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Le crédit à la consommation aux États-Unis a augmenté de 8,05 milliards de dollars, en deçà des prévisions de 12 milliards en janvier, selon les chiffres.

by VT Markets
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Mar 7, 2026
Le crédit à la consommation aux États-Unis a augmenté de 8,05 milliards de dollars en janvier, contre 12 milliards attendus. La hausse a été inférieure de 3,95 milliards aux prévisions. Ces chiffres suggèrent un ralentissement de la hausse de l’endettement total des ménages sur le mois. Cette publication porte sur le « crédit à la consommation », c’est-à-dire l’argent emprunté par les particuliers (hors prêts immobiliers). Il comprend généralement : – le crédit « renouvelable » (une réserve d’argent réutilisable), comme les cartes de crédit ; – les prêts « non renouvelables » (prêts à montant fixe), comme les prêts auto et les prêts étudiants.

Signaux de recul des consommateurs

L’écart par rapport aux attentes en janvier est un signal clair que les consommateurs commencent enfin à réduire leurs dépenses après une année 2025 solide. Cela a aussi été visible dans le dernier rapport sur l’emploi de février : le taux de chômage est monté à 4,1 % et la hausse des salaires a ralenti. Ces données contredisent l’idée d’un « atterrissage en douceur » (un ralentissement de l’économie sans récession) qui soutenait les marchés. Ce refroidissement met la Réserve fédérale (la banque centrale des États-Unis) dans une position délicate et augmente la probabilité d’une baisse des taux plus tôt que prévu. Le marché estime maintenant à plus de 50 % les chances d’une baisse des taux lors de la réunion de juin, contre seulement 20 % il y a un mois. Il faut se préparer à une banque centrale plus « accommodante » (plus favorable à des taux plus bas). Avec plus d’incertitude, il faut s’attendre à une hausse des variations des marchés. Le VIX (indice qui mesure la peur et les fortes variations attendues sur le marché actions) est déjà passé d’environ 12–14 à plus de 18 ces dernières semaines. Acheter des options d’achat sur le VIX (contrats donnant le droit d’acheter à un prix fixé) avec une échéance en mai peut servir à se protéger, ou à gagner, en cas de hausse soudaine de la peur. C’est une méthode peu coûteuse pour se protéger contre des baisses rapides du marché. Vu la pression sur les ménages, on peut aussi viser une baisse des actions liées à la consommation. Acheter des options de vente sur l’ETF de la consommation discrétionnaire (XLY — un fonds coté en Bourse qui regroupe des actions d’entreprises dont les ventes dépendent des dépenses « non essentielles ») permet de profiter de cette faiblesse. Lors de ralentissements similaires en 2023, ce secteur a souvent fait moins bien que le marché quand l’accès au crédit se durcissait (emprunter devenait plus difficile ou plus cher).

Taux et opportunités sur les obligations

À l’inverse, si une baisse des taux devient plus probable, les obligations d’État deviennent plus intéressantes. Le rendement du bon du Trésor américain à 10 ans (le taux payé par l’État sur cette dette) est déjà passé sous 3,8 % après une série de données faibles. On peut envisager d’acheter des options d’achat sur des ETF d’obligations d’État à longue durée, comme TLT (fonds sensible aux variations des taux), pour profiter d’une baisse supplémentaire des rendements.

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