Le S&P 500 met à l’épreuve ses gains hebdomadaires

by VT Markets
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Apr 5, 2026

Points clés

  • Le S&P 500 s’échange à 6585,98, en hausse de 15,57 (+0,24 %), après la hausse d’environ 6 % la semaine dernière, son meilleur gain hebdomadaire depuis fin novembre.
  • Les contrats à terme (prix fixés aujourd’hui pour acheter/vendre plus tard) ont baissé lundi : Dow à terme en baisse de 105 points (-0,2 %), S&P 500 à terme en baisse de 0,1 %, et Nasdaq à terme en baisse de 0,2 %.
  • Les créations d’emplois de mars (emplois ajoutés hors agriculture) sont ressorties à 178 000, bien au-dessus des 59 000 attendus (moyenne des prévisions). Cela améliore la lecture de la croissance, mais rend plus difficile l’idée d’une baisse des taux rapide.

Les actions américaines ont commencé la semaine en essayant de conserver le rebond, mais l’ambiance est restée prudente. Une information selon laquelle des médiateurs américains, iraniens et régionaux discutaient d’un possible cessez-le-feu de 45 jours a réduit une partie des pertes initiales sur les contrats à terme. Malgré cela, les marchés ne sont pas passés clairement en mode prise de risque (les investisseurs achètent des actifs plus risqués) : la probabilité d’un accord complet avant l’échéance fixée par Trump semblait faible.

Le marché reste partagé entre l’optimisme des titres d’actualité et la réalité : la navigation, les flux d’énergie et les menaces militaires ne sont pas réglés.

Le S&P 500 reste donc dans une situation connue. Des acheteurs défendent une partie de la hausse de la semaine dernière, mais ils ne considèrent pas l’histoire du cessez-le-feu comme une solution. Un rebond fondé seulement sur la diplomatie dépend encore du prochain mouvement du pétrole et du prochain titre politique.

L’échéance de mardi maintient la pression sur le moral des marchés

Le marché réagit aussi à un risque précis. Trump a déclaré que mardi serait « le jour des centrales électriques et des ponts » en Iran si le détroit d’Ormuz n’est pas rouvert, donnant aux traders une date limite claire. Ce type de risque d’événement (un fait daté pouvant faire bouger les prix) pousse les investisseurs à rester sur la défensive : cela réduit le temps de négociation et augmente le risque d’un nouveau mouvement brusque du pétrole ou des rendements (taux d’intérêt des obligations).

Voilà pourquoi les contrats à terme n’ont repris qu’une partie du terrain perdu. Les traders ne se demandent pas seulement si des discussions existent. Ils veulent savoir si un accord arrive à temps pour éviter une nouvelle escalade, de nouvelles attaques sur des infrastructures et une nouvelle hausse du pétrole brut.

La hausse de la semaine dernière est maintenant mise à l’épreuve

Le S&P 500 a gagné près de 6 % la semaine dernière, tandis que le Dow a progressé de 3 % et le Nasdaq de 4,4 %. Ce rebond a mis fin à cinq semaines de baisse et a offert la meilleure performance hebdomadaire depuis fin novembre.

La séance de lundi est devenue le premier vrai test : les investisseurs défendront-ils ces gains quand le risque géopolitique revient au premier plan ?

Ce test compte, car un rebond hebdomadaire fort dans un contexte économique instable échoue souvent sans confirmation : pétrole plus bas, rendements plus calmes, ou données de croissance plus solides. Pour l’instant, les traders n’en ont qu’un seul, et seulement en partie.

Les emplois rassurent sur la croissance, mais compliquent le débat sur les taux

Le rapport sur l’emploi de mars a ajouté de la tension. Les créations d’emplois s’élèvent à 178 000, soit trois fois les 59 000 attendus. Cela réduit la crainte d’un ralentissement immédiat, mais rend plus difficile l’argument d’un assouplissement rapide de la Fed (banque centrale des États-Unis). Dans ce contexte, une meilleure croissance aide les bénéfices des entreprises, mais peut peser sur la valorisation (prix des actions par rapport aux bénéfices) si elle maintient les rendements élevés et retarde les baisses de taux.

Le S&P 500 doit donc gérer deux forces opposées. Le marché du travail résiste mieux que prévu, ce qui aide l’économie. Mais le pétrole reste la variable clé : une bonne donnée de croissance ne suffit pas si elle rend la Fed prudente alors que l’énergie reste chère.

Perspective technique du SP500

Le S&P 500 évolue autour de 6586, et tente un petit rebond après la forte baisse qui a ramené le prix au plus bas de 6318. Les derniers mouvements montrent une reprise à court terme : des acheteurs sont revenus après la chute, mais la hausse reste fragile.

La structure d’ensemble montre toujours une perte de force après les sommets proches de 7017. Le marché essaie surtout de se stabiliser, pas de repartir franchement à la hausse.

D’un point de vue technique (analyse des graphiques), la tendance devient neutre à baissière. Le prix reste sous la moyenne mobile sur 20 jours (6596) (moyenne des prix des 20 dernières séances), qui s’aplatit et fait résistance. Les moyennes mobiles 5 jours (6572) et 10 jours (6526) remontent, ce qui soutient le rebond actuel. Cela indique un regain à court terme, mais pas encore un vrai retournement durable.

Niveaux clés à surveiller :

  • Support (zone où le prix a tendance à se tenir) : 6535 → 6464 → 6318
  • Résistance (zone où le prix bloque souvent) : 6600 → 6675 → 6870

Le point important est le niveau 6600, aligné avec la moyenne sur 20 jours et une zone récente de rejet (le prix a échoué à passer). Une cassure nette et durable au-dessus pourrait prolonger la reprise vers 6675, où une résistance plus forte est probable.

À la baisse, 6535 sert de support à court terme. Une rupture sous ce niveau pourrait ramener le prix vers 6464, puis, en cas de faiblesse supplémentaire, vers le plus bas à 6318.

Au total, le S&P 500 est en phase de correction après sa hausse précédente. Le rebond semble être un début de reprise, mais tant que le prix ne repasse pas au-dessus de 6600–6675 et ne s’y maintient pas, le risque reste orienté vers une phase de stabilisation prolongée ou une nouvelle baisse.

Ce que les traders devraient surveiller ensuite

La prochaine direction dépend de trois points : une vraie pause avant l’échéance de mardi, un pétrole qui reste maîtrisé, et des rendements qui réagissent davantage à la solidité de l’emploi ou au risque de guerre. Si le pétrole reste calme et que le marché digère les 178 000 emplois sans forte hausse des rendements, le S&P 500 peut continuer à défendre les gains de la semaine dernière. Si l’échéance passe sans progrès et que le pétrole remonte, l’indice pourrait avoir du mal à tenir la zone 6570–6600.

Questions de traders

Pourquoi les contrats à terme sur le S&P 500 baissent-ils de nouveau après la forte hausse de la semaine dernière ?

Les contrats à terme reculent car le marché essaie d’évaluer deux forces opposées : un possible cessez-le-feu de 45 jours et l’échéance de mardi liée à l’Iran et au détroit d’Ormuz. Cela empêche de prendre plus de risque, même après la hausse d’environ 6 % du S&P 500 la semaine dernière.

Quel est le principal risque surveillé par le marché en ce moment ?

Le risque principal est qu’aucun accord n’arrive avant la date limite, et que le conflit s’étende en touchant de nouveau des infrastructures énergétiques. Les marchés le voient d’abord comme un problème de pétrole et de rendements, pas seulement comme un titre géopolitique.

Pourquoi l’échéance de mardi compte-t-elle autant pour les actions ?

Une date limite fixe réduit le temps pour espérer. Sans accord avant cette date, le marché peut rapidement réévaluer le risque d’une hausse du pétrole, d’une inflation plus forte et d’un retour à l’aversion au risque (les investisseurs évitent les actifs risqués).

Quel est le lien entre le détroit d’Ormuz et le S&P 500 ?

Le détroit influence l’approvisionnement en énergie. Si le passage reste limité, le pétrole reste cher, la pression sur les prix (inflation) dure, et les entreprises paient plus pour les matières premières et le transport. Cela pèse souvent sur les marges (profit) et rend les actions plus difficiles à soutenir.

Pourquoi le rapport sur l’emploi complique-t-il la perspective du marché ?

Les créations d’emplois de mars sont de 178 000 contre 59 000 attendus. Cela soutient la croissance, mais rend plus difficile de justifier rapidement des baisses de taux de la Fed, ce qui limite le soutien aux prix des actions.

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