
Points clés
- L’USDX s’échange vers 99,26, en baisse de -0,03 %, poursuivant son recul récent.
- La baisse des prix du pétrole soutient la prise de risque (envie d’acheter des actifs plus risqués), ce qui réduit l’intérêt pour le dollar, souvent recherché en période de stress.
- Les marchés attendent surtout les réunions de la Réserve fédérale et des grandes banques centrales pour connaître la direction de la politique monétaire.
Mercredi, le dollar américain a reculé, effaçant une partie de ses gains liés à son rôle de valeur refuge (actif jugé plus sûr en période d’incertitude), car le pétrole a baissé et le climat de marché s’est amélioré avant une semaine importante pour les banques centrales.
L’indice du dollar américain (US Dollar Index, USDX) s’échange vers 99,26, en baisse de -0,03 %, soit une troisième séance de baisse. Ce mouvement suit une forte hausse la semaine dernière qui avait porté le dollar à un plus haut de 10 mois, portée par la hausse des tensions géopolitiques (tensions entre pays) et la flambée des prix de l’énergie.
Mais comme le pétrole a marqué une pause et a légèrement reculé, les marchés reprennent un peu de risque, ce qui réduit la demande de dollars.
Si le pétrole se stabilise ou baisse encore, le dollar pourrait rester sous pression à court terme, car l’appétit pour le risque s’améliore.
Le repli du pétrole réduit la demande de valeur refuge
Le principal facteur de la faiblesse récente du dollar est la baisse du pétrole. Le brut a reculé après un accord entre les autorités irakiennes et kurdes pour reprendre les exportations via le port turc de Ceyhan, ce qui a réduit les craintes immédiates de manque d’approvisionnement (risque de pénurie).
Même si le Brent reste au-dessus de 100 $ le baril, l’arrêt de sa hausse a suffi à modifier le positionnement (répartition des achats/ventes) des investisseurs, au moins temporairement.
Un pétrole moins cher peut réduire les craintes d’inflation (hausse générale des prix) et diminuer la pression sur la croissance mondiale, ce qui pousse certains investisseurs à délaisser les actifs défensifs (plus prudents) comme le dollar américain.
Si le pétrole repart à la hausse, la demande de dollar comme valeur refuge pourrait revenir rapidement.
Les banques centrales au premier plan
Les marchés se concentrent désormais sur une série de réunions de banques centrales, à commencer par la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis), puis la Banque centrale européenne (BCE), la Banque d’Angleterre (BoE) et la Banque du Japon (BoJ).
La plupart devraient laisser les taux inchangés, mais les investisseurs surveilleront de près les indications sur la suite (orientation future), surtout sur l’inflation et les risques de croissance liés au conflit en cours au Moyen-Orient.
La question centrale est de savoir si le choc énergétique (hausse soudaine des prix de l’énergie) va surtout ralentir l’économie ou provoquer une inflation plus durable.
Un ton plus restrictif (plus dur sur l’inflation, donc plus favorable à des taux élevés) des banques centrales pourrait limiter la baisse du dollar. À l’inverse, un message plus prudent pourrait soutenir les actifs risqués et peser sur le dollar.
Analyse des graphiques (analyse technique)
L’indice du dollar (USDX) s’échange vers 99,26, légèrement en baisse (-0,03 %), car le rebond récent perd de la force juste sous le niveau psychologique des 100 (seuil rond souvent surveillé). Après un fort rebond depuis le plus bas à 95,33, le dollar entre en consolidation (phase de pause, souvent latérale), signe que le marché hésite sur la direction à prendre.
À court terme, la dynamique (force du mouvement) s’affaiblit. La moyenne mobile sur 5 jours (99,52) (moyenne des prix des 5 derniers jours) commence à baisser, tandis que la moyenne mobile sur 10 jours (99,17) se situe juste sous le prix et joue un rôle de support (zone où les acheteurs peuvent revenir).

Les moyennes mobiles 20 jours (98,58) et 30 jours (98,08) restent orientées à la hausse, ce qui indique que la tendance générale de reprise reste en place malgré la pause actuelle.
Un support immédiat se situe vers 99,00–99,10. Une cassure sous cette zone pourrait ouvrir la voie vers 98,50, proche de la moyenne mobile 20 jours.
À la hausse, une résistance (zone où les vendeurs peuvent bloquer la hausse) se situe à 100,30–100,70, un niveau qui a plusieurs fois arrêté les tentatives de hausse et reste un obstacle majeur.
Dans l’ensemble, l’USDX semble se stabiliser sous une résistance importante, avec une tendance de fond toujours positive après le rebond depuis les plus bas de février.
Mais s’il ne repasse pas au-dessus des 100, le marché pourrait rester en mouvement latéral ou reculer légèrement, surtout si des facteurs macroéconomiques (éléments économiques globaux), comme l’évolution des anticipations de taux, pèsent sur le dollar.
Ce que les traders doivent surveiller ensuite
Le dollar est partagé entre les risques géopolitiques et un climat de marché plus favorable. Points à suivre :
- Évolution des prix du pétrole, surtout si le Brent reste au-dessus de 100 $
- Décisions et indications sur la suite des réunions des grandes banques centrales
- Évolution du conflit au Moyen-Orient
- Mouvements des paires USDJPY (dollar/yen) et EURUSD (euro/dollar)
Pour l’instant, le recul du dollar semble surtout lié à la baisse du pétrole, et non à un vrai retournement de tendance. La suite dépendra de l’évolution des risques géopolitiques et macroéconomiques.
FAQ
Pourquoi le dollar américain baisse-t-il aujourd’hui ?
Le dollar recule car le pétrole baisse, ce qui réduit la demande de valeur refuge et permet aux investisseurs de revenir vers des actifs plus risqués avant les décisions des banques centrales.
Qu’est-ce qui explique la faiblesse du dollar en ce moment ?
La combinaison d’un pétrole plus bas, d’un climat de marché meilleur et d’un positionnement (répartition des achats/ventes) avant les réunions des banques centrales met le dollar sous pression à court terme.
Le dollar est-il toujours en tendance haussière ?
Oui. La tendance de fond reste soutenue par les risques géopolitiques et la demande passée de valeur refuge. Mais le recul actuel ressemble à une correction (baisse temporaire) ou à une consolidation (pause).
Comment les prix du pétrole influencent-ils le dollar américain ?
Quand le pétrole monte, le dollar peut être soutenu car il est souvent acheté comme valeur refuge et parce que les États-Unis vendent globalement plus d’énergie qu’ils n’en achètent (exportateur net). Quand le pétrole baisse, ce soutien diminue et le dollar peut reculer.
Pourquoi le yen se renforce-t-il face au dollar ?
Le yen progresse car le climat de marché s’améliore et parce que l’USDJPY s’éloigne du niveau 160, où le marché craignait une intervention (action des autorités pour influencer la monnaie) des autorités japonaises.
Pourquoi l’euro monte-t-il face au dollar ?
L’euro se renforce avant la réunion de la Banque centrale européenne, car les investisseurs se positionnent en attendant des indications sur la politique monétaire et d’éventuels changements sur l’inflation.
Qu’attendent les marchés de la Réserve fédérale ?
Les marchés s’attendent à ce que la Réserve fédérale garde les taux inchangés, mais ils surveillent les indications sur l’inflation et d’éventuelles baisses de taux à venir.
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