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Le pétrole grimpe alors qu’une perturbation dans le détroit d’Ormuz resserre l’offre

by VT Markets
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Mar 4, 2026

Points clés

  • Le Brent a augmenté de 1,67 $ (+2,05 %) à 83,07 $ le baril, tandis que le WTI (pétrole américain) a gagné 1,94 $ (+2,60 %) à 76,60 $.
  • Le transport maritime par le détroit d’Ormuz (passage maritime étroit et stratégique) est presque à l’arrêt pour le cinquième jour, avec environ 329 navires pétroliers bloqués dans le Golfe.
  • L’Irak a réduit sa production d’environ 1,5 million de barils par jour, tandis que le Qatar a invoqué la “force majeure” sur ses exportations de gaz (il prévient qu’il ne peut pas respecter certains contrats à cause d’un événement hors de son contrôle), ce qui peut perturber l’offre d’énergie pendant au moins un mois.

Les prix du pétrole ont monté jeudi, car le conflit qui s’étend entre les États-Unis et l’Iran continue de perturber les flux au Moyen-Orient. Le Brent a progressé de 1,67 $ (+2,05 %) à 83,07 $ le baril à 01 h 41 GMT, tandis que le WTI (West Texas Intermediate, pétrole brut de référence aux États-Unis) a grimpé de 1,94 $ (+2,60 %) à 76,60 $.

Cette hausse montre l’inquiétude sur le marché de l’énergie après le ralentissement presque total du transport maritime dans le détroit d’Ormuz, l’un des passages les plus importants pour le pétrole et le gaz.

Cette route transporte habituellement près d’un cinquième de la consommation mondiale d’énergie. Même une courte interruption peut donc faire réagir fortement les acheteurs, les vendeurs et les gouvernements.

Les marchés ont aussi réagi à l’aggravation de la guerre États-Unis–Iran. Mercredi, une frappe américaine a touché un navire de guerre iranien au large du Sri Lanka, et les républicains du Sénat américain ont voté contre une proposition des deux partis qui visait à arrêter la guerre aérienne et à obliger le Congrès à autoriser les combats.

Ce soutien politique laisse penser que l’opération militaire peut continuer prochainement.

Si les tensions durent, les traders (opérateurs de marché) peuvent continuer d’ajouter une “prime géopolitique” au prix du pétrole, c’est-à-dire un supplément lié au risque de guerre. Le marché surveille surtout la durée du blocage. Les conflits courts provoquent souvent une hausse rapide, puis un repli quand la navigation reprend.

Le blocage d’Ormuz crée un goulot d’étranglement immédiat de l’offre

Le transport maritime dans le détroit d’Ormuz est presque à l’arrêt pour le cinquième jour, ce qui crée un goulot d’étranglement (un point de passage qui limite tout le flux) pour les exportations d’énergie. J.P. Morgan estime que environ 329 navires pétroliers sont bloqués dans le Golfe, sans pouvoir faire passer leur cargaison en sécurité dans ce passage étroit.

Les risques restent élevés après le signalement, par l’agence britannique chargée des opérations maritimes commerciales, d’une forte explosion entendue et vue par le capitaine d’un pétrolier ancré à 30 milles nautiques au sud-est de Moubarak Al Kabeer au Koweït. Une petite embarcation a ensuite été vue en train de quitter la zone, ce qui renforce la crainte que les navires commerciaux deviennent des cibles.

Même si l’Iran évite pour l’instant de frapper la plupart des grandes installations énergétiques, le risque pour la navigation reste élevé. Dans ce contexte, les traders achètent souvent des contrats à terme (prix fixé à l’avance pour une livraison future) pour sécuriser l’approvisionnement, ce qui soutient les prix.

Si le blocage continue, des raffineries (usines qui transforment le pétrole brut en carburants) en Asie et en Europe peuvent recevoir leurs cargaisons en retard. Cela peut réduire l’offre disponible à court terme et faire monter les prix. Si des patrouilles navales rouvrent vite la route, la pression peut baisser.

Les baisses de production renforcent la pression sur l’offre

En parallèle, des perturbations de production dans la région réduisent la marge de sécurité habituellement disponible en période de crise.

L’Irak, deuxième producteur de pétrole brut de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole), a réduit sa production d’environ 1,5 million de barils par jour à cause du manque de stockage et de l’absence de route d’exportation utilisable. Quand les exportations sont bloquées, les producteurs ne peuvent pas écouler le pétrole, même si les puits fonctionnent.

De son côté, le Qatar a invoqué la force majeure sur ses exportations de gaz, et des sources indiquent qu’un retour à des volumes normaux pourrait prendre au moins un mois. Le Qatar est le plus grand producteur de GNL (gaz naturel liquéfié : gaz refroidi jusqu’à devenir liquide pour être transporté par bateau) dans le Golfe. Un arrêt prolongé peut donc aussi tendre le marché mondial du gaz.

Ces événements surviennent alors que les stocks d’énergie dans plusieurs régions sont déjà proches des niveaux habituels de la saison. Moins de production et une route maritime bloquée peuvent créer des pénuries à court terme sur certains marchés, ce qui soutient les prix si la situation dure.

Analyse technique

Le pétrole WTI (CL-OIL, code de marché) s’échange autour de 76,97 $, en hausse d’environ 1,17 %, prolongeant une forte dynamique haussière (tendance à la hausse) construite depuis le plus bas de décembre vers 54,87 $. Le graphique journalier montre une tendance haussière, avec des sommets et des creux de plus en plus hauts.

D’un point de vue technique, le prix est nettement au-dessus de ses moyennes mobiles (moyenne du prix sur une période donnée, utilisée pour voir la tendance). La moyenne mobile 5 jours (73,22) et la 10 jours (69,57) montent fortement, tandis que la 20 jours (66,77) et la 30 jours (65,61) restent bien en dessous du niveau actuel.

L’écart qui s’élargit entre le prix et les moyennes plus longues montre une forte poussée haussière après la cassure au-dessus de 70 $ (franchissement net d’un niveau de prix suivi par le marché).

La résistance immédiate (zone où le prix a du mal à monter) se situe vers 77,50–78,00 $, où la hausse récente approche un plafond à court terme. Un passage durable au-dessus de cette zone pourrait ouvrir la voie vers 79,80–80,00 $, un niveau important car très suivi (“niveau psychologique”) et aussi technique.

À la baisse, le premier support (zone où le prix tend à se stabiliser) se situe vers 73,00–74,00 $, puis un support plus solide autour de 70,00 $, où les moyennes mobiles de court terme sont regroupées.

Dans l’ensemble, la tendance reste favorable tant que les prix restent au-dessus de 73–74 $. La hausse rapide peut toutefois mener à une phase de pause (consolidation : mouvement plus lent et en range) avant une nouvelle impulsion.

Questions fréquentes (FAQ)

  1. Pourquoi les prix du pétrole ont-ils monté aujourd’hui ?
    Le pétrole a monté car les traders ont intégré un risque de baisse d’offre lié à la guerre États-Unis–Iran et au ralentissement du transport dans le détroit d’Ormuz. Le Brent a gagné 1,67 $ (+2,05 %) à 83,07 $ le baril, et le WTI 1,94 $ (+2,60 %) à 76,60 $. Quand un couloir d’exportation ralentit, le marché paie souvent plus cher l’offre disponible rapidement.
  2. Pourquoi le détroit d’Ormuz est-il si important pour l’énergie mondiale ?
    Le détroit d’Ormuz est crucial car il sert de passage central pour le commerce du pétrole et du gaz. Il concerne près d’un cinquième de la consommation mondiale d’énergie. Si la navigation est presque à l’arrêt plusieurs jours, les acheteurs subissent des retards et les prix peuvent grimper vite lorsque les raffineries se disputent les cargaisons.
  3. Que signifie “la navigation est presque à l’arrêt pour le cinquième jour” ?
    Cela signifie que moins de pétroliers peuvent sortir du Golfe à temps. J.P. Morgan estime qu’environ 329 navires pétroliers sont bloqués dans le Golfe, ce qui indique une file d’attente de livraisons retardées. Si cela dure, les prix au comptant (achat pour une livraison immédiate) et les coûts de transport peuvent augmenter, et la volatilité (fortes variations de prix) aussi.
  4. Comment les baisses de production de l’Irak influencent-elles les prix ?
    La baisse de production irakienne réduit l’offre disponible, dans un marché déjà perturbé par les risques de transport. Les responsables ont indiqué une réduction d’environ 1,5 million de barils par jour à cause du stockage limité et des routes d’exportation. Moins d’offre peut maintenir les prix, si la demande reste stable.
  5. Qu’implique la “force majeure” déclarée par le Qatar pour les marchés de l’énergie ?
    La force majeure signifie que le Qatar explique qu’il ne peut pas respecter certains contrats à cause d’un événement hors de son contrôle. Le Qatar, principal producteur de GNL du Golfe, a invoqué la force majeure sur ses exportations de gaz, et des sources disent que le retour aux volumes normaux peut prendre au moins un mois. Cela peut réduire l’offre de GNL et parfois soutenir aussi le prix du pétrole, car les marchés des carburants sont liés.

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