Focus du marché et données clés
Les marchés attendent désormais les ventes au détail de la zone euro et les inscriptions hebdomadaires au chômage aux États-Unis (nouvelles demandes d’allocations chômage), attendues plus tard jeudi. Ces publications peuvent influencer les mouvements à court terme de la paire. Martins Kazaks, responsable de politique monétaire à la BCE (Banque centrale européenne), a déclaré mardi que la BCE devrait laisser les taux inchangés pour l’instant, car l’impact de la guerre en Iran reste incertain. La hausse des prix du pétrole et du gaz liée au conflit a renforcé les inquiétudes sur l’inflation (hausse générale des prix) et a alimenté les attentes d’une hausse des taux de la BCE. Les marchés monétaires (marchés où l’on échange des instruments de dette à court terme) intègrent près de 40% de probabilité d’une hausse des taux de la BCE d’ici la fin de l’année, selon Reuters. Cela fait suite à des données d’inflation de février plus élevées que prévu, publiées mardi.Positionnement et volatilité
Aujourd’hui, la situation a changé, avec l’EUR/USD nettement plus bas autour de 1,0780 début mars 2026. L’écart de taux d’intérêt (différence entre les taux américains et ceux de la zone euro) reste un moteur majeur, surtout après le dernier rapport américain sur l’emploi Non-Farm Payrolls (NFP, nombre d’emplois créés hors agriculture) qui a montré une hausse solide de 275 000 emplois, ce qui maintient la pression sur la Réserve fédérale (banque centrale des États-Unis) pour garder une politique restrictive (taux élevés pour freiner l’inflation). À l’inverse, l’inflation en zone euro a ralenti à 2,6%, ce qui donne à la BCE plus de marge pour envisager des baisses de taux plus tard cette année. Le conflit de l’an dernier a provoqué une forte hausse de la volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, déduite des prix des options), avec des primes d’options (prix payé pour acheter une option) qui ont grimpé car les traders cherchaient une protection. On ne voit pas aujourd’hui le même niveau de panique, avec des mesures comme l’indice VSTOXX (indice de volatilité attendu sur les actions de la zone euro) proche de plus bas sur 12 mois. Ce calme relatif sur le marché des options offre une autre opportunité aux traders préparés. Avec la volatilité actuelle faible, acheter des options de vente (put, option qui gagne de la valeur si le prix baisse) sur l’EUR/USD peut être un moyen relativement peu coûteux de se couvrir (se protéger) contre une nouvelle poussée géopolitique ou un rapport d’inflation américain plus élevé que prévu. Cette stratégie offre une protection en cas de baisse tout en limitant le risque à la prime payée. C’est une assurance à coût limité contre un retour de la force du dollar. On peut aussi envisager des stratégies sur produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici la paire EUR/USD) qui profitent d’un mouvement directionnel clair avec un coût réduit. Un spread baissier avec puts (bear put spread : acheter un put et vendre un autre put à un prix d’exercice plus bas) permet de miser sur une baisse de l’EUR/USD, tout en plafonnant le gain potentiel et le coût initial. Cette approche à risque défini est plus prudente dans un contexte où les données économiques et les risques géopolitiques peuvent rapidement changer le sentiment de marché. Créez votre compte VT Markets réel et commencez à trader maintenant.
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