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Dans un contexte de tensions au Moyen-Orient, l’EUR/USD recule mais rebondit après un plus bas à 1,1530, s’échange à 1,1618, en baisse de 0,63 %

by VT Markets
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Mar 4, 2026
EUR/USD a baissé pendant la séance nord-américaine et s’est échangé à 1,1618, en recul de 0,63 %. La paire a touché un plus bas quotidien à 1,1530 avant de rebondir. La hausse des tensions au Moyen-Orient a renforcé la demande pour le dollar américain, considéré comme une valeur refuge (monnaie recherchée quand les investisseurs veulent réduire le risque). Un rapport indiquant que Donald Trump a demandé à la DFC (U.S. International Development Finance Corporation, un organisme public américain qui finance et garantit des projets) de fournir une assurance contre le risque politique (protection contre des décisions gouvernementales, conflits ou sanctions) et des garanties (engagements financiers) pour le commerce maritime (transport par mer), surtout l’énergie via le Golfe persique, a fait baisser les prix du pétrole et a soutenu l’euro.

Facteurs de marché et flux vers les valeurs refuges

Trump a aussi déclaré que la marine américaine pourrait escorter les pétroliers dans le détroit d’Ormuz. L’indice du dollar américain (DXY, un indicateur qui compare le dollar à un panier de grandes monnaies) était en hausse de 0,50 % à 99,04. Il n’y a pas eu de statistiques américaines majeures, mais des responsables de la Fed (Réserve fédérale, banque centrale des États-Unis) ont parlé. John Williams a dit que la politique monétaire (niveau des taux et conditions de crédit) est « bien positionnée » et que des baisses de taux plus tard pourraient être appropriées, tandis que Jeffrey Schmid et Neel Kashkari ont indiqué que l’inflation reste trop élevée et que le taux neutre (niveau de taux qui ne stimule ni ne freine l’économie) pourrait être plus haut. L’inflation en zone euro a augmenté en février mais est restée sous l’objectif de 2 %. L’HICP (indice des prix à la consommation harmonisé, mesure standard de l’inflation en Europe) est monté à 1,9 % sur un an contre 1,7 %, tandis que l’HICP sous-jacent (inflation hors éléments très variables comme l’énergie et l’alimentation) a progressé à 2,4 % contre 2,2 %. EUR/USD est passé sous la SMA 200 jours (moyenne mobile simple sur 200 jours, un repère de tendance) à 1,1664, avec un RSI (indice de force relative, indicateur de momentum/surachat-survente) orienté à la baisse. Les résistances sont 1,1664, 1,1668, 1,1700 et 1,1773 ; les supports sont 1,1600, 1,1576, 1,1530 et 1,1500.

Positionnement et perspectives de volatilité

L’attention portée au détroit d’Ormuz l’an dernier a diminué, mais le problème de fond — la sécurité du commerce maritime — demeure. On observe maintenant des perturbations en mer Rouge, qui ont plus que doublé les tarifs du transport de conteneurs depuis décembre 2025, selon le Drewry World Container Index (indice qui suit les prix du transport maritime en conteneurs). Cela soutient le dollar comme valeur refuge, ce qui suggère que toute hausse d’EUR/USD pourrait être limitée dans le temps. En zone euro, l’inflation reste un sujet central. La dernière estimation rapide (publication préliminaire) pour février 2026 a montré un HICP à 2,5 %, en léger recul mais toujours au-dessus de la cible de 2 % de la BCE (Banque centrale européenne). Cela complique la tâche de la BCE et réduit sa marge pour baisser les taux, ce qui augmente l’incertitude que certains opérateurs peuvent exploiter via les options (contrats qui donnent le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé). De son côté, la Réserve fédérale continue d’adopter un ton restrictif (“hawkish”, favorable à des taux plus hauts pour freiner l’inflation). Avec l’IPC américain (indice des prix à la consommation) de janvier 2026 montrant une inflation à 3,1 %, les attentes du marché pour de fortes baisses de taux ont nettement reculé. Cette solidité fondamentale du dollar suggère qu’il peut être pertinent de vendre lors des remontées d’EUR/USD. Dans ce contexte, il faut s’attendre à des mouvements heurtés (marché “choppy”, sans tendance claire). Les stratégies d’options longues (acheter des options pour profiter d’un gros mouvement) peuvent être attractives. La volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, déduite du prix des options) sur les options EUR/USD, mesurée par l’EVZ (Cboe EuroCurrency Volatility Index, indice de volatilité des options sur l’euro), est montée à 8,2, ce qui reflète la nervosité du marché. Acheter des straddles (achat d’un call et d’un put au même prix d’exercice) ou des strangles (achat d’un call et d’un put avec des prix d’exercice différents) avant des réunions de banques centrales ou des publications d’inflation peut être rentable, quelle que soit la direction. D’un point de vue technique, la paire évolue sous les niveaux de 2025 et rencontre une résistance près de 1,0900. On observe un intérêt ouvert important (nombre de contrats d’options encore en cours) sur des options put (option de vente, qui gagne si le prix baisse) avec un prix d’exercice à 1,0750 pour l’échéance d’avril (date d’expiration). Cela montre que beaucoup d’opérateurs se préparent à une possible baisse. Utiliser la zone de 1,0900 pour ouvrir des positions baissières ou acheter des puts de protection (options de vente pour limiter le risque) peut être une approche prudente à court terme.

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