Le risque géopolitique fait baisser les contrats à terme
Le Wall Street Journal a rapporté la semaine dernière que le Pentagone américain (le ministère de la Défense) envisage de déployer 10 000 soldats supplémentaires en Iran. À la télévision d’État iranienne, Ebrahim Zolfaqari a déclaré que « les soldats américains seront une bonne nourriture pour les requins du golfe Persique ». Les marchés surveillent aussi les publications économiques américaines cette semaine, notamment des données sur l’emploi comme les Nonfarm Payrolls (NFP, le rapport mensuel sur les créations d’emplois hors secteur agricole) et l’indice ISM des directeurs d’achats (PMI, un indicateur basé sur des enquêtes qui mesure l’activité des entreprises). Nike, McCormick & Company et Conagra Brands doivent publier leurs résultats (leurs performances financières) dans les prochains jours. Nous nous rappelons les secousses de marché en 2025, quand les contrats à terme sur le S&P 500 ont touché 6 370 à cause de craintes de conflit entre les États-Unis et l’Iran. Cette baisse rapide, liée à la géopolitique, montre à quelle vitesse le sentiment peut changer. Aujourd’hui, le marché semble différent, mais le risque d’un choc soudain reste une inquiétude majeure. Actuellement, l’indice de volatilité du CBOE (VIX, souvent appelé « indice de la peur » car il mesure l’attente de fortes variations du marché) est proche de 13, bien en dessous des pics observés lors des tensions de l’an dernier. Cela suggère un excès de confiance, ce qui rend les options de vente de protection (put, un contrat qui prend de la valeur si le prix baisse) sur des indices comme le SPY (ETF, un fonds coté en bourse qui réplique l’indice S&P 500) relativement peu chères. Une petite part en puts peut servir de protection à moindre coût contre un choc imprévu, en tirant la leçon de la chute de 2025.Se positionner avec des options quand la volatilité est basse
L’attention portée au pétrole dans le conflit de 2025 est très actuelle : le pétrole brut WTI (référence américaine du pétrole) se maintient au-dessus de 82 $ le baril, avec des réductions de production et des tensions en mer Rouge. Nous voyons des traders se préparer à un risque de baisse de l’offre en utilisant des options d’achat (call, un contrat qui prend de la valeur si le prix monte) sur des ETF du secteur de l’énergie comme le XLE (un fonds coté qui regroupe des actions du secteur énergie). Cela donne un potentiel de hausse si les risques au Moyen-Orient s’aggravent. En 2025, les traders suivaient de près les NFP et les PMI. Cette semaine, notre attention porte sur l’indice des prix PCE (Personal Consumption Expenditures, un indicateur d’inflation basé sur les dépenses de consommation), la mesure d’inflation préférée de la Fed (la banque centrale américaine). Un chiffre plus élevé que prévu pourrait réduire l’espoir de baisse des taux et augmenter la volatilité, rendant les protections déjà en place plus utiles. Les messages contradictoires d’officiels en 2025 montrent qu’il faut surtout suivre la réaction du marché, pas seulement les titres. Nous surveillons la volatilité implicite (le niveau de volatilité attendu, intégré dans le prix des options) selon les secteurs pour voir où le stress est déjà pris en compte. Aujourd’hui, le faible coût des options peut permettre de mettre en place des positions défensives avant une crise, plutôt que pendant.
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