Les prix du pétrole soutiennent le dollar canadien
Des prix du pétrole plus élevés soutiennent souvent le dollar canadien, car le Canada est le plus grand exportateur de pétrole vers les États-Unis. L’attention se tourne maintenant vers le rapport sur l’emploi au Canada pour février, attendu vendredi. Les marchés s’attendent à une hausse de l’emploi de 9,5 K (environ 9 500 emplois) après une baisse de 24,8 K (environ 24 800) en janvier. Ces chiffres peuvent influencer les attentes sur la politique monétaire (décisions de taux et orientations) de la Banque du Canada. Le dollar australien a reculé car la demande a diminué pour les actifs sensibles au risque (actifs qui baissent quand les investisseurs ont peur) dans un contexte de conflit qui s’aggrave. Les contrats à terme sur le S&P 500 (prix indicatif du marché américain avant l’ouverture) ont chuté de plus de 2 % à l’ouverture, signalant un appétit pour le risque plus faible. Vu le mouvement rapide de l’AUD/CAD, il faut envisager des positions vendeuses (parier sur une baisse) pour suivre cette dynamique. Des options de vente (put, un contrat qui prend de la valeur si le prix baisse) sur la paire peuvent être un moyen efficace de profiter d’une nouvelle baisse tout en limitant le risque. Le passage sous le niveau clé de 0,9500 laisse penser à une poursuite de la faiblesse à court terme.Positionnement et sentiment de risque
Le moteur principal est le pétrole, et ce conflit semble encore au début. On se rappelle que les contrats à terme sur le WTI (contrats pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé) avaient grimpé au-dessus de 120 $ le baril début 2022 après le début de la guerre en Ukraine. Le prix actuel de 110 $ peut encore monter, surtout avec des avertissements d’un pétrole à 150 $. Des positions acheteuses sur les contrats à terme sur le pétrole ou des options d’achat (call, un contrat qui prend de la valeur si le prix monte) sur des ETF liés à l’énergie (fonds cotés en bourse qui répliquent un panier d’actions) semblent des choix prudents. C’est un contexte typique de fuite vers la sécurité (les investisseurs réduisent le risque), confirmé par la forte baisse des contrats à terme sur le S&P 500. Il faut s’attendre à une peur persistante sur le marché, ce qui peut rendre l’achat de volatilité (parier sur des mouvements plus forts des prix) plus direct et potentiellement rentable. Des options d’achat sur le VIX (indice de volatilité, souvent appelé “indice de la peur”) devraient bien se comporter si les tensions géopolitiques s’aggravent pendant la semaine. La force du dollar canadien est soutenue par le fait que le Canada fait partie des cinq plus grands producteurs de pétrole au monde. Avec plus de quatre millions de barils exportés par jour, surtout vers les États-Unis, une période durable de prix du pétrole plus élevés améliore directement ses conditions d’échange (ce que le pays gagne en échange de ses exportations). Cela donne un soutien important au “loonie” (surnom du dollar canadien) face aux autres monnaies. Pendant ce temps, le dollar australien souffre car il sert de monnaie “baromètre du risque” (il monte quand les marchés prennent du risque, et baisse quand ils l’évitent), comme on l’a vu lors des baisses de marché en 2022 et 2025. Tant que les marchés actions mondiaux restent sous pression, l’aussie aura du mal à trouver des acheteurs. Le sort de la monnaie dans les prochaines semaines dépend de l’appétit général du marché pour le risque. Il faut surveiller les données sur l’emploi au Canada, prévues vendredi. Même si l’actualité géopolitique domine, un rapport sur l’emploi étonnamment faible pourrait freiner temporairement la hausse du dollar canadien. C’est un risque important, et les positions doivent être gérées en conséquence avant la publication.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets