Conflit au Moyen-Orient et réaction des marchés
Des responsables militaires américains ont déclaré mardi que des postes de commandement des Gardiens de la révolution iraniens (IRGC, une force militaire iranienne), ainsi que des systèmes de défense aérienne (armes qui visent des avions ou missiles) et des sites de lancement de missiles, ont été détruits depuis le début de l’offensive conjointe Israël–États-Unis samedi. Reuters a aussi rapporté des propos du conseiller de l’IRGC, Ebrahim Jabari : « Le détroit d’Ormuz est fermé. Si quelqu’un tente de passer, les Gardiens de la révolution et la marine régulière mettront ces navires en feu. » La hausse des rendements des bons du Trésor américain (taux d’intérêt payés par la dette de l’État) a aussi pesé sur l’argent. Le rendement à 10 ans est monté à 4,07% après une hausse de 10 points de base (0,10 point de pourcentage), car la hausse des prix de l’énergie a accru les craintes d’inflation (hausse générale des prix). Les traders ont ajusté leurs attentes sur les taux américains, car le carburant renforce les inquiétudes sur l’inflation. L’outil CME FedWatch (indicateur basé sur les prix des contrats à terme, qui estime les probabilités de décisions de la Fed) montre que la prochaine baisse de taux de la Fed (banque centrale américaine) est désormais attendue en juillet plutôt qu’en juin, tandis que les marchés anticipent toujours deux baisses de 25 points de base (0,25 point de pourcentage). Le rapport a été corrigé le 3 mars à 10:10 GMT pour indiquer le passage de juin à juillet, et non de juillet à septembre.Impacts pour le trading et la gestion du risque
La demande de protection est dominée par un dollar plus fort et par la hausse des rendements du Trésor. Même avec une guerre importante au Moyen-Orient, l’argent souffre car un rendement à 10 ans de 4,07% offre un revenu que l’argent (qui ne verse pas d’intérêt) ne peut pas offrir. Cela pèse sur l’argent et rend logiques des stratégies de baisse à court terme. La situation dans le détroit d’Ormuz, par où passe environ 21% de la consommation mondiale de liquides pétroliers (pétrole et produits proches), crée une très forte incertitude. Cela peut provoquer une crise mondiale de l’énergie et un fort ralentissement économique. Dans ce contexte, la volatilité (variations rapides et fortes des prix) est l’issue la plus probable, même si le sens du mouvement reste incertain. En 2023, la Réserve fédérale a répondu à la hausse de l’inflation par des hausses de taux rapides, ce qui a pénalisé les métaux précieux. Avec l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation) de janvier 2026 montrant une inflation remontant à 3,8%, la Fed a peu de marge pour baisser les taux, surtout si le pétrole monte. Cela soutient le dollar et met encore plus de pression sur l’argent. Pour les traders de produits dérivés (contrats dont la valeur dépend d’un actif, comme options et contrats à terme), cela suggère que l’achat d’options de vente (put, qui gagne si le prix baisse) sur l’argent, ou sur des ETF (fonds cotés en Bourse) comme le SLV, peut être une façon efficace de jouer la baisse actuelle. En même temps, le risque géopolitique impose une gestion du risque stricte (limites de perte, taille de position adaptée). Vu l’incertitude, il peut être plus prudent de se concentrer sur la volatilité plutôt que de choisir un sens clair. Le Cboe Silver ETF Volatility Index (VXSLV, indice qui mesure la volatilité attendue sur l’ETF argent) a bondi de plus de 40% ces derniers jours, ce qui montre que le marché prévoit de grands écarts de prix. Acheter des straddles ou des strangles à longue échéance (stratégies d’options qui cherchent à profiter d’un grand mouvement, à la hausse ou à la baisse) peut permettre de gagner si le prix bouge fortement dans un sens ou dans l’autre. Les traders peuvent aussi viser plus directement la source de la tension : l’énergie. Acheter des options d’achat (call, qui gagne si le prix monte) sur des contrats à terme sur le pétrole (prix fixé pour une date future) ou sur des ETF liés au pétrole comme l’USO peut être une couverture (hedge, protection) plus directe contre une nouvelle aggravation au Moyen-Orient. Cela cible le principal moteur des craintes d’inflation, plutôt que de subir les signaux contradictoires qui influencent l’argent.
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