Hausse des prix à l’exportation : signe d’une inflation qui dure
En février, l’indice des prix à l’exportation à 1,5 % envoie un signal clair de hausse des prix, bien au-dessus des attentes. Cela indique que les pressions sur les prix (tendance générale des prix à monter) ne diminuent pas aussi vite que prévu vers la fin de 2025. Ce chiffre renforce la crainte d’un retour d’une inflation durable (hausse des prix qui s’installe dans le temps). Cette publication arrive après les données de février sur l’IPC (Indice des prix à la consommation, indicateur des prix payés par les ménages), qui ont aussi surpris à la hausse à 3,4 % sur un an. Ce mois-ci, des responsables de la Fed (banque centrale des États-Unis) ont adopté un ton plus prudent, en s’éloignant d’une position plus « souple » (plus favorable à la baisse des taux) que le marché anticipait en janvier. En conséquence, les attentes de baisse des taux ont été repoussées : la probabilité d’une baisse des taux en juin est maintenant sous 20 % selon l’outil CME FedWatch (estimateur des probabilités de décisions de la Fed à partir des prix de marché). Le marché obligataire réagit : le rendement (taux d’intérêt) des bons du Trésor américain à 2 ans, très sensible à la politique de la Fed, remonte vers 4,95 %, un niveau plus vu depuis novembre 2025. Les traders peuvent envisager des positions qui profitent de taux élevés plus longtemps, par exemple vendre des contrats à terme (produits standardisés pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé) sur les taux à court terme comme SOFR (taux de référence basé sur le coût réel des prêts garantis au jour le jour). Acheter des options de vente (put : droit de vendre à un prix fixé) sur des contrats à terme de bons du Trésor peut aussi servir de protection (couverture) si les rendements montent encore. Une inflation persistante et une Fed « ferme » (orientée vers des taux plus hauts pour lutter contre l’inflation) pèsent sur les actions, surtout la technologie et les secteurs de croissance. On voit déjà le VIX (indice de la peur, mesure de la volatilité attendue du S&P 500) remonter depuis ses plus bas de janvier à 13 vers la zone de 17–19, signe d’une incertitude en hausse. Acheter des options de vente de protection ou mettre en place des stratégies de baisse avec options sur de grands indices comme le S&P 500 et le Nasdaq 100 paraît raisonnable dans les prochaines semaines.Un dollar plus fort, porté par l’écart de taux
Des données économiques plus solides soutiennent aussi le dollar américain, ce qui a poussé l’indice DXY (indice qui mesure le dollar face à un panier de grandes monnaies) au-dessus du niveau clé de 105 pour la première fois cette année. Cette tendance peut continuer si d’autres banques centrales semblent prêtes à baisser leurs taux avant la Fed. Les traders de produits dérivés (instruments dont la valeur dépend d’un autre actif) peuvent viser des positions acheteuses sur le dollar via des contrats à terme ou en achetant des options d’achat (call : droit d’acheter à un prix fixé) sur des paires de devises centrées sur le USD.
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