Les attentes sur la BoE changent
Jeudi, GBP/USD a reculé d’environ 0,25% et a clôturé près de 1,3525 après être repassé sous 1,3550. La paire a corrigé après la hausse de mercredi vers 1,3600. Les données du Royaume-Uni étaient partagées : le PIB (produit intérieur brut, mesure de la production totale de l’économie) a augmenté de 0,5% sur un mois en février, contre 0,1% attendu, et l’indice des services a progressé de 0,5% contre 0,3% attendu. La production manufacturière (production des usines) a baissé de 0,1% sur un mois et de 0,5% sur un an, tandis que la production industrielle (production totale de l’industrie) sur un an était de -0,4% contre -0,9% attendu. La paire a aussi perdu 0,17% car les données américaines ont été meilleures que prévu, autour de 1,3534 après un plus haut de deux mois à 1,3594. Les inscriptions hebdomadaires au chômage aux États-Unis (nouvelles demandes d’allocation chômage) sont passées de 218 000 à 207 000, contre 215 000 attendu, tandis que la production industrielle américaine a chuté de 0,7% à -0,5% sur un mois en mars. On observe un schéma déjà vu sur GBP/USD, comme début 2025. La paire est de nouveau sous pression car les attentes d’une hausse de taux de la BoE diminuent. Dans ce contexte, vendre la livre sterling après des rebonds peut être une stratégie logique.La divergence des politiques s’accentue
Cette idée est soutenue par les dernières données d’inflation du Royaume-Uni pour mars 2026 : l’IPC global (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation) est tombé à 2,8%, contre 3,2% le mois précédent. Cette baisse de l’inflation permet à la BoE de laisser les taux inchangés, comme avec les commentaires prudents de Bailey en 2025. Les OIS (Overnight Index Swaps, contrats financiers qui reflètent les attentes du marché sur les taux à court terme) indiquent maintenant moins de 20% de probabilité d’une hausse de taux de la BoE d’ici août. Comme en 2025 avec des chiffres industriels faibles, le dernier PMI manufacturier S&P Global/CIPS du Royaume-Uni pour mars 2026 est ressorti à 48,9, ce qui signale une contraction (niveau sous 50 = baisse de l’activité). Cette faiblesse continue de l’industrie britannique compense la solidité des services, et la livre sterling manque d’un moteur économique clair. Cela suggère un frein plus durable pour la livre sterling. De l’autre côté, l’économie américaine paraît plus solide, ce qui crée une divergence de politique monétaire (écart entre les orientations des banques centrales). Le dernier rapport NFP (Non-Farm Payrolls, créations d’emplois hors agriculture) pour mars 2026 a montré 250 000 emplois créés, nettement au-dessus des attentes, comme en avril 2025 où de bons chiffres de l’emploi avaient soutenu le dollar face à la livre. Dans ce contexte, les traders de dérivés (produits financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici la paire GBP/USD) peuvent envisager des positions qui profitent d’une baisse de GBP/USD ou d’un marché en range (prix qui reste dans une zone). Acheter des options put GBP/USD (options qui gagnent de la valeur si le prix baisse) avec des échéances (dates de fin) de un à trois mois peut permettre de profiter d’une baisse tout en limitant le risque. En particulier, un put spread baissier (stratégie avec deux puts pour réduire le coût initial) peut réduire la prime (prix de l’option) payée au départ. Les signaux économiques partagés — faiblesse de l’industrie au Royaume-Uni et force du marché du travail aux États-Unis — suggèrent que la volatilité (ampleur des variations de prix) est peut-être sous-estimée. Le mouvement vers 1,3600 en 2025 puis son échec montre que des variations fortes mais temporaires sont possibles. Les traders peuvent donc chercher à acheter de la volatilité via des instruments comme les straddles (achat d’un call et d’un put au même prix d’exercice, pour viser un grand mouvement sans choisir le sens). Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader maintenant.
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