Pourparlers États-Unis–Iran au centre de l’attention
L’attention du marché est restée sur la situation entre les États-Unis et l’Iran. Un rapport de Bloomberg a indiqué que des responsables du Golfe et d’Europe pensent qu’un accord pourrait prendre jusqu’à six mois, et ils ont demandé une prolongation du cessez-le-feu actuel et la réouverture du détroit d’Ormuz (passage maritime clé pour le transport du pétrole). Reuters a rapporté que des négociateurs américains et iraniens cherchent un protocole temporaire (accord écrit provisoire) plutôt qu’un accord de paix complet, en citant deux sources iraniennes. Le président américain Donald Trump a déclaré que la prochaine réunion pourrait avoir lieu ce week-end et a averti que les combats reprendraient s’il n’y a pas d’accord. Les prix du pétrole sont restés élevés, ce qui alimente les craintes d’inflation (hausse générale des prix) et réduit l’idée de baisses rapides des taux par la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis). Le président de la Fed de New York, John Williams, a déclaré que l’inflation est en hausse et l’a prévue autour de 2,75%–3% cette année. L’Australie a ajouté 17,9K emplois en mars contre 20K attendus et 49,7K précédemment. Le taux de chômage est resté à 4,3% pour un deuxième mois.Stratégies face à la volatilité du dollar australien
Nous voyons le dollar australien sous pression, autour de 0,6650 face au dollar américain. Cela rappelle des situations similaires, comme celle observée en 2025, où une brève hausse de l’AUD a été rapidement effacée par un rebond du « greenback » (surnom du dollar américain). Le point clé est la vitesse à laquelle les titres géopolitiques peuvent changer la dynamique et favoriser le dollar américain comme valeur refuge (actif jugé plus sûr quand le risque augmente). L’incertitude mondiale actuelle, surtout liée aux conflits en Europe de l’Est et au Moyen-Orient, maintient les marchés sous tension. Cela soutient les prix du pétrole, avec les contrats à terme (prix fixé aujourd’hui pour une livraison future) sur le Brent au-dessus de 85 $ le baril, ce qui entretient la pression inflationniste. C’est proche de l’effet des tensions autour du détroit d’Ormuz en 2025, qui avaient soutenu à la fois le pétrole et le dollar américain. Cette inflation persistante rend difficile pour la Fed d’envisager des baisses de taux. Cela est cohérent avec les dernières données de l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation pour les ménages) montrant une inflation à 3,5%. Comme l’avait averti le président de la Fed de New York en 2025, le conflit pousse l’inflation vers le haut; on observe le même mécanisme aujourd’hui, ce qui incite la Fed à rester restrictive (politique qui garde les taux élevés pour freiner l’inflation). Cette orientation soutient structurellement le dollar américain. En Australie, le marché du travail reste solide, avec un taux de chômage sous 4,0% dans les derniers chiffres. Cette force, comme les bons chiffres d’emploi vus en 2025, soutient la position plus ferme de la Banque de réserve d’Australie (RBA, banque centrale australienne). Cela crée un rapport de force entre les deux monnaies, et donc une volatilité (variations rapides des prix) qui peut durer. Dans ce contexte — politiques de banques centrales opposées et risque géopolitique élevé — acheter de la volatilité sur l’AUD/USD peut être une stratégie prudente. On peut utiliser des options (contrats donnant le droit, mais pas l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé), par exemple acheter un straddle (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice) ou un strangle (même idée mais avec des prix d’exercice différents), pour viser un mouvement important dans les prochaines semaines, sans parier sur le sens. La tension actuelle rend une sortie brutale plus probable qu’une longue période de calme. Autre possibilité, pour ceux qui anticipent une hausse de l’aversion au risque: le rôle de valeur refuge du dollar américain est déterminant. Acheter des options put sur l’AUD/USD (droit de vendre la paire à un prix fixé) permet de se positionner sur une baisse avec un risque limité. Cela protège si les craintes géopolitiques s’aggravent, provoquant une fuite vers la qualité (déplacement vers des actifs jugés plus sûrs) qui renforcerait fortement le dollar américain.
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