L’aversion au risque soutient la demande de dollars
Sur la semaine, la livre sterling a touché un plus bas de trois mois près de 1,3250 face au dollar avant un léger rebond, mais a tout de même terminé la semaine en baisse. Le dollar s’est renforcé, les marchés s’orientant vers des actifs refuges (placements jugés plus sûrs en période de stress) pendant l’attaque États-Unis–Israël contre l’Iran et la nervosité générale des marchés. Le conflit s’est étendu après que l’armée israélienne (Israel Defense Force, l’armée d’Israël) a frappé des cibles du Hezbollah à Beyrouth et dans le reste du Liban après des tirs de roquettes. Le ministère britannique de la Défense a indiqué que les forces britanniques avaient réagi à une attaque présumée de drone (appareil volant sans pilote) contre leur base militaire à Chypre. Trump a déclaré que les attaques continueraient jusqu’à ce que les objectifs américains soient atteints. Il a aussi dit que les États-Unis répondraient à une attaque contre leur ambassade à Riyad et à la mort de militaires américains pendant le conflit avec l’Iran. Les marchés ressentent encore l’impact du fort épisode de fuite vers la sécurité de 2025, lorsque le conflit en Iran avait poussé les investisseurs vers le dollar, valeur refuge. Cela a fait tomber GBP/USD près de 1,3250, un niveau devenu sensible pour cette paire (taux de change entre la livre sterling et le dollar). Les tensions géopolitiques de cette période persistent, ce qui soutient le dollar dès que l’instabilité augmente. L’an dernier, l’indice VIX (souvent appelé « indice de la peur », il mesure la volatilité attendue, donc l’incertitude) a dépassé 35 au pic du conflit. Même s’il a baissé depuis, il reste aujourd’hui autour de 19, ce qui montre que les opérateurs intègrent encore une incertitude supérieure à la normale. Ainsi, acheter des options de vente (put : droit de vendre à un prix fixé, utilisé pour se protéger d’une baisse) sur GBP/USD avec une échéance de trois mois peut être une façon prudente de se couvrir contre une nouvelle flambée de tensions.Stratégie et contexte macroéconomique
La faiblesse de la livre n’est pas seulement liée au dollar : de nouvelles données montrent que l’inflation britannique reste élevée à 2,8% pour février 2026. Cela place la Banque d’Angleterre dans une position délicate, hésitant à relever davantage les taux et risquer une récession (baisse de l’activité économique). Cette incertitude rend les positions à l’achat sur la livre (parier sur une hausse) plus risquées. À l’inverse, l’économie américaine reste solide : les derniers chiffres des Non-Farm Payrolls (NFP : créations d’emplois hors secteur agricole, indicateur clé de l’emploi aux États-Unis) montrent +250 000 emplois. Cette vigueur soutient la position actuelle de la Réserve fédérale (banque centrale des États-Unis), et renforce l’attrait du dollar comme principale monnaie de réserve (monnaie largement détenue et utilisée dans le monde). Donc, toute hausse de GBP/USD peut être vue comme une occasion de vendre ou d’ouvrir des positions à la baisse via des contrats à terme (futures : contrats standardisés pour acheter ou vendre plus tard à un prix fixé). Pour viser une baisse tout en limitant le coût, un spread baissier en options de vente (put spread : acheter un put à un prix d’exercice plus élevé et vendre un put à un prix d’exercice plus bas) peut être efficace. Cela limite le gain possible, mais réduit fortement le coût initial (prime : prix payé pour l’option). Cette stratégie encadre le risque tout en profitant du sentiment de marché actuel.
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