Événements clés et moteurs du marché
Les publications de données américaines ont été rares, l’attention se portant sur une audition du Sénat américain le 21 avril concernant Kevin Warsh, proposé comme président de la Réserve fédérale (la banque centrale des États-Unis). Les marchés ont aussi surveillé les prochaines données américaines, dont l’ADP Employment Change (estimation privée des créations d’emplois), la moyenne sur 4 semaines, les ventes au détail, ainsi qu’une comparution de Warren devant le Sénat. Au Royaume-Uni, deux enquêtes ont montré une baisse du moral des consommateurs, avec l’indicateur de S&P Global (enquête de sentiment) à 42,3 contre 44,1, un plus bas de 33 mois, et la mesure de Deloitte à son plus bas depuis le T3 2023. Plus de la moitié des répondants S&P s’attendent à une hausse des taux de la Banque d’Angleterre, avec des données sur l’emploi au Royaume-Uni attendues mardi. Les niveaux techniques cités incluent 1,3422 (moyenne mobile simple, un indicateur qui lisse les prix sur une période donnée), 1,3027 (cassure d’une ancienne tendance baissière) et 1,3844 (cassure d’une ancienne tendance haussière).Perspectives pour la livre sterling et le dollar
Aux États-Unis, le dollar est resté solide depuis que Kevin Warsh a pris la présidence de la Réserve fédérale l’an dernier. Avec l’indice du dollar (DXY) actuellement au-dessus de 105, bien au-delà du niveau 98 observé pendant les tensions de 2025, le billet vert (le dollar) reste privilégié. Cela s’explique surtout par le fait que la Fed maintient des taux plus élevés plus longtemps que ses homologues du G7 (groupe des grandes économies avancées). Compte tenu de l’écart entre une Fed « faucon » (qui privilégie des taux élevés pour lutter contre l’inflation) et une Banque d’Angleterre plus « colombe » (qui privilégie des taux plus bas pour soutenir l’économie), on peut envisager des stratégies profitant d’une livre plus faible. Acheter des options de vente (« puts », contrats donnant le droit de vendre à un prix fixé) sur GBP/USD ou mettre en place des spreads baissiers en options de vente (combinaison de deux options de vente pour limiter le risque et le coût) permet de se positionner avec un risque défini (perte maximale connue à l’avance) en vue d’un possible recul vers 1,2700. La volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, intégrée dans le prix des options) est bien plus basse qu’au moment de la frayeur de l’an dernier, ce qui rend les stratégies sur options moins chères. Le graphique confirme cette prudence: le support de l’an dernier autour de 1,3400 ressemble désormais à une résistance (zone où les hausses ont du mal à continuer) lointaine. Avec GBP/USD qui peine à rester au-dessus de 1,2850, toute hausse a de fortes chances d’être vendue. La moyenne mobile à 50 jours près de 1,2900 est un niveau clé à surveiller dans les prochaines semaines.
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