L’EUR/USD a de nouveau reculé vers la zone des 1,1370 lundi, s’échangeant autour de 1,1372 après avoir effacé ses gains précédents, les marchés restant prudents à l’approche des publications sur la croissance en zone euro et de la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale. L’appétit pour le risque s’est amélioré après une pause dans les hostilités entre les États-Unis et l’Iran, ce qui a fait baisser les prix du pétrole et soutenu les marchés actions et obligataires. Le West Texas Intermediate évoluait près de 83,60 dollars le baril, en baisse de plus de 7 %, alors que les craintes de perturbations de l’offre se sont atténuées.
L’attention se porte sur l’estimation préliminaire du PIB du deuxième trimestre. La zone euro est attendue en croissance de 0,2 % t/t après une contraction de 0,2 %, tandis que la progression annuelle est prévue à 0,4 % contre 0,3 % ; l’Allemagne est attendue stable t/t après une hausse de 0,3 %, avec un PIB annuel à 0,6 % contre 0,4 %. L’inflation allemande (CPI) préliminaire de juillet est également attendue, avec une hausse mensuelle de 0,7 % après un recul de 0,3 %, tandis que le taux annuel précédent était de 2,3 %. Sur le plan technique, la paire reste plafonnée sous la moyenne mobile simple (SMA) à 20 périodes à 1,1391 et la SMA à 100 périodes proche de 1,1420, avec un RSI à 14 périodes à 41 ; les résistances se situent à 1,1375 et 1,1386, tandis que le support est identifié à 1,1369.
Positionnement sur dérivés et perspectives techniques
À l’approche des derniers jours de juillet 2026, nous recommandons aux traders sur dérivés d’adopter un positionnement défensif sur les contrats EUR/USD. La paire peinant sous la SMA à 20 périodes à 1,1391 et la SMA à 100 périodes proche de 1,1420 sur le graphique 4 heures, le biais de court terme demeure nettement orienté à la baisse. En cas de rupture du support à 1,1369, nous anticipons un repli rapide, ce qui rend des options de vente (puts) à courte maturité ou des positions vendeuses sur futures particulièrement attractives.
Facteurs macroéconomiques et volatilité liée aux événements
Il convient de surveiller de près la publication à venir du PIB préliminaire de la zone euro au deuxième trimestre, une expansion trimestrielle de 0,2 % étant attendue après une contraction de 0,2 %. Historiquement, lorsque la croissance allemande stagne, comme prévu actuellement, l’euro subit de fortes pressions vendeuses face à un dollar américain résilient. Les traders sur dérivés peuvent tirer parti de la volatilité anticipée en achetant des straddles ou des strangles afin de profiter de mouvements de rupture marqués après l’annonce.
Par ailleurs, la détente géopolitique a entraîné une baisse de plus de 7 % du WTI, autour de 83,60 dollars, ce qui pèse sur les anticipations d’inflation plus larges liées à l’énergie. Ce recul du pétrole rappelle des corrections historiques, comme la baisse énergétique de fin 2018, qui avait rapidement pesé sur l’inflation (CPI) de la zone euro et contraint la BCE à rester prudente. Si l’inflation allemande de juillet ressort en deçà du rebond mensuel attendu de 0,7 %, nous anticipons une nouvelle baisse de l’euro, renforçant notre biais baissier à court terme.
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