Communication du week-end et fragilité du marché
Le texte demande si cette communication était liée à des efforts autour d’un cessez-le-feu au Liban, tout en soulignant l’incertitude sur la situation sur le terrain. Cela rend le week-end exposé à de mauvaises surprises liées à la géopolitique (relations de pouvoir entre États) et à des changements de ton dans la communication. Il ajoute que, pendant la guerre, le dollar américain n’a pas monté aussi fortement que lors d’anciennes périodes dites de « valeur refuge » (actif jugé plus sûr en temps de crise). Le dollar a aussi baissé quand les actions ont rebondi, ce qui suggère un comportement du risque différent. Il estime qu’il n’y a pas de krach (chute brutale), mais que les actions sont allées trop haut trop vite. Il prévoit une période de faiblesse progressive, le temps que le marché digère les gains, tout en rappelant que les bénéfices (résultats financiers des entreprises) sont le moteur à moyen terme. On voit des titres optimistes sur le détroit d’Ormuz et l’Iran qui semblent fragiles, surtout après la forte hausse du marché cette année. Le S&P 500 (indice qui regroupe environ 500 grandes entreprises américaines) a gagné plus de 8 % depuis janvier et s’approche de 6 100 points. Cela donne l’impression que le marché est allé trop loin, trop vite. Le marché devient alors vulnérable à un repli (baisse) si ces récits sont mis à l’épreuve dans les prochains jours.Couverture contre la volatilité et signaux du dollar
Le week-end apporte un risque géopolitique important qui semble sous-estimé par le marché. L’indice de volatilité du CBOE, le VIX (mesure de la peur attendue sur le marché, calculée à partir des prix des options sur le S&P 500), est resté près de 14, un niveau bas, ce qui paraît trop confiant alors que les contrats à terme (accords pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé) sur le pétrole Brent ont bondi de 5 % sur la seule dernière semaine à cause de nouvelles inquiétudes sur les routes maritimes. Cet écart suggère que l’achat de volatilité via des options (contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix donné avant une date) pourrait être une mesure prudente. Il faut aussi noter que le dollar américain ne joue pas son rôle habituel de valeur refuge lors de ces récents épisodes de tension. L’indice du dollar, le DXY (indice qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises), a au contraire reculé d’environ 2 % sur le dernier mois, sans vraiment monter malgré la hausse des tensions. Ce comportement inhabituel signifie qu’on ne peut pas compter sur un dollar fort comme signal d’une grande baisse du marché.
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