Les principales paires restent dans une fourchette
EUR/USD est resté près de 1,1800, car le dollar n’a pas confirmé la hausse. GBP/USD s’est maintenu autour de 1,3570, tandis que USD/JPY s’échangeait au-dessus de 159,00 avec un ton plus faible. AUD/USD est monté au-dessus de 0,7170 avant les chiffres de l’emploi de mars en Australie. Les marchés attendent une hausse de l’emploi de 20 000 (20K = vingt mille) et un taux de chômage (part de personnes sans emploi) stable à 4,3 %. Le pétrole WTI s’échangeait près de 91,20 $ le baril après avoir effacé ses pertes de la journée, dans un contexte de risque d’offre lié au détroit d’Ormuz (passage maritime crucial pour le pétrole). L’or s’échangeait autour de 4 795 $ après être passé sous 4 870 $. Les prochaines publications comprennent le PIB (produit intérieur brut, mesure de la production économique) de la Chine au T1 (premier trimestre), les nouvelles demandes d’allocations chômage aux États-Unis (statistique hebdomadaire sur les personnes demandant une aide après perte d’emploi) et le PIB de février au Royaume-Uni jeudi 16 avril, ainsi que les réunions du FMI (Fonds monétaire international) les 16–17 avril. Le WTI est un pétrole de référence aux États-Unis (prix “standard” pour comparer le marché), et les prix dépendent de l’offre et de la demande, des décisions de l’OPEP (groupe de pays exportateurs de pétrole), du dollar américain, et des données de stocks API/EIA (estimations des stocks par l’API, institut privé, et par l’EIA, agence américaine officielle), qui sont à moins de 1 % d’écart 75 % du temps.Positionnement sur options avant des données clés
On voit l’indice du dollar américain bloquer autour de 98,10, sans direction claire à cause de signaux économiques contradictoires. Avec des paires majeures comme EUR/USD et GBP/USD coincées dans des fourchettes serrées, vendre la volatilité (parier sur peu de mouvements) via des stratégies d’options comme les strangles courts (vendre une option d’achat “call” et une option de vente “put” à des prix éloignés, pour gagner si le prix reste stable) peut être intéressant. Cette approche profite d’un mouvement latéral avant les données américaines importantes plus tard cette semaine. La hausse du dollar australien au-delà de 0,7170 avant son rapport sur l’emploi offre une opportunité, mais risquée. Comme le taux de chômage australien est resté entre 4,1 % et 4,3 % depuis fin 2025, il faut un chiffre d’emplois très solide pour maintenir ce rallye (hausse rapide). Les traders peuvent utiliser des options d’achat (call : droit d’acheter à un prix fixé) pour viser une hausse potentielle tout en fixant une perte maximale si les chiffres déçoivent. Pendant ce temps, avec USD/JPY au-dessus de 159,00, le risque d’intervention (action directe des autorités sur le marché des changes) des autorités japonaises est très élevé, un niveau plus vu depuis les fortes interventions de fin 2024. Acheter des options de vente (put : droit de vendre à un prix fixé) sur USD/JPY permet de profiter d’une baisse brutale et soudaine. Cela sert de couverture (protection) si la Banque du Japon intervient pour renforcer le yen. La volatilité (ampleur des variations de prix) du pétrole WTI, proche de 91,20 $, suggère que les produits dérivés (contrats liés au prix d’un actif, comme les options) sont plus adaptés que des achats/ventes au comptant (spot : prix immédiat). Après le récent rapport de l’EIA montrant une baisse des stocks (inventaire) plus forte que prévu de 3,2 millions de barils, les inquiétudes sur l’offre augmentent. Utiliser des bull call spreads (acheter un call et vendre un autre call plus haut pour limiter le coût et le risque) permet de viser un mouvement vers 95–100 $ avec un risque limité si les tensions géopolitiques s’aggravent. Le prix de l’or, proche d’un niveau historique à 4 795 $ l’once, montre une forte anxiété de marché, mais des rendements obligataires stables empêchent une nouvelle envolée. Cet environnement convient à une stratégie “collar” (acheter un put de protection et vendre un call plus haut pour financer une partie du coût). Cela protège les gains contre une baisse soudaine tout en générant un revenu grâce au call vendu. Pour les devises européennes, l’euro et la livre montrent peu d’élan, car leurs banques centrales restent prudentes. En regardant la longue période d’inaction de la Banque centrale européenne (BCE) en 2025, on peut s’attendre à ce que cet environnement de faible volatilité continue. Mettre en place des calendar spreads sur EUR/USD ou GBP/USD (acheter et vendre des options avec la même base mais des échéances différentes, pour profiter du temps qui passe) peut permettre de bénéficier de l’érosion temporelle (perte de valeur d’une option à mesure que l’échéance approche) en attendant un déclencheur lors de futures réunions de banques centrales.
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