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Bob Savage de BNY affirme que les actions mondiales se sont rapprochées de niveaux records, portées par les espoirs liés aux bénéfices du 1er trimestre, malgré des vents contraires macroéconomiques

by VT Markets
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Apr 17, 2026
Les actions mondiales ont rebondi vers des niveaux presque records, soutenues par l’optimisme autour de bons résultats des entreprises au 1er trimestre et par un climat de marché plus favorable au risque lié à un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran. Ce rebond a aidé les marchés à récupérer l’essentiel des pertes liées à la guerre. Les prévisions pour le S&P 500 (indice boursier des 500 grandes entreprises américaines) se sont améliorées, avec sur le marché des discussions autour de 19 % de bénéfices et de 16 % de marges aux États-Unis (marge = part du chiffre d’affaires qui reste en profit). Les entrées d’argent vers les actions ont augmenté sur la semaine, portées par des attentes de bénéfices plus élevées et l’espoir de progrès vers un accord de paix.

Risque de corrélation entre plusieurs catégories d’actifs

Les actions ont montré une corrélation inhabituellement élevée avec le dollar américain, le pétrole et les obligations pendant la saison des résultats (corrélation = tendance de plusieurs marchés à monter ou baisser ensemble). Ce manque de mouvements indépendants entre marchés a rendu la répartition des investissements en actions plus difficile. Les coûts budgétaires estimés sont de 0,6 % du PIB dans l’UE et de 1 à 2 % du PIB en Asie (PIB = production totale de biens et services d’un pays ; coûts budgétaires = dépenses publiques). Les marchés obligataires n’ont pas totalement intégré ces nouvelles dépenses publiques ni les effets sur l’inflation d’un choc d’offre (choc d’offre = baisse de la production ou difficulté d’approvisionnement). Les attentes de politique monétaire sont passées d’une baisse des taux à une hausse des taux (politique monétaire = décisions des banques centrales sur les taux d’intérêt). Parmi les banques centrales des pays développés, les marchés considèrent encore la Fed (banque centrale des États-Unis) comme la seule susceptible de baisser ses taux, avec 40 % de probabilité d’une baisse d’ici la fin de l’année. Cela a fragilisé le taux sans risque (taux jugé le plus sûr, souvent lié aux obligations d’État) utilisé comme référence pour valoriser les actions aux États-Unis, en Europe et en Asie. Au début de 2026, la hausse des positions en actions était la plus forte sur les marchés émergents (pays en développement). Une baisse de 15 % par rapport au plus haut des positions laisse la place à de nouveaux ajustements de portefeuille, surtout si l’inflation et la politique monétaire limitent la croissance des bénéfices en Asie.

Se couvrir quand la volatilité est faible

Les actions mondiales s’approchent de niveaux presque records, mais la forte corrélation entre actions, dollar américain et pétrole crée une situation fragile. L’indice de volatilité du CBOE (VIX) — mesure de la peur du marché attendue à court terme — est tombé à 14,5 grâce à l’optimisme sur le cessez-le-feu, ce qui peut être un bon moment pour envisager des stratégies de couverture contre une baisse générale du marché (couverture = protection financière). Cette situation diffère de mi-2025, quand les marchés bougeaient plus séparément. Les marchés obligataires semblent sous-estimer le risque lié aux nouvelles dépenses publiques et à une inflation persistante due à l’offre, comme le montre la dernière inflation CPI de mars 2026 à 3,7 % (CPI = indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation). Cela remet en cause la stabilité du taux sans risque utilisé pour valoriser les actions. Comme les marchés n’intègrent qu’une probabilité de 40 % d’une baisse des taux de la Fed d’ici la fin de l’année, l’incertitude autour des décisions de taux devrait augmenter. Cette incertitude incite à se préparer à de forts mouvements dans un sens ou dans l’autre plutôt qu’à parier sur un seul scénario. Des stratégies comme un straddle ou un strangle acheteurs (stratégies d’options : acheter des options d’achat et de vente pour profiter d’un grand mouvement de prix, quelle que soit la direction) sur de grands indices comme le SPX (symbole d’options lié au S&P 500) peuvent être adaptées, surtout avant la prochaine réunion de la Fed. Ces positions gagnent si le prix bouge fortement, que ce soit à cause de données d’inflation indiquant des taux plus élevés (hawkish = favorable à des taux plus hauts pour combattre l’inflation) ou d’une décision surprise plus accommodante (dovish = favorable à des taux plus bas pour soutenir l’économie). Nous voyons une fragilité particulière sur les marchés émergents, qui ont fortement monté au début de 2026 et semblent encore trop chers malgré une baisse récente de 15 % (trop cher = prix élevés par rapport aux fondamentaux). Si l’inflation en Asie continue de monter, elle peut bloquer la progression des bénéfices et déclencher une nouvelle baisse. Acheter des options de vente (puts = options gagnantes si le prix baisse) sur des ETF larges de marchés émergents (ETF = fonds coté en bourse qui réplique un ensemble d’actions) peut servir de protection efficace contre ce risque dans les prochaines semaines.

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