Changement des flux sur la dette des marchés émergents
La dernière mise à jour de BNY indique qu’à part quelques marchés d’Amérique latine, presque tous les marchés obligataires EM sont désormais en vente nette (plus de sorties que d’entrées). Les Treasuries sont présentés comme le principal gagnant, avec aussi des entrées sur les Bunds et d’autres titres « cœur » du G10 (les dettes d’États les plus sûres). Dans les trois régions EM, les ventes de la semaine dernière ont été les plus fortes depuis le début de l’année en données hebdomadaires lissées. La note précise aussi qu’il n’y a pas de lien évident entre les tendances de flux précédentes et le schéma observé la semaine dernière. Nous voyons les effets retardés de la liquidation (vente rapide et large d’actifs) survenue lors de l’escalade du conflit avec l’Iran fin de l’année dernière. La vente coordonnée des obligations des marchés émergents a été l’une des plus fortes depuis le « Taper Tantrum » de 2013 (période où les marchés ont chuté quand la banque centrale américaine a évoqué une réduction de ses achats d’obligations). Des fonds obligataires comme l’ETF iShares JP Morgan USD Emerging Markets Bond (EMB) (ETF : fonds coté en Bourse qui réplique un indice) ont enregistré des sorties dépassant 5 milliards de dollars sur un seul trimestre. Ce déplacement vers les Treasuries, considérés comme une valeur refuge (actif recherché en période de peur), a brièvement fait passer le taux à 10 ans (rendement) sous 3,8% en janvier, un niveau plus vu depuis mi‑2025. Au 11 mars 2026, les tensions ayant diminué, l’attention principale doit porter sur la volatilité (ampleur des variations de prix). L’indice VIX (mesure de la volatilité attendue du S&P 500, souvent appelé « indice de la peur »), passé d’environ 14 à plus de 28 pendant la crise, est depuis revenu vers la fin de la dizaine supérieure. Cela peut créer des occasions de vendre des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) devenues trop chères. On peut envisager des approches comme vendre des options de vente (« puts », droits de vendre) sur des indices plus stables comme le S&P 500, car la volatilité implicite (volatilité intégrée dans le prix des options) reste élevée par rapport au mouvement réellement attendu du marché. Le caractère global et peu sélectif de la vente EM a créé des écarts de prix anormaux. Les spreads de CDS (credit default swaps : assurance contre le défaut d’un État, dont le prix reflète le risque perçu) de pays peu exposés directement au conflit, comme le Brésil et le Mexique, se sont élargis par contagion. L’indice CDX Emerging Markets (indice de CDS EM) s’est écarté de plus de 75 points de base (0,75%). Il peut être pertinent d’étudier l’achat d’options d’achat (« calls », droits d’acheter) sur des ETF de pays qui ont trop chuté mais gardent de bons fondamentaux internes (croissance, finances publiques, inflation, etc.), en pariant sur une reprise plus rapide que ce que le marché intègre. Créez votre compte VT Markets en direct et commencez à trader maintenant.
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