangère
Le basculement vers une sortie nette de -25 milliards de dollars en janvier montre que les investisseurs étrangers ont vendu plus d’actifs américains (actions, obligations et autres titres) qu’ils n’en ont acheté. C’est un retournement par rapport à l’entrée de 44,9 milliards de dollars observée auparavant et cela signale une demande internationale en baisse. Ces données remettent en cause la solidité du dollar américain : moins d’acheteurs étrangers signifie moins de demande pour la monnaie. L’indice du dollar (DXY, un indice qui suit la valeur du dollar face à un panier de grandes devises) a récemment évolué dans une fourchette étroite autour de 104,5. Il faut envisager d’acheter des options de vente (« put », un contrat qui peut prendre de la valeur si le prix baisse) sur des ETF liés au dollar (fonds cotés en bourse qui répliquent un indice) ou d’ouvrir des positions vendeuses sur des contrats à terme (« futures », contrats standardisés pour acheter ou vendre plus tard à un prix fixé) sur le dollar. Cela vise une baisse possible si les sorties de capitaux s’accélèrent. La baisse des achats étrangers est particulièrement préoccupante pour les obligations du Trésor américain (U.S. Treasuries, la dette de l’État américain) : les prix pourraient baisser et les rendements (le taux d’intérêt effectif payé par l’obligation) monter. Le rendement du Trésor à 10 ans tourne déjà autour de 4,3 %, et des ventes étrangères prolongées pourraient le pousser plus haut. Il faut donc regarder les contrats à terme sur taux (instruments pour se positionner sur la hausse ou la baisse des taux) afin de miser sur une hausse des taux, ou acheter des options de vente sur des ETF obligataires à longue durée (fonds axés sur des obligations très sensibles aux variations de taux). Il faut se souvenir de la brève phase de sorties observée au troisième trimestre 2025, qui a précédé une hausse rapide, mais temporaire, des rendements obligataires et un recul des actions. Cet épisode a montré à quelle vitesse le sentiment de marché peut changer avec ces données de flux. La sortie actuelle est nettement plus importante, ce qui suggère une réaction de marché plus forte. Cette incertitude — dollar potentiellement plus faible et taux d’intérêt plus élevés — renforce le risque de volatilité (variations rapides des prix). L’indice VIX (indice de volatilité attendu du S&P 500, souvent appelé « baromètre de la peur ») est resté bas, sous 15 la majeure partie du mois, ce qui rend les options d’achat (« call », contrat qui peut prendre de la valeur si le prix monte) relativement peu coûteuses. Cela peut servir à se couvrir (réduire le risque) contre un choc de marché dans les prochaines semaines.
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