Infrastructures énergétiques attaquées
Israël a déclaré lundi avoir des plans détaillés pour au moins trois semaines supplémentaires de guerre. Il a continué de frapper des sites en Iran et au Liban. Les prix du pétrole ont baissé lors de la séance précédente, puis ont remonté pendant la nuit à mesure que les attaques visant les infrastructures énergétiques augmentaient. Le fait de viser des actifs énergétiques (installations liées au pétrole et au gaz) augmente le risque que les prix du pétrole montent et restent élevés, même si le trafic dans le détroit d’Ormuz (passage maritime clé pour le transport de pétrole) revient à la normale. Avec l’Iran qui vise directement des installations énergétiques aux EAU, une forte prime de risque géopolitique (surcoût lié à la peur d’un choc politique ou militaire) est désormais intégrée au prix du pétrole. Les attaques contre le champ gazier de Shah et la zone pétrolière de Fujairah suggèrent une volonté de perturber l’approvisionnement. Cela indique une pression durable sur les prix et une forte instabilité dans les prochaines semaines.Instabilité du marché et implications pour le trading
La volatilité implicite (niveau d’instabilité attendu par le marché, déduit des prix des options) sur les options sur le pétrole a fortement augmenté, avec des indices de volatilité clés au-dessus de 50, un niveau inédit depuis les fortes turbulences du marché au début de 2025. Cela rend l’achat d’options d’achat simples (call : contrat donnant le droit d’acheter à un prix fixé) coûteux ; les traders peuvent envisager des spreads haussiers avec calls (bull call spread : acheter un call et vendre un autre call plus haut pour réduire le coût). Cette volatilité élevée montre l’incertitude du marché sur de possibles nouvelles perturbations de l’offre. Il faut se souvenir de la réaction du marché après les attaques de 2019 contre des installations saoudiennes, qui avaient provoqué une hausse immédiate de 19% du Brent en une seule journée. La situation actuelle ressemble davantage à la hausse prolongée des prix observée en 2022. Cela suggère qu’un titre de presse annonçant une baisse des tensions peut n’avoir qu’un effet limité, ce qui rend les positions vendeuses directes (parier sur une baisse) très risquées. Nous suivons de près l’écart Brent-WTI (différence de prix entre le Brent et le WTI, un pétrole de référence américain), déjà supérieur à 6 USD, car le Brent est plus exposé aux risques d’approvisionnement au Moyen-Orient. Les traders doivent aussi considérer l’effet sur les secteurs sensibles au coût du carburant. Des stratégies de couverture (hedging : protéger un portefeuille contre une perte) peuvent inclure l’achat d’options de vente (put : contrat donnant le droit de vendre à un prix fixé) sur des actions de compagnies aériennes et de transport maritime, qui subissent une forte pression sur leurs marges (baisse de la rentabilité) quand le pétrole dépasse 100 USD le baril. Étant donné le calendrier annoncé par Israël pour au moins trois semaines supplémentaires d’opérations militaires, nous pensons que le risque restera élevé jusqu’en avril. Se positionner via des dérivés à courte échéance (produits financiers dont la valeur dépend d’un actif, avec une date proche), comme des options d’achat Brent d’avril et mai 2026, est une manière directe de trader cette instabilité attendue. Le risque de mouvements brusques impose une gestion du risque rigoureuse (limites de perte, taille de position, diversification). Créez votre compte VT Markets en direct et commencez à trader maintenant.
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