High Frequency Labor Signals
Les demandes continues (personnes qui reçoivent encore des allocations) ont légèrement augmenté. Le rapport **Challenger** de février (suivi des annonces de licenciements par les entreprises) a montré que les annonces de licenciements sont tombées à **48 300** contre **108 000** en janvier, après correction saisonnière (ajustement statistique qui enlève les effets habituels de calendrier), tandis que les annonces d’embauche sont restées faibles. La première estimation de la productivité du **T4** (production par heure travaillée) a ralenti à **2,8 %** d’un trimestre sur l’autre en rythme annualisé (chiffre converti comme s’il se répétait sur un an), contre **5,2 %** au **T3**, avec une lecture du **PIB** (produit intérieur brut, mesure de l’activité économique) plus faible. La croissance du **coût unitaire du travail** (coût du travail par unité produite) est montée à **2,8 %** d’un trimestre sur l’autre en rythme annualisé, contre **-1,8 %** au T3. Elle a noté qu’un rapport sur l’emploi plus solide pourrait accroître la pression sur les **rendements obligataires américains** (taux gagnés sur les obligations) et les **taux de swap** (taux des contrats où l’on échange un taux fixe contre un taux variable). Elle a aussi cité la hausse du **VIX** (indice de volatilité des actions, souvent appelé “indice de la peur”), du **MOVE** (indice de volatilité du marché obligataire) et des **spreads de crédit** comme **ITRAX** (indice qui reflète le coût d’assurance contre le défaut d’entreprises), avec seulement un mouvement limité du **spread ASW du Schatz** (écart entre le rendement du Schatz, obligation allemande à 2 ans, et un swap de taux de même durée ; il mesure une prime de risque/liquidité).Derivative Positioning For Volatility
Le rapport sur l’emploi de février 2026 vient d’afficher une hausse solide de **275 000** emplois, mais le taux de chômage a aussi augmenté de façon inattendue à **3,9 %**. Ce signal partagé—fortes embauches mais chômage en hausse—crée de l’incertitude sur la prochaine décision de la **Réserve fédérale** (banque centrale des États-Unis). Les traders de **dérivés** (contrats dont la valeur dépend d’un actif, comme options et swaps) devraient se préparer à la volatilité que ce décalage de données peut provoquer dans les prochaines semaines. Contrairement au début de 2025, où un rapport solide avait entraîné une hausse simple des rendements, la situation actuelle est plus complexe. L’indice **MOVE** (volatilité des obligations) est élevé, près de **105**, ce qui montre que les traders intègrent déjà de l’incertitude sur la direction des taux. Cela favorise des stratégies qui gagnent si le marché bouge fortement dans un sens ou dans l’autre, comme l’achat de **straddles** (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente) sur des **contrats à terme** du Trésor (futures sur obligations américaines). Sur les marchés actions, on ne voit pas la même prudence qu’il y a un an. Le **VIX** est bas, autour de **14**, ce qui rend les **options de vente de protection** (puts, assurance contre une baisse) sur des indices comme le **S&P 500** relativement peu coûteuses. Vu les signaux contradictoires du marché du travail, acheter cette assurance est une mesure raisonnable. Nous surveillons aussi les pressions sur les coûts du travail, qui ont été plus persistantes que prévu en 2025. Les données récentes montrent que le salaire horaire moyen augmente encore à un rythme incompatible avec l’objectif d’inflation de **2 %** de la Fed. Cela soutient des positions en dérivés qui profitent d’un environnement de taux “plus élevés plus longtemps”, comme **payer le taux fixe** dans des **swaps de taux d’intérêt** (recevoir le taux variable et payer un taux fixe).
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