Dollar Behavior In Volatility Regimes
Selon HSBC, ces deux dernières années, le dollar est resté plutôt stable lors d’épisodes de volatilité. HSBC relie cela à un changement du comportement du dollar quand les marchés sont sous pression. Parmi les facteurs possibles, HSBC cite une dédollarisation progressive (baisse de l’usage du dollar dans le commerce, l’épargne et les réserves), des inquiétudes sur les finances publiques américaines (niveau de dette et de déficit), et des doutes sur la solidité des institutions (capacité des règles et organismes à fonctionner sans pression politique). HSBC mentionne aussi l’idée que la Réserve fédérale (banque centrale des États‑Unis, appelée « Fed ») pourrait avoir moins de marge pour réagir à des chocs d’inflation (hausse soudaine des prix), comparé à 2022. HSBC estime que le récit d’un marché « plus large » (hausses moins concentrées sur quelques actifs) dépend en partie d’une faiblesse durable du dollar. Les mouvements récents des prix (évolution concrète des cours) rendent ce scénario plausible en 2026. La forte baisse du dollar en avril confirme la tendance baissière de long terme suivie par HSBC. Cela suggère de se positionner pour une poursuite de la faiblesse, car la réaction du dollar au stress de marché a changé. Tout rebond du dollar en période d’incertitude a de fortes chances d’être bref et limité.Options Strategies For A Weaker Dollar
HSBC dit l’avoir observé lors des tensions du mois dernier, quand l’indice du dollar (Dollar Index, mesure du dollar face à un panier de grandes devises) a à peine dépassé 105 avant de reculer, contrairement aux fortes hausses vues pendant la crise bancaire de 2023. Cette réaction faible suggère que l’ancienne stratégie consistant à acheter le dollar comme valeur refuge (actif jugé plus sûr en période de stress) devient moins fiable. Cela pointe vers un nouveau régime de marché (nouvel environnement durable) où la hausse du dollar est plafonnée (limitée). Cette tendance est appuyée par des données sur les réserves des banques centrales (devises et actifs détenus pour sécuriser le système financier). Le dernier rapport du FMI (Fonds monétaire international) pour le T4 2025 indique que la part du dollar dans les réserves mondiales est tombée à 55%, en baisse régulière depuis 58% au début de 2025. Cela montre un déplacement progressif mais continu hors des actifs libellés en dollars (actifs dont la valeur est exprimée en dollars) par de grands acteurs mondiaux. Les inquiétudes sur la politique budgétaire américaine (dépenses et impôts de l’État) pèsent aussi sur la devise. Le rapport du CBO (Congressional Budget Office, organisme public qui évalue les finances fédérales) pour le T1 2026 prévoit que le ratio dette/PIB (dette totale comparée à la taille de l’économie) dépassera 115% d’ici la fin de l’année. Avec une Fed qui semble moins offensive contre l’inflation qu’en 2022, la confiance s’érode. HSBC estime que la Fed hésite à provoquer une récession (baisse marquée de l’activité), même si l’inflation sous-jacente (inflation hors éléments très variables comme l’énergie et l’alimentation) reste au‑dessus de 3%. Pour les traders (intervenants de marché), cela signifie que vendre des options d’achat hors‑la‑monnaie (call « out‑of‑the‑money », option qui ne vaut rien si le prix actuel ne dépasse pas son niveau d’exercice) sur le dollar américain contre des devises comme l’euro ou le franc suisse peut être intéressant. Cette approche gagne si le dollar reste stable ou baisse, en misant sur l’idée qu’un fort rally (hausse rapide) est peu probable. Ces positions permettent d’encaisser une prime (prix payé pour l’option) tout en pariant contre une forte hausse du dollar. HSBC ajoute qu’on peut aussi utiliser les options pour construire des positions acheteuses sur des devises émergentes (de pays en développement) qui profitent d’un dollar plus faible. Des devises comme le peso mexicain et le real brésilien ont montré de la solidité, et acheter des spreads de calls (stratégie avec achat et vente de calls à différents niveaux d’exercice pour limiter le risque) sur ces paires face au dollar offre un risque défini (perte maximale connue à l’avance) pour profiter d’une possible appréciation (hausse de valeur). Cette stratégie s’aligne avec l’idée d’une faiblesse durable du dollar jusqu’en 2026.
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