L’EUR/USD évoluait près de 1,1415 mercredi, en hausse de 0,15% sur la séance, mais le rebond s’est essoufflé après l’échec de la paire à franchir 1,1420. Les échanges sont restés prudents, les tensions accrues au Moyen-Orient soutenant la demande d’actifs refuges et limitant le potentiel baissier du dollar américain. Le dernier accès d’aversion au risque a suivi de nouvelles frappes américaines sur des cibles iraniennes et des avertissements renouvelés concernant toute menace pesant sur la navigation dans le détroit d’Ormuz, maintenant un sentiment de marché globalement fragile.
Le pétrole a prolongé un vif rally, en hausse de plus de 25% depuis le début de l’embrasement régional, tandis que les prix européens du gaz naturel ont retesté leurs plus hauts de mars à 60 €/MWh, accentuant la pression sur des perspectives de la zone euro sensibles à l’énergie. L’attention se porte également sur la réunion de la Banque centrale européenne de jeudi, où les taux devraient largement rester inchangés, même si les marchés continuent d’intégrer un durcissement supplémentaire si l’inflation alimentée par l’énergie persiste. Par ailleurs, l’indice du dollar (DXY) s’est maintenu au-dessus de 101,00 après avoir effacé une partie de ses pertes précédentes, soutenu par la demande de valeurs refuges malgré les implications plus accommodantes, pour la trajectoire de politique monétaire à court terme de la Fed, des dernières données américaines d’inflation.
Se positionner face à une volatilité géopolitique accrue
Nous recommandons aux traders sur dérivés de se positionner en vue d’une hausse de la volatilité sur l’EUR/USD à mesure que les tensions géopolitiques s’intensifient. Le détroit d’Ormuz, où les frictions récentes se sont ravivées, assure près de 20% de la consommation quotidienne mondiale de liquides pétroliers, ce qui rend les marchés pétroliers très sensibles à toute nouvelle perturbation. Les traders peuvent envisager d’acheter des straddles ou des strangles à court terme sur l’EUR/USD afin de tirer parti de mouvements brusques dans un sens comme dans l’autre, d’autant que la zone euro dépend fortement des importations d’énergie.
Options stratégiques et opérations sur spreads
Alors que les prix européens du gaz naturel retestent le seuil de 60 €/MWh — soit près du double de la moyenne historique de 20-30 €/MWh observée lors des années plus calmes — le potentiel de hausse de l’euro demeure fortement plafonné. Nous suggérons de mettre en place des bear put spreads sur l’EUR/USD, en visant un mouvement de repli vers 1,1380 au cours des deux prochaines semaines. Cette stratégie permet de bénéficier d’une dérive baissière potentielle tout en limitant le risque si la Banque centrale européenne devait surprendre par un ton plus restrictif qu’attendu.
Sur le marché des options, la volatilité implicite à un mois de l’EUR/USD a, historiquement, bondi de 1,5% à 2% lors de phases de conflit soudain au Moyen-Orient. Pour ceux qui interviennent sur l’indice du dollar américain (DXY), nous recommandons l’achat d’options d’achat (calls) hors de la monnaie sur le billet vert. Cela permet de capter les flux refuge alors que l’indice cherche à consolider son ancrage au-dessus de 101,00.
Commencez à trader dès maintenant — cliquez ici pour créer votre compte réel VT Markets.