Le Commandement central américain a déclaré avoir mené des frappes de précision en Irak contre des groupes soutenus par l’Iran, qu’il accuse de préparer des attaques contre les forces américaines et des installations pétrolières saoudiennes. L’armée américaine a également rapporté que des forces du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) ont lancé plusieurs missiles balistiques depuis l’Iran à 17h45 (heure de la côte Est), en précisant que tous les missiles avaient été interceptés et que les forces américaines demeuraient en état d’alerte maximale. Le ministère saoudien de la Défense a confirmé des frappes visant des cibles de groupes soutenus par l’Iran en Irak, tandis que les Unités de mobilisation populaire irakiennes (PMF) ont affirmé que des troupes américaines et saoudiennes avaient frappé des quartiers généraux des PMF dans tout le pays.
La télévision d’État iranienne, citant une source militaire, a démenti toute implication de l’Iran dans des projectiles tirés depuis d’autres pays contre des cibles en Arabie saoudite. Par ailleurs, le CGRI a déclaré que trois pétroliers avaient été « touchés et immobilisés » après avoir ignoré des avertissements dans le détroit d’Ormuz. Sur les marchés, le WTI a rebondi après des plus bas de deux semaines proches de 77 dollars et gagnait 4% à 81,60 dollars, les dernières hostilités ravivant les craintes d’une nouvelle escalade.
Volatilité des marchés de l’énergie et stratégies sur dérivés
Nous recommandons aux intervenants sur dérivés de se préparer à une forte hausse de la volatilité sur les marchés de l’énergie dans les prochaines semaines, alors que les risques géopolitiques au Moyen-Orient atteignent un point critique. La hausse soudaine de 4% du brut WTI à 81,60 dollars traduit l’intégration immédiate d’une prime de risque par le marché. Nous recommandons l’achat d’options d’achat (calls) de court terme sur le WTI et le Brent afin de tirer parti d’éventuels pics de prix.
Risques géopolitiques et positionnement tactique
La menace pesant sur le détroit d’Ormuz est particulièrement préoccupante, ce passage stratégique voyant transiter environ 20 millions de barils par jour, soit près de 20% de la consommation mondiale de liquides pétroliers. Les données historiques montrent que même des perturbations limitées dans ce corridor peuvent propulser les prix du pétrole, à l’image des attaques d’Abqaïq en 2019, qui avaient entraîné un bond historique de 20% en une seule séance du Brent. Nous suggérons de recourir à des spreads haussiers de calls (bull call spreads) sur les contrats à terme pétroliers afin de limiter le risque de baisse tout en se positionnant pour un mouvement potentiel vers la zone des 90 dollars.
Alors que l’indice de volatilité du pétrole de Cboe est attendu en hausse, la vente d’options de vente (puts) hors de la monnaie pourrait également offrir des primes attractives pour les traders disposant d’une forte tolérance au risque. À défaut, nous estimons que la mise en place d’une stratégie de straddle long sur des ETF fortement exposés à l’énergie permettra de profiter d’amplitudes importantes, quelle que soit la direction immédiate du conflit. Couvrir des portefeuilles actions plus larges via des options de vente défensives sur indices constitue également une démarche prudente, alors que les marchés se préparent à un possible regain d’inflation tiré par l’énergie.
Commencez à trader dès maintenant — cliquez ici pour créer votre compte réel VT Markets.