Conséquences sur la volatilité des marchés
Le chiffre du PIB du quatrième trimestre 2025, à 0,1 %, confirme la stagnation économique (économie qui n’avance presque plus) déjà intégrée dans les prix du marché. Comme ce chiffre ne réserve aucune surprise, il faut s’attendre à une baisse de la volatilité implicite à court terme (volatilité « attendue » par le marché et intégrée dans le prix des options) pour les options sur l’indice Ibovespa. L’attention se déplace maintenant de ces données passées vers des éléments à venir pouvant faire bouger les marchés (nouveaux chiffres, décisions, annonces). Avec une croissance quasiment nulle, l’attention se porte sur la Banco Central do Brasil (banque centrale du pays) et sa politique de taux d’intérêt (niveau des taux décidé pour influencer l’économie). La banque centrale a mis en pause son cycle de baisse des taux (suite de décisions visant à réduire les taux), car l’inflation (hausse générale des prix) reste au-dessus de l’objectif, autour de 4,1 %, ce qui complique la situation. Nous constatons que le marché des options intègre une forte incertitude (doute sur l’issue) autour de la prochaine réunion du Copom (comité de politique monétaire) à la mi-mars. Des facteurs externes pèsent aussi sur le moral des investisseurs, surtout pour les entreprises liées aux matières premières (entreprises dont les résultats dépendent fortement des prix des ressources). Les contrats à terme sur le minerai de fer (prix fixé aujourd’hui pour une livraison future) ont, par exemple, reculé d’environ 12 % depuis le début de l’année à cause des craintes sur la demande chinoise (quantité que la Chine pourrait acheter), ce qui touche directement des actions comme Vale. Cela nous rend prudents quant au potentiel de hausse (capacité à monter) du secteur des matériaux de base (entreprises de métal, mines, chimie de base). Pour les traders sur devises (personnes qui achètent et vendent des monnaies), ce contexte de croissance au point mort mais de banque centrale potentiellement « faucon » (plus stricte, donc susceptible de maintenir ou relever les taux) crée une vision contradictoire pour le réal brésilien. On pourrait voir des traders utiliser des options pour parier sur une paire BRL/USD (taux de change du réal contre le dollar) restant dans une fourchette, par exemple en vendant des strangles (vendre à la fois une option d’achat et une option de vente, avec des prix d’exercice différents) pour encaisser une prime (somme reçue) liée à l’incertitude élevée. Cette stratégie gagne si la devise ne fait pas un mouvement important dans un sens ou dans l’autre avant l’échéance des options (date de fin).Stratégie sur l’indice actions
Du côté des indices actions, l’absence de signal clair de croissance rend les paris haussiers directs via l’achat d’options d’achat (option qui gagne si le prix monte) coûteux. Une approche plus prudente que nous envisageons repose sur des stratégies défensives comme les calls couverts (détenir l’actif et vendre une option d’achat dessus) sur de grosses positions d’ETF (fonds coté en Bourse qui réplique un indice) comme EWZ. Cela permet de générer un revenu (encaisser des primes) en attendant un signal plus clair, venant soit des données d’inflation, soit d’annonces de politique budgétaire (décisions de dépenses et d’impôts de l’État).
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