Signaux du marché du travail américain
Les demandes initiales d’allocations chômage aux États-Unis (nouvelles demandes hebdomadaires) pour la semaine se terminant le 21 mars ont augmenté de 205K à 210K, conforme aux attentes et au plus bas depuis presque deux ans. La moyenne sur quatre semaines a légèrement baissé de 210,75K à 210,5K, ce qui suggère un marché du travail plus stable. L’AUD/USD s’était dirigé vers 0,7100 après la hausse des taux de la Banque de réserve d’Australie (RBA, la banque centrale australienne), puis a inversé sa direction quand la demande de dollars américains a augmenté. La paire s’échangeait autour de 0,6892; la résistance (zone de prix où la hausse bloque) se situe près de 0,7000 et 0,7070, avec un support (zone de prix où la baisse bloque) près de 0,6890 et 0,6800. La RBA vise une inflation de 2–3% en utilisant les taux d’intérêt et peut aussi utiliser l’assouplissement quantitatif ou le resserrement quantitatif (achats ou ventes d’actifs par la banque centrale pour faire baisser ou monter les taux). Le minerai de fer est la plus grande exportation de l’Australie à 118 milliards de dollars par an (données 2021), et la Chine est la principale destination.Stratégies sur options et volatilité
La forte hausse des prix du pétrole WTI observée début 2025 n’est plus le principal moteur, le pétrole étant désormais stable autour de 85$ le baril. Cela réduit une partie de la demande de valeur refuge (achat d’actifs jugés plus sûrs en période de stress) pour le dollar américain qui avait pesé sur l’aussie. Les traders (opérateurs de marché) peuvent considérer qu’un choc soudain sur le pétrole est moins probable, ce qui rend des stratégies d’options à risque défini (produits donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé, avec perte limitée), comme les spreads verticaux (achat et vente d’options de même échéance à des prix d’exercice différents), plus intéressantes que des positions vendeuses directes. La pause récente de la RBA, en maintenant le taux directeur (cash rate, taux de référence) à 4,50%, montre qu’elle est moins offensive qu’il y a un an. Cela contraste avec la Réserve fédérale américaine (Fed, banque centrale des États-Unis), qui continue d’indiquer des taux “plus hauts plus longtemps” (taux élevés maintenus plus longtemps), ce qui soutient le dollar sur le plan fondamental (lié à l’économie et à la politique monétaire). Cet écart de politique monétaire limite les hausses importantes de l’AUD/USD, rendant la vente d’options d’achat (call, option qui profite d’une hausse) au-dessus de 0,6900 une stratégie possible. Il faut aussi suivre la Chine, qui reste un point faible pour la perspective du dollar australien. Des données récentes montrant le PMI manufacturier (indice des directeurs d’achat, indicateur de l’activité industrielle) de la Chine en baisse à 49,8 signalent une reprise hésitante du principal partenaire commercial de l’Australie. Cette faiblesse soutient une vision baissière à neutre, suggérant que l’achat d’options de vente (put, option qui profite d’une baisse) sur l’AUD/USD peut offrir une protection contre de nouvelles déceptions venant de Chine. L’an dernier, la paire est passée nettement sous 0,6900; aujourd’hui, ce niveau sert de résistance importante. La volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, intégrée dans le prix des options) a diminué depuis le pic de 2025, rendant les options moins chères. Avec cette résistance et des fondamentaux faibles, acheter des options de vente avec un prix d’exercice (strike, prix fixé dans le contrat) autour de 0,6700 peut être une manière réfléchie de se positionner pour une baisse possible vers 0,6500 dans les prochaines semaines.
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