Les tensions géopolitiques alimentent l’évitement du risque
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré qu’il n’y avait eu aucun échange avec Washington. Le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé lundi qu’aucune discussion n’avait eu lieu avec les États-Unis, tandis que le conseiller Mohsen Rezaei a déclaré que le conflit continuerait jusqu’à ce que l’Iran reçoive une compensation totale pour les dégâts. Reuters a rapporté que Mary Daly, présidente de la Fed de San Francisco, a déclaré que les perspectives de taux d’intérêt restent incertaines, sauf si le conflit s’apaise rapidement et si la Fed (banque centrale des États-Unis) peut considérer la hausse du prix du pétrole comme temporaire. La gouverneure de la RBNZ (banque centrale de Nouvelle-Zélande), Anna Breman, a déclaré que l’inflation à court terme pourrait augmenter à cause de chocs énergétiques (hausse soudaine des coûts de l’énergie) et que des hausses de taux pourraient être nécessaires si les pressions sur les prix persistent. Les déclarations contradictoires des responsables israéliens, iraniens et américains laissent penser que la situation ne se réglera pas vite, ce qui entretient l’incertitude sur les marchés. Nous observons une forte hausse de la volatilité implicite (variation de prix attendue par le marché, déduite des prix des options) sur les options NZD au-delà de 15%, signe d’une incertitude coûteuse, tandis que les contrats à terme (accords pour acheter ou vendre plus tard à un prix fixé) sur le Brent (pétrole de référence) dépassent 115 dollars le baril. Cet environnement convient à des stratégies visant à profiter de grands mouvements de prix, comme le straddle long (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice, pour parier sur un fort mouvement dans un sens ou dans l’autre), mais ces stratégies ont une prime plus élevée (coût initial plus important).Le cap des banques centrales face à la demande de valeur refuge
Même si la Fed et la RBNZ signalent qu’une inflation durable pourrait les obliger à agir sur les taux, le rôle de valeur refuge (actif jugé plus sûr en période de crise) du dollar américain domine pour l’instant. Tout ton plus dur de la RBNZ sera probablement limité par la recherche mondiale de sécurité, ce qui freinera une éventuelle hausse du dollar néo-zélandais. Après avoir enfin ramené l’inflation sous-jacente (inflation hors éléments très variables comme l’énergie et l’alimentation) vers l’objectif de 3% en 2025, ce nouveau choc énergétique représente un contretemps important pour les banques centrales.
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