Bob Savage affirme que la hausse des coûts de l’énergie fait grimper l’inflation dans la zone euro, alimentant les craintes de stagflation et les divisions au sein de la BCE

by VT Markets
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Mar 30, 2026
BNY (Bank of New York Mellon) : Bob Savage affirme que les risques de « stagflation » (croissance faible ou en baisse + inflation élevée) augmentent dans la zone euro, car les coûts de l’énergie font monter l’IPC global (indice des prix à la consommation, tous produits confondus), tandis que l’inflation « sous-jacente » (inflation hors éléments très variables comme l’énergie et parfois l’alimentation) reste plus contenue. Il s’attend à ce que la Banque centrale européenne (BCE) reste prudente et surveille les « effets de second tour » (quand une hausse des prix, par exemple de l’énergie, entraîne ensuite des hausses durables de salaires et d’autres prix). Les marchés pourraient alors réduire leurs anticipations de hausses de taux rapides à court terme dans la zone euro et au Royaume-Uni. L’Agence internationale de l’énergie informera les ministres des Finances de l’UE ; cette présentation devrait pousser les États à augmenter les aides nationales pour les automobilistes et l’industrie. L’agence indique que les pénuries sont moins graves que dans les pays émergents (économies en développement), même si certains produits pourraient être limités.

Signaux d’inflation dans la zone euro et contexte du choc énergétique

Si les ménages réduisent leurs dépenses, l’inflation sous-jacente pourrait moins augmenter, ce qui pourrait diminuer la nécessité de relever les taux pour freiner la demande (les achats). Les chiffres de l’IPC attendus la semaine prochaine sont présentés comme un premier indicateur de l’évolution de l’inflation. Au cours des deux dernières années, l’inflation sous-jacente de la zone euro a été supérieure à l’inflation globale, tandis que lors du choc énergétique de 2022–2023, l’inflation globale avait d’abord mené, puis avait tiré la sous-jacente vers le haut. Cette période correspondait à une reprise de la demande mondiale (les achats au niveau international) et à un fort pouvoir de négociation salariale (capacité des salariés à obtenir des hausses), qui pourrait être plus faible aujourd’hui. L’unité au sein de la BCE pourrait être plus difficile, après que Muller (membre du Conseil des gouverneurs, l’organe qui décide des taux) a déclaré qu’une action pourrait être nécessaire même sans effets de second tour clairement visibles. Les données sur les salaires devraient influencer la politique, et les négociations collectives de 2026 (discussions salaires/conditions par branche) n’étaient pas censées montrer de fortes hausses. Les risques de stagflation augmentent dans la zone euro, car les coûts de l’énergie font monter l’inflation globale tandis que l’inflation sous-jacente reste faible. Les marchés intègrent actuellement plusieurs hausses de taux importantes de la part de la BCE et de la Banque d’Angleterre. Cela crée une opportunité pour les traders (personnes qui achètent/vendent sur les marchés) qui pensent que ces anticipations sont exagérées.

Implications de trading liées au risque de révision des anticipations de taux

La récente hausse du Brent (prix de référence du pétrole) au-dessus de 95 $ le baril au premier trimestre 2026 alimente ces craintes. On le voit dans les dernières estimations rapides (premières publications) de mars, qui montrent une inflation globale à 2,8 % tandis que l’inflation sous-jacente a à peine bougé depuis 2,1 %. Cet écart est essentiel pour comprendre la trajectoire probable de la BCE dans les prochaines semaines. On ne voit pas une répétition du choc énergétique de 2022-2023, lorsque la demande mondiale repartait fortement et que la hausse des salaires, qui avait culminé près de 4,7 % en 2023, poussait tous les prix à la hausse. Cette fois, le pouvoir d’achat des ménages est plus faible et les négociations salariales début 2026 ont été bien plus calmes. Cette fragilité économique pourrait empêcher l’inflation de se diffuser à l’ensemble des prix (devenir « généralisée »). Pour cette raison, la BCE a peu de chances de remonter les taux aussi fortement que le marché l’anticipe. Les responsables seront prudents avant de durcir la politique monétaire (rendre le crédit plus cher) dans une économie qui ralentit, surtout si la hausse des factures d’énergie pousse déjà les ménages à réduire leurs dépenses. Cela peut freiner l’économie sans plusieurs hausses de taux. Cela suggère de se positionner pour une révision des anticipations de taux, en pariant que moins de hausses auront lieu que ce qui est actuellement intégré. Vu la volatilité attendue (fortes variations de prix), utiliser des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) pour exprimer ce scénario peut être une approche prudente. Cela permet de profiter du mouvement tout en limitant le risque de variations soudaines et importantes. Dans les prochaines semaines, nous suivrons de près les chiffres d’inflation HICP (indice des prix harmonisé, mesure comparable entre pays de l’UE) de la zone euro pour tout signe d’effets de second tour. Les données de négociation salariale seront aussi déterminantes, car elles indiqueront si l’inflation s’installe durablement. Ces données seront probablement les principaux éléments déclencheurs d’un ajustement des prix intégrés par le marché. Créez votre compte VT Markets en direct et commencez à trader maintenant.

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