Les marchés considèrent la pause évoquée dans le conflit iranien comme fragile, l’attention se partageant entre le risque sur l’offre de brut et les contraintes en aval sur les capacités de raffinage, susceptibles de laisser l’Europe exposée à des tensions énergétiques cet hiver. Aux États-Unis, le système électrique est décrit comme sous pression, tiré par une demande d’électricité record, les pics de consommation de carburants en été, la hausse de la charge des centres de données et une dépendance persistante à la production à base de gaz. L’attention macroéconomique se tourne vers le PIB du T2, après que l’outil GDPNow de la Fed d’Atlanta a été cité au-dessus de 4 %+ avant de revenir à 1,7 % le 17 juillet, tandis que la saison des résultats voit environ un tiers du S&P publier, dont Apple, Amazon, Microsoft, Meta et Qualcomm, sur fond d’inquiétude liée à d’importantes émissions obligataires du secteur technologique.
Le calendrier des banques centrales est chargé cette semaine : la Fed, la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon devraient toutes maintenir leurs taux, la Fed étant perçue comme inclinant vers un biais restrictif, avec une probabilité de hausse implicite via CME FedWatch à 33,7 %, contre 37,4 % vendredi et 16,0 % une semaine plus tôt. Le texte situe le risque de politique monétaire à plus long terme autour d’un éventuel dénouement de l’assouplissement quantitatif, qui aurait ajouté 6 700 milliards de dollars au bilan de la Fed, soit près de 21 % du PIB. Sur le terrain politique et du « soft power », il cite des sondages internationaux situant la favorabilité des États-Unis autour de 30 %, ainsi qu’une mesure Pew à 23 % de favorables pour Trump ; sur le plan domestique, il avance 33 % de soutien à Trump, et environ 18 % parmi les partisans MAGA les plus convaincus concernant la seule guerre avec l’Iran.
Énergie, devises et taux : trading tactique dans un contexte de volatilité géopolitique
Nous recommandons aux traders de dérivés de se préparer à une volatilité extrême sur les marchés de l’énergie, alors que le cessez-le-feu temporaire avec l’Iran ne tient qu’à un fil. Pour se couvrir contre des chocs d’offre soudains ou, à l’inverse, une chute rapide de la prime de risque si le détroit d’Ormuz rouvre pleinement, les opérateurs devraient recourir à des straddles sur options de Brent. Les tensions sur les réseaux électriques sont déjà très visibles : la consommation d’électricité des centres de données pourrait atteindre 8 % de la demande totale américaine d’ici 2030, ce qui signifie que toute perturbation de l’approvisionnement en combustibles déclencherait des flambées de prix disproportionnées.
Sur le marché des changes, nous estimons que le dollar américain est très exposé à une correction baissière marquée si un accord diplomatique formel rouvre le détroit. Les opérateurs peuvent envisager d’acheter des options d’achat sur des devises du G7 comme l’euro et la livre sterling contre le billet vert afin de capter ce mouvement potentiel. Historiquement, lorsque les principales primes de risque géopolitique se dissipent, l’indice du dollar (DXY) peut reculer rapidement de 2 % à 3 % à mesure que les flux « refuge » se retournent.
Avec les réunions de la Réserve fédérale, de la Banque d’Angleterre et de la Banque du Japon cette semaine, les dérivés de taux à court terme nécessitent des ajustements immédiats. Le bond des anticipations de hausse via CME FedWatch, de 16 % à plus de 33 %, illustre la vitesse à laquelle le marché réévalue un statu quo à tonalité restrictive. Nous suggérons d’utiliser des options sur futures SOFR pour se positionner sur un scénario de taux « plus élevés plus longtemps » de la Fed, d’autant que les préoccupations d’inflation persistante demeurent.
Actions, émissions obligataires et risques de bilan : considérations structurelles et stratégiques
Alors qu’un tiers du S&P 500 publie ses résultats cette semaine, dont des géants technologiques comme Microsoft et Apple, le fort recours du secteur à l’endettement obligataire le rend très sensible aux rendements. En parallèle, les actions européennes apparaissent de plus en plus attractives, à mesure que les capitaux étrangers se préparent à revenir sur le continent, les risques liés au détroit s’atténuant. Nous privilégions des positions longues sur futures Euro Stoxx 50 contre futures Nasdaq 100 afin d’exploiter cet écart de valorisation, d’autant que les revenus des entreprises européennes sont fortement diversifiés hors de l’économie locale.
Enfin, les traders de dérivés ne doivent pas ignorer les risques institutionnels de long terme liés à la contraction eventualisée du bilan de la Fed. Le bilan de la Fed demeure à des niveaux considérables, représentant environ 20 % du PIB américain, et toute réduction agressive assécherait une liquidité essentielle du secteur bancaire. Nous conseillons de détenir des options de vente longues maturités sur des indices de banques régionales afin de se prémunir contre d’éventuels chocs de liquidité à mesure que cette transition se met en place.
Commencez à trader dès maintenant — cliquez ici pour créer votre compte réel VT Markets.