Soutien du dollar grâce au risque géopolitique
Les tensions autour du détroit d’Ormuz, liées à un blocus naval américain des ports iraniens, ont aidé le dollar américain à conserver ses gains après un passage à son plus bas niveau depuis fin février. Les espoirs de diplomatie avec l’Iran et des attentes plus modérées sur la politique de la Réserve fédérale (la banque centrale des États-Unis) ont toutefois limité une hausse plus forte du dollar. Les indicateurs techniques restent orientés à la hausse. Le RSI (*Relative Strength Index*, indicateur de momentum qui mesure la vitesse du mouvement des prix) est proche de 61, et le MACD (*Moving Average Convergence Divergence*, indicateur basé sur des moyennes mobiles qui aide à repérer tendance et changements de rythme) monte en zone positive. Un support (niveau où le prix a souvent tendance à se stabiliser) est mentionné vers 159,47, avec un autre support sur l’EMA 200 périodes autour de 158,46. On retrouve un schéma connu sur USD/JPY, proche d’une évolution en couloir (prix qui oscille entre un plafond et un plancher) observée à la même période en 2025. La faiblesse du yen vient de la prudence de la Banque du Japon, surtout après la dernière enquête Tankan (sondage trimestriel de la Banque du Japon sur la confiance des entreprises) qui a montré un recul du moral des industriels, rendant de nouvelles hausses de taux peu probables. La paire teste actuellement 164,75, un sommet sur plusieurs décennies qui rend les marchés nerveux. Les flux vers les valeurs refuges (réallocation vers des actifs jugés plus sûrs en période d’incertitude) donnent un léger soutien au dollar sur fond de tensions maritimes en mer de Chine méridionale. Cependant, comme les dernières données d’inflation CPI aux États-Unis (indice des prix à la consommation, mesure du coût de la vie) montrent un ralentissement à 2,8 %, les prix de marché indiquent maintenant environ 65 % de probabilité d’une baisse de taux de la Fed avant le quatrième trimestre, ce qui limite le potentiel du dollar. Cet écart de politique monétaire entre une BoJ prudente et une Fed susceptible d’assouplir reste le thème central.Stratégies d’options et gestion du risque
Pour les traders sur produits dérivés (instruments dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent), cela suggère que l’achat d’options call sur USD/JPY (droit d’acheter à un prix fixé) peut être une stratégie pour profiter d’une hausse possible vers 165,00, un seuil psychologique (niveau rond souvent surveillé). Vu le potentiel haussier limité si la Fed assouplit, construire un *bull call spread* (acheter un call et vendre un call à un prix plus haut, afin de réduire le coût) peut être plus prudent que d’acheter uniquement des calls. Cette approche permet de viser une hausse modérée tout en limitant le coût initial (la prime, prix payé pour l’option). Il faut surveiller le risque d’intervention des autorités japonaises (actions sur le marché des changes pour freiner le mouvement), comme avec les interventions directes fin 2022 et les avertissements verbaux fermes durant 2024. À ces niveaux, la probabilité d’intervention augmente, ce qui peut provoquer une baisse rapide de 300 à 500 pips (un pip est une petite unité de variation du taux de change). Les traders en position acheteuse devraient envisager d’acheter des options put hors de la monnaie (option de vente avec un prix d’exercice éloigné du prix actuel, donc moins chère) à échéance courte (date proche) comme couverture (protection) contre ce type de choc.
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