Perspectives de croissance de la zone euro
Le PMI composite de février à 51,9 confirme que l’économie de la zone euro suit une trajectoire de croissance régulière, mais modérée. Comme ce chiffre correspond aux attentes, il ne devrait pas provoquer de choc sur les marchés, mais plutôt confirmer le scénario actuel d’« atterrissage en douceur » (ralentissement sans récession). Cette hausse régulière, pour le quatrième mois de suite, devrait limiter les risques de baisse à court terme. Ces données donnent à la Banque centrale européenne peu de raisons d’envisager des baisses de taux imminentes, surtout avec l’inflation sous-jacente (inflation hors éléments très variables comme l’énergie et l’alimentation) remontée récemment à 2,5% le mois dernier. Pour nous, cela confirme un contexte de taux « élevés plus longtemps », ce qui rend raisonnable de se positionner pour des rendements (taux des obligations) stables à légèrement plus élevés. Nous devrions envisager de vendre des options d’achat hors de la monnaie (options d’achat dont le prix d’exercice est au-dessus du prix actuel, donc moins susceptibles d’être exercées) sur des contrats à terme (produits qui fixent aujourd’hui un prix pour acheter/vendre plus tard) de Bund allemand (obligation d’État allemande). Une forte hausse des prix des obligations semble peu probable. Pour les marchés actions, la disparition des craintes de récession est un point positif pour des indices comme l’EURO STOXX 50. Ces données soutiennent les bénéfices des entreprises et justifient les valorisations actuelles, sans indiquer une économie en surchauffe (croissance trop rapide qui crée des déséquilibres). Cet environnement convient bien aux stratégies de vente de volatilité (parier sur des mouvements de prix plus faibles), donc nous chercherons à vendre des options de vente (options qui gagnent quand le prix baisse) sur l’indice sous des niveaux techniques clés (zones de prix surveillées par les analystes graphiques, comme des supports). La stabilité de la zone euro contraste avec des données un peu plus faibles aux États-Unis, où le dernier ISM services PMI (indice d’activité du secteur des services publié par l’Institute for Supply Management) est ressorti à 52,2, légèrement sous les attentes. Cette différence donne un léger soutien à l’euro, ce qui suggère une hausse de la paire EUR/USD (taux de change euro contre dollar). Nous pouvons construire des spreads d’options d’achat à faible prime (stratégie consistant à acheter et vendre des options d’achat à des prix d’exercice différents pour réduire le coût) afin de viser une progression graduelle de la paire dans les prochaines semaines. Avec le recul, cet environnement stable est très différent de l’incertitude vécue pendant une grande partie de 2025 concernant la trajectoire réelle de l’inflation. Cette période a connu une forte volatilité (variations importantes des prix) pendant que le marché intégrait l’effet du cycle de resserrement monétaire (hausses de taux par la banque centrale pour freiner l’inflation). La prévisibilité actuelle suggère que la volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, déduite des prix des options) sur les différentes classes d’actifs (actions, obligations, devises, etc.) restera probablement faible.Implications du régime de volatilité
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