Énergie et attentes sur la Banque d’Angleterre
Les prix de l’énergie ont augmenté après la fermeture du détroit d’Ormuz, et les marchés ont réduit leurs paris sur une baisse de taux de la Banque d’Angleterre le 19 mars. Les contrats à terme (futures, produits financiers qui fixent un prix pour une date future) n’intègrent plus qu’une probabilité inférieure à 15% d’une baisse. Aux États-Unis, la demande de dollar a été soutenue par des achats « refuge » (safe-haven flows, mouvements vers des actifs jugés plus sûrs en période de tension), avec des statistiques clés attendues vendredi, dont les Nonfarm Payrolls (NFP, nombre d’emplois créés hors agriculture) et les ventes au détail de janvier. D’un point de vue technique, GBP/USD est sous l’EMA à 50 jours, avec une résistance (zone où le prix a du mal à monter) près de 1,3505. Si la paire clôture au-dessus de 1,3650, l’attention reviendrait sur ce niveau. Le support (zone où le prix a du mal à baisser) se situe près de l’EMA à 200 jours autour de 1,3375, puis 1,3360 et 1,3300. Une cassure (passage net sous un niveau) sous ces seuils indiquerait une poursuite de la baisse sur le graphique de moyen terme. Nous avons vu la livre passer sous la moyenne mobile simple à 200 jours (moyenne des prix sur 200 jours) à 1,3375, un niveau qu’elle ne faisait que tester la veille. La paire se négocie maintenant près de 1,3350, ce qui confirme un signal technique négatif (baissier) et suggère que les vendeurs prennent plus de contrôle. Cette cassure est importante, car ce niveau servait de soutien clé depuis des mois.Stratégie et gestion du risque
Le contexte économique du Royaume-Uni s’est dégradé depuis la récente déclaration de printemps. Les données de PMI manufacturier (Purchasing Managers’ Index, enquête auprès d’entreprises; sous 50 = activité en baisse) de février 2026, publiées ce matin, sont sorties à 48,5. Cela signale un recul de l’activité et appuie la décision de l’OBR de réduire la prévision de croissance. Cela confirme l’affaiblissement observé fin 2025. De l’autre côté, la demande de dollar comme valeur refuge reste forte, à cause des tensions non résolues autour du détroit d’Ormuz. Le Brent (référence mondiale du prix du pétrole) est resté au-dessus de 95$ le baril depuis plus d’une semaine, ce qui renforce l’incertitude économique mondiale. L’attention se porte maintenant sur le rapport NFP de demain, avec un consensus autour de +210 000 emplois, ce qui soutiendrait encore le dollar. Cela crée une divergence de politique monétaire (différence d’orientation entre banques centrales). La Banque d’Angleterre est coincée entre une économie qui ralentit et une inflation alimentée par l’énergie, ce qui rend une action très peu probable lors de la réunion du 19 mars. De son côté, la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) n’a pas de pression immédiate pour baisser les taux, vu la solidité du marché du travail américain et les risques mondiaux persistants. Compte tenu de cette situation, on peut envisager d’acheter des options de vente (put, option qui gagne de la valeur si le prix baisse) sur GBP/USD pour profiter d’une nouvelle baisse. Une cassure durable sous 1,3360 ouvre la voie vers 1,3300, un niveau dit « psychologique » (chiffre rond souvent surveillé) à court terme. Des options avec une échéance après la réunion du 19 mars de la Banque d’Angleterre pourraient capter une volatilité (ampleur des variations de prix) supplémentaire. Pour gérer le risque, la moyenne à 50 jours près de 1,3505 joue maintenant le rôle de résistance et constitue un niveau logique pour un stop-loss (ordre qui coupe la position en cas de mouvement défavorable) sur des positions vendeuses. Un bear put spread (stratégie d’options: acheter un put et vendre un autre put à un prix d’exercice plus bas pour réduire le coût) peut aussi être efficace, en misant sur une baisse tout en diminuant le coût initial. C’est une façon plus prudente d’exprimer une vue négative sur la livre.
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