Le dollar américain a prolongé ses récents gains, l’indice du dollar (DXY) progressant de 1,3 % à 101,41, son plus haut niveau depuis mai 2025, après la réunion restrictive du Federal Open Market Committee des 16 et 17 juin. Ce mouvement intervient alors que les actions ont reculé et que les valeurs technologiques liées à l’IA se sont affaiblies, soulevant des interrogations sur le récit de marché qui sous-tend l’appréciation de la devise.
L’attention se tourne désormais vers la prochaine publication de l’inflation PCE (Personal Consumption Expenditures) aux États-Unis, qui pourrait mettre à l’épreuve l’élan du billet vert. Sur les marchés de taux, les contrats à terme impliquent une probabilité de 54,6 % d’une hausse de 25 points de base à 4,00 % lors de la réunion du FOMC du 16 septembre, tandis que le repli du brut et des prix à la pompe a renforcé les attentes d’un reflux de l’inflation globale. Cet article a été produit à l’aide d’un outil d’IA et édité par un rédacteur.
La force du dollar portée par la posture de la Fed et les récits de marché
Nous observons l’indice du dollar (DXY) évoluer autour de 106,50, un niveau inédit depuis la fin de l’an dernier, soutenu par la fermeté affichée par la Réserve fédérale lors de sa récente réunion de juin. Cette vigueur du dollar constitue un thème dominant avec lequel il faut composer. Le marché intègre surtout les promesses restrictives de la Fed plutôt que l’ensemble du tableau macroéconomique.
Nous remettons toutefois en question le récit de « l’exceptionnalisme » américain qui alimente ce rally. Le Nasdaq a cédé plus de 5 % sur les deux dernières semaines, la faiblesse se concentrant sur les valeurs technologiques liées à l’IA qui avaient auparavant tiré le marché. Cette mollesse des actions suggère des inquiétudes sous-jacentes quant à l’impact d’un maintien prolongé de taux élevés.
Les données PCE, catalyseur clé d’un nouveau recalibrage des prix de marché
Le marché des futures affiche actuellement une probabilité d’environ 60 % d’une hausse de taux de 25 points de base d’ici la réunion de septembre du FOMC. Cette probabilité élevée rend le dollar vulnérable à toute donnée remettant en cause la nécessité d’un nouveau relèvement. Nous estimons que le marché peut être dans une chambre d’écho, focalisé à l’excès sur les indications de la Fed.
Le rapport de vendredi sur l’inflation PCE devient désormais l’événement déterminant. Nous notons que le brut WTI a reculé de près de 10 % sur le dernier mois, ce qui pourrait produire un chiffre d’inflation globale plus faible, masquant des composantes plus persistantes de l’inflation sous-jacente. Une publication du noyau (core) plus faible qu’attendu entraînerait vraisemblablement une forte révision à la baisse des anticipations favorables au dollar.
Compte tenu de cette configuration, nous envisageons d’acheter des options pour nous positionner en vue d’un possible pic de volatilité autour de la publication des données d’inflation. Plus précisément, nous regardons des puts de court terme sur le dollar américain ou des calls sur des indices actions, qui bénéficieraient d’une surprise plus accommodante. Cela permet de borner le risque à l’approche d’un événement binaire.
Nous avons déjà vu ce scénario, notamment fin 2023 lorsque le marché a intégré agressivement des baisses de taux qui ont mis plus de temps à se matérialiser. Cette période montre à quelle vitesse le sentiment peut basculer lorsqu’un point de donnée clé contredit le récit dominant de la Fed. Nous devons donc nous préparer à une réaction similaire si les chiffres PCE ressortent plus faibles qu’anticipé.
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