Facteurs de la récente faiblesse du NZD/USD
Les tensions géopolitiques (risques liés aux relations entre pays et aux conflits) ont renforcé les craintes sur l’offre mondiale de pétrole. La hausse du pétrole soutient souvent le dollar américain, car le pétrole brut est principalement vendu en dollars. L’indice du dollar américain (DXY, un indicateur qui compare le dollar à un panier de grandes devises) était proche de 100,54, non loin des plus hauts sur dix mois atteints plus tôt ce mois‑ci. Le président de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États‑Unis) Jerome Powell a déclaré que la politique monétaire est « dans une bonne position pour attendre et observer » tout en évaluant les effets des événements récents. Il a répété l’objectif de ramener l’inflation à 2 % et a noté que des chocs d’offre (perturbations soudaines de la production ou du transport, par exemple l’énergie) peuvent compliquer les prévisions. CME FedWatch (un outil basé sur les prix de marché qui estime la probabilité des décisions de taux de la Fed) montre que les marchés s’attendent désormais à des taux inchangés jusqu’à la fin de l’année. Les traders (intervenants de marché) surveillent les enquêtes ANZ (banque néo‑zélandaise) mardi et les données PMI chinoises de mars plus tard cette semaine (PMI : indice des directeurs d’achat, un baromètre de l’activité économique; sous 50, l’activité recule).Stratégie sur options et gestion du risque
Les données publiées depuis vont dans ce sens. La dernière enquête ANZ sur la confiance des entreprises, publiée plus tôt ce mois‑ci, a reculé à -21,5, ce qui suggère que l’économie intérieure néo‑zélandaise reste fragile. De plus, le PMI manufacturier officiel de la Chine pour mars est ressorti à 49,9, un niveau faible, indiquant que la demande qui soutient les exportations de matières premières de la Nouvelle‑Zélande n’est pas encore bien repartie. Dans ce contexte, acheter des options de vente (put : contrat donnant le droit de vendre à un prix fixé) sur NZD/USD est un moyen simple de viser une nouvelle baisse. On peut viser des prix d’exercice (strike : le prix fixé dans le contrat) autour de 0,5600, avec une échéance en mai ou juin 2026 (expiration : date de fin du contrat) pour laisser du temps au scénario. Ces options limitent la perte au coût de l’option (risque défini) tout en offrant un gain potentiel important si la paire continue de baisser. La situation avec l’Iran crée une forte incertitude, visible dans une volatilité implicite élevée sur les options de change (volatilité implicite : niveau de variations attendu par le marché, intégré dans le prix des options). En comparant avec le début du conflit en Ukraine en 2022, on a vu comment une fuite vers la sécurité peut renforcer rapidement le dollar et faire chuter les devises sensibles au risque. Le DXY avait nettement dépassé 110 à l’époque; même si on n’en est pas là, cela montre le potentiel du mouvement. Il faut aussi surveiller tout signe de détente entre les États‑Unis et l’Iran, car une issue pacifique provoquerait probablement un retournement rapide. Une baisse soudaine du prix du pétrole retirerait un soutien majeur au dollar, ce qui pourrait faire remonter fortement les devises plus risquées comme le « Kiwi » (surnom du dollar néo‑zélandais). Donc, fixer des stop‑loss (ordre automatique pour couper une perte si le prix atteint un niveau défini) sur les positions vendeuses est essentiel pour limiter le risque d’un changement brusque du sentiment de marché.
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