Le Brent progresse alors que le risque dans le détroit d’Ormuz refait surface

by VT Markets
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May 12, 2026

Points clés

  • UKOUSD s’est échangé à 107,86, en hausse de 0,278 (soit 0,26%), après un plus haut de séance à 108,368. (UKOUSD : prix du pétrole de type Brent coté en dollars américains.)
  • Le pétrole brut américain WTI a gagné environ 1% à 99,06 $ le baril, tandis que le Brent a progressé de 86 cents (environ 0,8%) à 105,07 $. (WTI : pétrole de référence des États-Unis. Brent : pétrole de référence pour l’Europe et une partie du monde. Baril : unité d’environ 159 litres.)
  • Les traders (personnes qui achètent et vendent sur les marchés) suivent les tensions au Moyen-Orient, les discussions États-Unis–Chine, les données de stocks de l’API mardi et celles de l’EIA mercredi. (API : institut américain qui publie un rapport hebdomadaire sur les stocks de pétrole. EIA : agence américaine qui publie des statistiques officielles sur l’énergie. Stocks/inventaires : quantités de pétrole stockées.)

Les prix du pétrole ont monté mardi, car les traders ont remis une partie de la « prime de risque géopolitique » (supplément de prix lié au risque de guerre ou de crise). La hausse des tensions au Moyen-Orient a entretenu la crainte de problèmes d’approvisionnement, mais l’incertitude sur le commerce États-Unis–Chine et sur la demande a limité la progression.

Le pétrole brut américain WTI a gagné environ 1% à 99,06 $ le baril. Le Brent a augmenté de 86 cents (environ 0,8%) à 105,07 $. Le Brent est resté près de 105,07 $ et le WTI près de 99,06 $, car des discussions États-Unis–Iran fragiles ont maintenu les craintes d’approvisionnement autour du détroit d’Ormuz. (Détroit d’Ormuz : passage maritime clé entre le Golfe et l’océan, par où transite beaucoup de pétrole.)

Le président Donald Trump a décrit la situation comme très instable et a averti que le cessez-le-feu restait fragile. (Cessez-le-feu : accord pour arrêter les combats.) Cela a maintenu l’attention sur le risque d’aggravation du conflit plutôt que sur une baisse des tensions.

Le marché avait déjà reculé après des sommets, lorsque les craintes sur la croissance mondiale (rythme de l’économie) ont brièvement pesé plus que le risque lié à l’offre. Le mouvement de mardi montre que les traders achètent vite du pétrole quand des titres sur le Moyen-Orient menacent le transport maritime, les exportations ou la production de la région.

Le détroit d’Ormuz maintient le risque sur l’offre

Le détroit d’Ormuz reste le point le plus sensible pour le pétrole. Toute menace sur les flux (volumes qui passent) peut faire monter les prix rapidement, car ce passage traite une grande part du commerce mondial de pétrole et de gaz. La position de l’Iran sur sa souveraineté (contrôle) sur le détroit d’Ormuz augmente le risque d’offre, car la route transporte environ un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux.

La montée des déclarations dures entre Washington et Téhéran a ajouté de la pression. L’Iran a adopté un ton défiant, tandis que les avertissements américains sur un cessez-le-feu fragile ont maintenu le marché en alerte face à un nouveau risque de perturbation.

Ce contexte soutient le Brent et le WTI en augmentant la prime de risque. Les traders n’intègrent pas seulement des barils perdus. Ils intègrent aussi des coûts de transport plus élevés, des retards, des primes d’assurance (montants payés aux assureurs) et le risque que la production du Golfe reste limitée plus longtemps.

Les discussions États-Unis–Chine limitent la hausse

La hausse du pétrole n’a pas été continue. Les traders suivent aussi des discussions à venir entre Donald Trump et le président Xi Jinping à Pékin. Elles devraient porter sur le commerce, la sécurité énergétique (capacité à obtenir de l’énergie sans rupture), les tensions géopolitiques et d’autres sujets stratégiques (importants pour les États).

Pour le pétrole, le signal de la demande (niveau d’achat/consommation) est important. Un ton plus apaisé entre les États-Unis et la Chine pourrait soutenir les attentes de croissance mondiale et aider le pétrole à prolonger ses gains. Un ton plus dur sur le commerce pourrait relancer la crainte d’une consommation plus faible dans les grandes économies.

Le pétrole est donc pris entre deux forces : le risque au Moyen-Orient soutient l’offre (risque de manque), l’incertitude États-Unis–Chine limite la confiance dans la demande. Tant que ce point n’est pas plus clair, le pétrole peut rester volatil (prix qui bouge vite et fortement) plutôt que d’aller clairement dans une seule direction.

Les données sur les stocks au centre de l’attention

Les données américaines sur les stocks deviennent le prochain test à court terme. Le rapport hebdomadaire de l’American Petroleum Institute doit paraître mardi, suivi mercredi par les chiffres de l’Energy Information Administration.

Les traders veulent savoir si les stocks de brut aux États-Unis continuent de baisser. Une baisse des stocks (retrait net des volumes stockés) indiquerait une demande solide et pourrait soutenir une nouvelle hausse. Une hausse surprise des stocks renforcerait l’idée d’un risque sur la demande et pourrait limiter le rebond.

Des analystes s’attendaient à une baisse des stocks de brut aux États-Unis avant la prochaine publication. Cela garde les tendances de stocks au premier plan pour le WTI, surtout tant que les nouvelles dominent encore le Brent.

La limitation de l’offre de l’OPEP+ soutient toujours les prix

Dans l’ensemble, l’offre reste tendue (peu de marge). L’OPEP et ses alliés, menés par la Russie, maintiennent des limites de production depuis l’an dernier pour stabiliser le marché. (OPEP+ : groupe de pays producteurs qui coordonnent la production.)

Sept pays de l’OPEP+ ont accepté d’augmenter leurs objectifs de production de 188 000 barils par jour en juin, soit une troisième hausse mensuelle depuis la fermeture d’Ormuz. (Objectifs de production : volumes visés. Barils par jour : mesure du rythme de production.) Malgré cela, la hausse pourrait soulager peu si des perturbations régionales limitent les exportations.

Cette discipline de production offre un « plancher » aux prix (niveau qui les soutient) quand la demande inquiète. Elle n’enlève pas les fortes variations, mais réduit le risque d’une chute plus profonde, sauf si la demande baisse nettement ou si les tensions géopolitiques se calment.

Analyse technique

UKOUSD évolue autour de la zone 107,80 après ne pas avoir réussi à rester au-dessus de 120,31. Le marché cherche à se stabiliser après un repli correctif marqué (baisse après une forte hausse). Malgré la faiblesse récente, la tendance générale reste haussière (orientée à la hausse) tant que le prix reste au-dessus du support (zone de prix où l’achat apparaît souvent) proche de 106,50–106,70.

La hausse de fin février à début mai a été très rapide, portée par des attentes d’offre plus limitée et par une prime de risque géopolitique sur l’énergie. Mais le rejet près de 120 a déclenché des prises de bénéfices (ventes pour sécuriser des gains), ramenant le prix vers ses moyennes mobiles. (Moyenne mobile : moyenne du prix sur plusieurs jours, utilisée pour voir la tendance.)

Techniquement, le marché entre dans une phase de transition :

  • MA5 : 106,68 (moyenne mobile sur 5 jours)
  • MA10 : 111,58 (moyenne mobile sur 10 jours)
  • MA20 : 106,67 (moyenne mobile sur 20 jours)

Le prix est proche des moyennes mobiles 5 jours et 20 jours, tandis que la moyenne 10 jours reste plus haute à cause de la hausse précédente. Ce resserrement suggère souvent que le marché hésite entre continuer à évoluer à plat (consolidation : prix qui oscille dans une zone) ou repartir à la hausse.

Niveaux à surveiller :

  • Support immédiat : 106,50 → 102,00
  • Support majeur : 95,00
  • Résistance : 110,00 → 120,31 (résistance : zone où le prix a du mal à monter)

La zone 106,50 est importante car elle coïncide avec la moyenne mobile 20 jours en hausse et les plus bas récents de consolidation. Si les acheteurs défendent cette zone, le pétrole pourrait remonter vers 110,00 puis retester la zone de résistance près de 120,31.

En revanche, si le prix passe nettement sous 106, la correction pourrait s’étendre vers la zone 102–100, où se situe un ancien niveau de soutien après une cassure. (Cassure : passage au-dessus/au-dessous d’un niveau important.)

Le momentum (vitesse de la hausse) a ralenti par rapport à la forte hausse de mars, mais la structure reste favorable à moyen terme tant que des creux de plus en plus hauts se forment au-dessus de la base d’avril. Le volume (quantité d’échanges) a aussi diminué pendant le repli, ce qui ressemble plus à une consolidation qu’à une vente paniquée.

Sur le fond, le pétrole reste sensible aux événements géopolitiques, à la politique d’offre de l’OPEP+ et aux attentes de demande liées à la croissance mondiale. Les traders suivent aussi les indicateurs de demande en Chine, car une amélioration de l’activité industrielle pourrait soutenir à nouveau le sentiment haussier sur l’énergie.

Prévision prudente

UKOUSD garde un biais légèrement haussier à court terme tant qu’il reste au-dessus de 106,682 et 106,675. Un passage au-dessus de 108,368 soutiendrait un test de 111,578, surtout si les données API et EIA montrent une nouvelle baisse des stocks.

Une baisse sous 106,675 affaiblirait le rebond et ramènerait l’attention vers des supports plus bas. Le scénario le plus positif nécessite trois éléments : risque élevé au Moyen-Orient, stocks américains plus faibles, et discussions États-Unis–Chine sans mauvaise surprise pour la demande.

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