Un avertissement iranien augmente la tension sur les marchés
Le général de brigade iranien Ebrahim Zolfaqari (grade militaire) a lancé un avertissement à la télévision d’État iranienne au sujet de tentatives d’invasion terrestre. Il a déclaré que « les troupes américaines seront une bonne nourriture pour les requins du golfe Persique ». Les contrats à terme (futures : contrats qui fixent aujourd’hui un prix pour acheter ou vendre plus tard) sur le S&P 500 (grand indice boursier américain) étaient en baisse de 0,55 % en début de semaine, ce qui montre des investisseurs plus prudents. L’indice du dollar américain (DXY, mesure de la force du dollar face à un panier de grandes monnaies) progressait de 0,15 % vers 100,35. Cette semaine, l’attention se porte aussi sur des données clés de l’emploi aux États-Unis (statistiques sur le marché du travail). Ces publications peuvent changer les attentes concernant les prochaines décisions de la Réserve fédérale (la banque centrale des États-Unis, souvent appelée « la Fed »). On observe un schéma connu de prudence et de recherche de sécurité sur les marchés, qui rappelle les tensions États-Unis–Iran de 2025. L’incertitude actuelle autour du trafic naval (circulation des navires) dans le détroit d’Ormuz (passage maritime stratégique pour le pétrole) pousse les investisseurs vers des valeurs refuges (placements jugés plus sûrs en période de stress). L’indice du dollar américain a reflété ce mouvement vers la sécurité, en grimpant jusqu’à 105,20 la semaine dernière.Le marché des options signale un risque plus élevé
La volatilité (ampleur des variations de prix) est au centre des préoccupations des traders de produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un autre actif, comme une action ou un indice), l’indice VIX (indice qui mesure la peur/volatilité attendue sur le S&P 500) ayant bondi de 30 % ce mois-ci, au-dessus de 22. Cela suggère que l’achat d’options de vente (put : droit de vendre à un prix fixé, souvent utilisé pour se protéger d’une baisse) sur de grands indices comme le S&P 500 ou l’ASX 200 (indice boursier australien) peut être une façon prudente de se couvrir (réduire le risque) contre une nouvelle baisse. Ces niveaux élevés de volatilité rendent aussi la vente de calls couverts (covered calls : vendre une option d’achat tout en possédant déjà l’action, pour encaisser une prime) plus rentable sur des positions en actions existantes. Les tensions géopolitiques ont touché directement les marchés de l’énergie : le pétrole Brent (référence mondiale du prix du pétrole) a grimpé de 12 % sur les deux dernières semaines, près de 98 $ le baril. Nous pensons qu’une hausse supplémentaire est possible si les routes maritimes sont menacées. Les options d’achat (call : droit d’acheter à un prix fixé) sur les contrats à terme sur le pétrole (futures sur pétrole : contrats pour acheter/vendre du pétrole plus tard) ou sur des ETF (fonds cotés en Bourse qui répliquent un secteur, ici l’énergie) offrent une exposition directe à cette situation. Comme monnaie sensible au risque (sa valeur baisse souvent quand les investisseurs évitent le risque), le dollar australien s’est nettement affaibli, passant sous 0,6400 face au dollar américain. Nous pensons que cette pression continuera tant que le sentiment restera prudent. Les traders peuvent envisager des options de vente sur la paire AUD/USD (taux de change entre l’AUD et l’USD) ou chercher à la vendre (position vendeuse : parier sur une baisse) face à des monnaies refuges plus solides comme le yen japonais. Alors que la géopolitique guide le marché, il faut aussi surveiller les prochaines données d’inflation aux États-Unis (hausse générale des prix). Une inflation plus élevée que prévu pourrait forcer la main de la Réserve fédérale (l’amener à agir, par exemple via les taux), ajoutant de nouvelles fluctuations aux incertitudes actuelles. Ces données seront déterminantes pour l’orientation des marchés dans les semaines à venir.
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