Défis de la stagflation
La demande et les conditions d’emploi ont montré une amélioration, mais l’inflation des coûts des intrants s’est accélérée, faisant grimper les prix facturés à un sommet de quatre mois. Le secteur des services souffre de stagflation, la performance ayant diminué dans les grandes économies, avec un ralentissement en Espagne et en Italie, et une légère contraction en Allemagne et en France. La hausse des coûts des intrants indique des pressions inflationnistes croissantes, malgré une stabilité de l’inflation des prix de vente. L’emploi a légèrement augmenté dans l’ensemble, la France connaissant une croissance des emplois, contre des baisses en Italie, en Espagne et en Allemagne. La productivité du travail diminue, ce qui pourrait affecter l’inflation. La Banque centrale européenne reste vigilante à ces indicateurs économiques, surveillant l’évolution de la productivité et des pressions inflationnistes. L’économie de la zone euro est coincée dans une période de faible croissance, et les données d’aujourd’hui confirment ce ralentissement. Bien que l’activité composite ait atteint un sommet de 12 mois, elle est à peine en territoire d’expansion à 51,0. Le secteur des services, qui soutenait l’économie, montre désormais des signes de faiblesse avec son PMI à un bas de deux mois de 50,5.Impact sur la politique de la BCE
Ce qui est préoccupant pour nous, c’est le retour des pressions inflationnistes, en particulier dans les services. Ce n’est pas juste un résultat d’enquête ; l’estimation préliminaire d’Eurostat pour août a montré que l’inflation globale a été de 2,5 %, inversant une partie des progrès réalisés plus tôt dans l’année. Cette hausse était presque entièrement due au secteur des services, qui s’avère maintenant très résistant. Cela place la Banque centrale européenne dans une position très difficile avant sa réunion plus tard ce mois-ci. Nous nous souvenons de la façon dont l’inflation a échappé à tout contrôle en 2022, et la BCE sera certaine de ne pas vouloir répéter cette erreur. Elle a dû interrompre son cycle de réduction des taux cet été, et ces nouvelles données rendent d’autres réductions très peu probables pour cette année. Pour nos positions, cela suggère que le potentiel à la hausse des grands indices boursiers européens comme le Euro STOXX 50 est désormais très limité. La menace de stagflation—croissance faible associée à une inflation persistante—constitue un puissant vent contraire pour les bénéfices et valorisations des entreprises. Nous devrions envisager d’acheter des options de vente ou d’établir des spreads d’options de vente pour nous protéger contre un retournement si la BCE adopte un ton ferme sur l’inflation. Nous devrions également examiner les marchés des taux d’intérêt, car ils pourraient être trop confiants quant à la position ferme de la BCE. Les futures sur les taux d’intérêt à court terme, comme les contrats EURIBOR de décembre, pourraient subir une vente si le marché commence à éliminer toute chance de réduction des taux. Par conséquent, toute rhétorique ou déclaration ferme de la part des responsables de la BCE pourrait donner un coup de fouet à l’euro à court terme, mais le contexte de faible croissance limiterait probablement toute importante remontée.Commencez à trader dès maintenant — cliquez ici pour créer votre compte réel chez VT Markets.