Le lien entre élection américaine et Bourse est réel, mais souvent exagéré. L’histoire montre que les actions américaines ont progressé la plupart des années d’élection et que les performances de long terme dépendent bien davantage des bénéfices des entreprises, des taux d’intérêt et de la conjoncture que du parti vainqueur. Les élections provoquent surtout des épisodes courts de volatilité (fortes variations de prix), des rotations sectorielles (déplacements des capitaux d’un secteur à un autre) et des mouvements brusques le jour des résultats.
Considérez une élection comme la météo et l’économie comme le climat. Une tempête le jour des résultats peut être spectaculaire, mais c’est le climat qui détermine où le marché s’installe sur plusieurs années. L’objectif est d’informer, pas de conseiller.
À retenir
- Les années d’élection sont souvent positives : le S&P 500 a progressé lors de cinq des six dernières années d’élection présidentielle, la crise financière de 2008 faisant exception.
- Le schéma du cycle : de 2001 à 2024, le S&P 500 a affiché en moyenne ses performances annuelles les plus faibles lors des années de mi-mandat, et ses meilleures lors de la 1re et de la 3e année d’un mandat présidentiel.
- Le jour des résultats peut être agité : le S&P 500 a perdu 5,3 % le lendemain de l’élection de 2008 et a gagné 2,5 % le lendemain de l’élection de 2024.
- Mi-mandat 2026 : le 4 novembre 2026, le Dow a progressé de 3,03 % à 53 356 points, sa meilleure séance post-mi-mandat en 44 ans, tandis que le S&P 500 a gagné 1,59 % à 7 689 points.
- Le parti est un indicateur faible : les marchés ont monté et baissé sous des présidents démocrates comme républicains, et un pouvoir partagé (institutions contrôlées par des partis différents) a souvent coïncidé avec de bonnes performances.
- À garder en tête : les tendances passées ne sont pas des prévisions. Chaque élection se déroule dans une conjoncture différente.
Quel est l’effet des élections américaines sur la Bourse ?
L’« effet élections américaines » décrit la façon dont les cours des actions se comportent avant, pendant et après une élection aux États-Unis. Il couvre trois éléments : la volatilité autour du scrutin, le schéma de long terme appelé « cycle présidentiel », et les mouvements sectoriels liés aux changements de politique attendus.
Le S&P 500, indice regroupant 500 grandes entreprises américaines, est la référence la plus utilisée pour ce type d’analyse. Le Dow Jones Industrial Average et le Nasdaq Composite sont aussi très suivis, tout comme les marchés mondiaux qui prennent souvent Wall Street pour repère. Un guide du trading sur indices explique le fonctionnement de ces indices de référence.

Pourquoi les investisseurs du monde entier suivent cela
- Les entreprises américaines représentent la plus grande part de la capitalisation boursière mondiale (valeur totale des actions cotées).
- La politique américaine sur les impôts, les droits de douane (taxes à l’importation) et la réglementation influence les bénéfices des multinationales partout.
- Les mouvements de Wall Street donnent souvent le ton aux marchés asiatiques et européens le lendemain.
- Les élections peuvent faire bouger le dollar et les rendements des obligations d’État américaines (Treasuries), ce qui se répercute sur les prix des actifs dans le monde. Pour aller plus loin : comment les élections américaines influencent le dollar.
Impact des élections américaines sur la Bourse : les 4 principaux canaux
L’impact d’une élection américaine sur les cours boursiers passe par quelques canaux clairs. Chacun peut pousser le marché dans un sens différent.
1. Incertitude et prime de volatilité
Les marchés supportent mal l’incertitude, davantage qu’un résultat précis. Dans les semaines qui précèdent un scrutin serré, les investisseurs réduisent souvent le risque, et les indicateurs de volatilité attendue (variation anticipée des prix) ont tendance à monter. Une fois le résultat clair, cette prime d’incertitude peut retomber vite, ce qui peut déclencher un rebond de soulagement, quel que soit le vainqueur.
2. Politique budgétaire : impôts et dépenses
L’impôt sur les sociétés influence directement les bénéfices des entreprises. L’anticipation de baisses d’impôts peut relever les prévisions de bénéfices, tandis que des hausses d’impôts peuvent les réduire. De grands programmes de dépenses publiques peuvent soutenir la demande dans certains secteurs, comme les infrastructures ou la défense.
3. Commerce international et réglementation
Les droits de douane touchent les entreprises qui importent des composants ou vendent à l’étranger. La réglementation pèse surtout sur les banques, les producteurs d’énergie, la santé et les plateformes technologiques. Le résultat d’une élection peut modifier les perspectives de chaque secteur.
4. Taux d’intérêt et Réserve fédérale (Fed)
Des politiques qui font monter les anticipations d’inflation peuvent pousser les rendements obligataires à la hausse, ce qui peut peser sur les valorisations boursières (prix des actions par rapport aux bénéfices), surtout pour les valeurs de croissance (entreprises dont on attend des profits surtout dans le futur). La Fed est indépendante, mais ses décisions sur le taux des fonds fédéraux (taux directeur de court terme aux États-Unis) réagissent à une économie que les politiques issues des élections contribuent à façonner.
| Canal | Ce que les marchés surveillent | Effet possible sur les actions |
|---|---|---|
| Incertitude | Sondages serrés, résultats contestés | Volatilité plus élevée avant le vote, soulagement ensuite |
| Politique budgétaire | Impôt sur les sociétés, plans de dépenses | Changements dans les prévisions de bénéfices |
| Commerce et réglementation | Droits de douane, règles sectorielles | Gagnants et perdants selon les secteurs |
| Taux d’intérêt | Rendements des Treasuries, perspectives de la Fed | Pression sur les valorisations si les rendements montent |
Historique des marchés en année électorale : le recul nécessaire
L’historique montre que les années d’élection présidentielle ont plus souvent été favorables que défavorables aux actions américaines.
| Année électorale | Vainqueur | Performance annuelle (prix) du S&P 500 |
|---|---|---|
| 2000 | Républicain | -10,1 % |
| 2004 | Républicain | +9,0 % |
| 2008 | Démocrate | -38,5 % |
| 2012 | Démocrate | +13,4 % |
| 2016 | Républicain | +9,5 % |
| 2020 | Démocrate | +16,3 % |
| 2024 | Républicain | +23,3 % |
Deux des sept années ont été négatives, et ces baisses s’expliquent surtout par des chocs plus larges : l’éclatement de la bulle internet (dot-com) en 2000 et la crise financière mondiale en 2008. Sur les cinq autres années, l’indice a progressé, y compris en 2020, quand les marchés ont rebondi après la chute liée à la pandémie.
Le message est simple : la conjoncture compte plus que l’élection elle-même. Une récession, une crise financière ou une hausse marquée des taux d’intérêt peut facilement dominer tout « effet élection ».
Cycle électoral et Bourse : le schéma sur 4 ans
La théorie du cycle électoral, souvent appelée « cycle présidentiel », avance que les actions américaines suivent un rythme approximatif de quatre ans lié à chaque mandat présidentiel. Cette idée a été popularisée par Yale Hirsch, fondateur du Stock Trader’s Almanac.
À partir des performances annuelles (prix) du S&P 500 de 2001 à 2024, les moyennes sont les suivantes :
- Année 1, après l’élection : hausse moyenne de 14,9 %
- Année 2, année de mi-mandat : baisse moyenne de 1,9 %
- Année 3, avant l’élection : hausse moyenne de 13,7 %
- Année 4, année d’élection : hausse moyenne de 5,5 %
Les années de mi-mandat ont eu tendance à être les plus faibles, tandis que l’année qui suit un mi-mandat a souvent été solide. Selon Hartford Funds, sur la base de données Morningstar, le S&P 500 affiche en moyenne +15,17 % l’année suivant les élections de mi-mandat depuis 1950, contre +7,30 % les autres années.
La théorie, ses raisons et ses limites sont détaillées dans le guide sur le cycle présidentiel et la Bourse. Les années de mi-mandat ont aussi leur propre historique, présenté dans les années de mi-mandat et la Bourse.
Une année électorale typique pour les marchés, mois par mois
Chaque année électorale est différente, mais les marchés suivent souvent une séquence connue. Comprendre le calendrier aide à voir quand la volatilité a tendance à monter puis à retomber.
| Période | Ce qui se passe politiquement | Ce que les marchés regardent souvent |
|---|---|---|
| Janvier à juin | Primaires et caucus (réunions de vote internes) réduisent le nombre de candidats | Programmes sur la fiscalité, le commerce et la réglementation |
| Juillet et août | Conventions nationales officialisent les candidats | Programme du parti et choix du colistier |
| Septembre et octobre | Débats, variations des sondages, publicité de campagne | Volatilité en hausse quand la course se resserre |
| Début novembre | Jour d’élection et résultats | Mouvements brusques quand l’incertitude se dissipe |
| Mi-novembre à décembre | Les scrutins serrés sont tranchés, transition en préparation | Détails de politique, nominations, rotation sectorielle |
| Janvier | Investiture le 20 janvier | Premières décisions exécutives et premières mesures |
Lors des années de mi-mandat, le calendrier est proche, mais l’enjeu principal est le contrôle du Congrès, pas la présidence. Les primaires pour la Chambre des représentants et le Sénat s’étalent au printemps et en été, et les marchés se concentrent surtout sur les dernières semaines avant le vote de novembre.
Les semaines juste avant une élection sont souvent heurtées. Les sondages se resserrent, les positions de marché changent et les investisseurs attendent de la visibilité. C’est l’une des raisons pour lesquelles des rebonds de soulagement peuvent survenir rapidement une fois le résultat connu, même si le vainqueur était largement anticipé.
Investisseurs de long terme vs traders de court terme : deux approches
Les élections n’affectent pas tous les acteurs de la même façon. L’horizon de temps change les questions importantes.
Investisseurs de long terme
- Se concentrent sur la croissance des bénéfices, les valorisations et le cycle économique sur plusieurs années.
- Considèrent souvent la volatilité électorale comme du bruit, car la tendance de long terme du S&P 500 a été haussière sous les deux partis.
- Peuvent ajuster l’exposition sectorielle si l’élection annonce un changement durable, par exemple de nouvelles règles sur l’énergie ou une réforme de la santé.
Traders de court terme
- Se focalisent sur la volatilité, les gaps (écarts d’ouverture) et la vitesse de réaction du marché.
- Suivent de près les sondages, les marchés de prédiction (marchés où l’on parie sur une issue) et le rythme d’annonce des résultats.
- Interviennent souvent sur des indices, des secteurs ou des devises autour du jour des résultats, avec des outils comme les stop losses (ordres de vente automatiques pour limiter les pertes) pour gérer le risque.
Aucune approche n’est « meilleure » en soi. L’essentiel est de choisir l’approche adaptée et d’ajuster ses attentes. Un trader de court terme qui conserve une position pendant la nuit électorale s’expose au risque de gap, tandis qu’un investisseur de long terme qui réagit à chaque titre peut finir par multiplier les transactions.
Indicateurs souvent plus importants que l’élection
Les élections font la une, mais plusieurs indicateurs économiques ont souvent un impact plus fort et plus durable sur les actions.
- Bénéfices des entreprises : la croissance des profits est le principal moteur de long terme des cours.
- Taux d’intérêt : la politique de la Fed et les rendements obligataires influencent la façon dont les investisseurs valorisent les bénéfices futurs.
- Inflation : des données comme l’indice des prix à la consommation (CPI) pèsent sur les anticipations de taux et sur les coûts des entreprises.
- Emploi : les chiffres mensuels de l’emploi indiquent l’état du consommateur, qui porte l’essentiel de l’activité américaine.
- Croissance : le PIB (produit intérieur brut) montre si l’économie accélère ou ralentit.
- Pétrole : le coût de l’énergie influence l’inflation, la consommation et les marges des entreprises.
Ces facteurs étaient visibles en novembre 2026. Le résultat des élections de mi-mandat a compté, mais la baisse du pétrole et des rendements des Treasuries a largement contribué à la hausse des actions.
Que se passe-t-il le jour des résultats ?
Le jour des résultats entraîne souvent les mouvements les plus marqués sur une seule séance. Le sens du mouvement dépend de la surprise du résultat et de ce qu’il implique pour la politique économique.
| Élection | Réaction du marché |
|---|---|
| Présidentielle 2008 | Le S&P 500 a reculé de 5,3 % le lendemain du vote, la crise financière s’aggravant |
| Présidentielle 2016 | Les contrats à terme (futures) sur le S&P 500 ont chuté pendant la nuit, puis l’indice a fini en hausse de 1,1 % |
| Présidentielle 2020 | Le S&P 500 a progressé d’environ 7,3 % sur la semaine de l’élection malgré un dépouillement lent |
| Présidentielle 2024 | Le S&P 500 a gagné 2,5 % le lendemain ; le Dow a pris plus de 1 500 points |
| Mi-mandat 2026 | Dow +3,03 % et S&P 500 +1,59 % le 4 novembre 2026 |
L’exemple de 2016 rappelle un point clé. Les futures indiquaient une forte baisse pendant la nuit, car les résultats surprenaient de nombreux observateurs, puis le marché s’est retourné et a fini en hausse le lendemain. Les premiers mouvements ne sont pas toujours durables.
Une analyse des comportements des actions dans les jours et les semaines suivant chaque vote se trouve dans le guide : comment les actions ont évolué après les élections américaines.
Mi-mandat 2026 : étude de cas
Les élections de mi-mandat de 2026, tenues le 3 novembre 2026, offrent un exemple récent de lecture des résultats par les marchés.
Les démocrates ont remporté le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat, créant un pouvoir partagé avec un président républicain. Le lendemain, selon The Motley Fool :
- Le Dow Jones Industrial Average a gagné 3,03 % à 53 356 points, sa meilleure performance post-mi-mandat en 44 ans
- Le S&P 500 a progressé de 1,59 % à 7 689 points
- Le Nasdaq Composite a gagné 1,44 % à 25 737 points
- L’immobilier a mené la hausse, tandis que l’énergie a sous-performé, le pétrole chutant nettement
- Le rendement du Treasury à 10 ans a reculé d’environ 6 points de base (0,06 point de pourcentage) à 4,89 %
- L’or a gagné 3,38 % à 4 073,70 dollars l’once
Pourquoi les marchés ont monté
- L’incertitude électorale s’est dissipée rapidement.
- Le pétrole a baissé, les marchés réévaluant les perspectives de conflit entre les États-Unis et l’Iran, ce qui a réduit les craintes d’inflation. Détails ici : comment les élections américaines influencent le prix du pétrole.
- Un Congrès divisé a réduit la probabilité de grands changements budgétaires et réglementaires.
- La baisse des prix de l’énergie et des coûts d’emprunt a été perçue comme favorable aux ménages et aux entreprises.
Il faut aussi noter que le contexte restait risqué : inflation persistante, interrogations sur les dépenses liées aux infrastructures d’intelligence artificielle et incertitude sur la politique de la Fed.
Le parti vainqueur a-t-il vraiment de l’importance ?
C’est l’une des questions les plus fréquentes, et l’histoire donne une réponse moins spectaculaire qu’on ne l’imagine. Les actions américaines ont connu des années fortes et des années faibles sous les deux partis.
- Années solides sous des présidents républicains : 2003 (+26,4 %), 2017 (+19,4 %) et 2019 (+28,9 %).
- Années solides sous des présidents démocrates : 2013 (+29,6 %), 2021 (+26,9 %) et 2023 (+24,2 %).
- Années faibles sous les deux : 2002 (-23,4 %) sous un président républicain et 2022 (-19,4 %) sous un président démocrate.
Les marchés s’intéressent souvent davantage à l’équilibre des pouvoirs qu’au parti. Un pouvoir partagé, où un parti contrôle la Maison-Blanche et l’autre au moins une chambre du Congrès, peut limiter les grandes réformes. Beaucoup y voient un facteur de stabilité, comme l’a montré la réaction après le mi-mandat 2026.
Comment les élections américaines influencent les secteurs
Alors que l’indice global bouge parfois peu, certains secteurs peuvent varier fortement lorsque le marché intègre des changements de politique.
| Secteur | Sensibilité électorale fréquente |
|---|---|
| Énergie | Règles de forage, politique climatique, sanctions sur les producteurs de pétrole |
| Santé | Prix des médicaments, règles sur l’assurance, dépenses de santé publique |
| Finance | Réglementation bancaire, règles de fonds propres (capital), taux d’intérêt |
| Technologie | Antitrust (règles contre les monopoles), règles sur les données, restrictions commerciales sur les puces |
| Défense et aéronautique | Budgets militaires, politique étrangère |
| Énergies propres | Crédits d’impôt, subventions, règles d’émissions |
| Immobilier et services aux collectivités (utilities) | Taux d’intérêt, que certains résultats peuvent faire bouger |
| Petites capitalisations | Changements fiscaux et réglementaires domestiques |
Les mouvements sectoriels peuvent s’inverser vite lorsque les détails des mesures apparaissent. Un secteur qui grimpe la nuit de l’élection peut reperdre ses gains si le texte de loi attendu est bloqué. Trader des entreprises via des CFD sur actions (contrats permettant de parier sur la hausse ou la baisse sans détenir l’action) donne accès à ces mouvements, avec les mêmes risques liés à l’effet de levier que tout CFD.
Comment l’élection américaine influence les Bourses du monde
La réaction de Wall Street se diffuse souvent à l’échelle mondiale en quelques heures.
- Asie : les marchés japonais, sud-coréen, taïwanais et de Hong Kong cotent alors que les résultats américains tombent encore, et réagissent souvent en premier. Les marchés très tournés vers l’export sont sensibles à la politique américaine de droits de douane.
- Europe : les indices européens ouvrent quand les résultats sont plus lisibles. Automobile, luxe et industriels exportateurs réagissent souvent aux anticipations commerciales.
- Marchés émergents : un dollar plus fort après une élection peut peser sur actions et obligations émergentes, tandis qu’un dollar plus faible peut les soutenir.
- Marchés liés aux matières premières : les Bourses avec un gros poids de l’énergie ou des mines peuvent réagir aux mouvements du pétrole et des métaux liés aux élections.
Les résultats influencent aussi les valeurs refuges mondiales. L’or, souvent considéré comme un actif refuge (actif recherché en période d’incertitude), a fortement progressé après le mi-mandat 2026, tandis que le dollar reculait.
Idées reçues sur les élections et la Bourse
« Le marché baisse toujours si mon candidat perd »
Les préférences politiques personnelles sont un mauvais guide. Les marchés réagissent aux politiques attendues, aux bénéfices et aux taux d’intérêt, pas aux préférences partisanes.
« Les actions s’effondrent toujours les années d’élection »
Les chiffres ne vont pas dans ce sens. Le S&P 500 a progressé lors de cinq des sept années d’élection présidentielle entre 2000 et 2024, et les deux baisses venaient de crises plus larges.
« Rester à l’écart jusqu’après l’élection est plus sûr »
Rester au bord du marché peut faire manquer des rebonds rapides, comme le retournement pendant la nuit en 2016 ou la forte semaine électorale en 2020. Les décisions de timing autour des élections sont difficiles, et les séances de reprise manquées peuvent compter autant que les pertes évitées.
« Le cycle électoral garantit des gains »
Le cycle présidentiel décrit des moyennes historiques, pas des certitudes. Certaines années peuvent s’écarter fortement de la moyenne, comme en 2008 et 2022.
Précautions à prendre autour des élections américaines
Les périodes électorales peuvent créer des opportunités, mais demandent plus de prudence.
- La volatilité peut exploser. Des variations de 2 % à 5 % sur une séance sont possibles autour du jour des résultats.
- Gaps (écarts d’ouverture) pendant la nuit. Les résultats arrivent souvent après la clôture américaine, et les prix peuvent rouvrir loin du niveau précédent.
- Retournements sectoriels. Les gagnants de la nuit électorale peuvent être rapidement corrigés quand les détails des mesures sont connus.
- Les statistiques économiques restent décisives. Des publications comme les créations d’emplois hors agriculture (NFP) et l’indice des prix à la consommation (CPI) peuvent prendre le dessus sur l’élection en quelques semaines.
- L’effet de levier amplifie gains et pertes. Un marché rapide peut déclencher un appel de marge (demande de fonds supplémentaires pour couvrir une position), d’où l’importance de la taille de position et d’un plan stop loss / take profit (ordre pour limiter la perte / ordre pour sécuriser un gain).
- Connaître ses protections. Comprendre la protection contre le solde négatif (limite des pertes au montant disponible sur le compte) est utile avant tout événement majeur.
Un contrat sur différence (CFD) permet de spéculer sur la hausse ou la baisse d’un indice ou d’une action, sans détenir l’actif sous-jacent (l’actif réel). Un guide sur le trading de CFD explique le fonctionnement de ces contrats.
À surveiller avant la prochaine élection américaine
La prochaine élection présidentielle américaine aura lieu le 7 novembre 2028. Le calendrier complet figure dans le guide sur l’élection américaine.
Thèmes clés pour les marchés actions d’ici là :
- 3e année du cycle : 2027 est une année préélectorale, historiquement l’une des plus favorables du cycle, sans garantie
- Pouvoir partagé : gestion des budgets, du plafond de la dette (limite légale d’endettement) et du commerce par un Congrès démocrate face à une Maison-Blanche républicaine
- Politique de la Fed : évolution des taux après la hausse de septembre 2026
- Pétrole et géopolitique : conflit impliquant l’Iran et effets sur l’inflation et les coûts des entreprises
- Bénéfices et dépenses technologiques : profits des entreprises et investissements dans l’intelligence artificielle
Trader les indices boursiers mondiaux avec VT Markets
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Questions fréquentes
Comment l’élection américaine influence-t-elle la Bourse ?
L’élection américaine influence la Bourse via l’incertitude, les changements attendus sur les impôts, le commerce et la réglementation, ainsi que les perspectives de taux d’intérêt. La volatilité monte souvent avant le vote et peut retomber une fois le résultat clair. Sur le long terme, les bénéfices et l’économie comptent généralement plus que l’élection.
Les actions montent-elles ou baissent-elles les années d’élection ?
Historiquement, les actions américaines ont plus souvent monté que baissé lors des années d’élection présidentielle. Le S&P 500 a progressé lors de cinq des sept années d’élection entre 2000 et 2024. Les deux baisses, en 2000 et 2008, s’expliquent par l’éclatement de la bulle internet et la crise financière mondiale.
La Bourse se porte-t-elle mieux avec les démocrates ou les républicains ?
L’histoire montre des années fortes et des années faibles sous les deux partis. L’écart s’explique le plus souvent par l’économie, les taux d’intérêt et les événements mondiaux, plutôt que par l’étiquette politique. Beaucoup d’investisseurs regardent surtout l’équilibre des pouvoirs, car un pouvoir partagé rend les grands changements moins probables.
Qu’est-il arrivé à la Bourse après le mi-mandat 2026 ?
Les actions américaines ont progressé le 4 novembre 2026 après la victoire démocrate au Congrès. Le Dow a gagné 3,03 % à 53 356 points, sa meilleure séance post-mi-mandat en 44 ans, le S&P 500 a pris 1,59 % et le Nasdaq 1,44 %, aidés par la baisse du pétrole et la réduction de l’incertitude politique.
Sources
- The Motley Fool, Stock Market Today, Nov. 4: Dow surges 3% in biggest post-midterm rally in 44 years, 4 novembre 2026
- Hartford Funds, 2027 could be a good year for the stock market
- Al Jazeera, Democrats win control of House and Senate: Key US midterms takeaways, 4 novembre 2026
- The National, Brent oil slides to USD 94 on Iran uncertainty after US midterms, 4 novembre 2026
Avertissement sur les risques : le trading de contrats sur différence (CFD) comporte un niveau de risque élevé et peut ne pas convenir à tous les investisseurs. L’effet de levier peut amplifier fortement les gains comme les pertes et peut entraîner des pertes supérieures à votre investissement initial. Avant de trader des CFD, assurez-vous de bien comprendre les risques, d’évaluer vos objectifs d’investissement, votre situation financière et votre niveau d’expérience, et de demander un avis indépendant si nécessaire. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Veuillez consulter nos documents juridiques pour une présentation complète des risques liés aux CFD.